Barbatia sub-Helbingi [d’Orb
mut. variabilis Mayer. Pl. IX, fig. 8-13 et 27-28.
1868. Area variabilis Mayer. Cat. Mus. Zur., p. 86, n° 64.
1909. Area sub-Helbingi Dollf. Et. crit. foss. Bord., p. 19, pl. II, fig. 10-14.
1909. — var. variabilis Dollf. Ici., pl. II, fig. 1-4.
1910. Area (Barbatia) sub-Helbingi Seliaff. Mioc. Eggenburg, p. 54, pl.
XXV, fig. 9.
Test épais. Taille assez grande; forme tantôt subquadrangulaire et haute, tantôt allongée et irrégulière, convexe, inéquilatérale, arrondie ou parfois déformée du côté antérieur qui est le plus court, obliquement tronquée sur son contour anal, presque rectiligne sur le bord palléal; crochet gonflé,
situé en général au tiers de la longueur, quelquefois au cinquième du côté antérieur. Aire ligamentaire toujours assez haute, presque aussi longue que la coquille, invariablement couverte d’une dizaine de chevrons très serrés dont l’angle apical (100° environ) s'aligne sous le crochet.
Surface dorsale bombée, irrégulièrement bossuée ou déprimée au milieu, déprimée à l’arrière, ornée d’un grand nombre de costules rayonnantes, régulièrement crénelées par les accroissements, plus élargies, plus écartées et presque toujours bifides sur la région anale.
Bord cardinal légèrement arqué, munis de quelques grosses dents obliques aux extrémités, tandis que la région médiane ne porte que de très fines dents perpendiculaires et courtes, du bord lisse, interrompues complètement un peu en arrière du crochet. Impressions musculaires inégales; impression palléale peu écartée du bord lisse.
Dim. Diam. a.-p. : 44 mill.; diam. u.-p. : 30 mill. Spécimen allongé : 50 mill. sur 25 mill.
R. D. — La désignation de cette espèce — extrêmement variable à cause de son habitat dans les rochers — a été très exactement faite par M. Dollfus qui en a donné de bonnes figures. Toutefois nous pensons que la coquille du Sud-Ouest est une mutation anceslrale de B. sub-llclbingi d’Orb qui a vécu dans le Pliocène d'Italie, ainsi que dans le Tortonien de la Volhynie (coll. Cossmann) et qu’on désigne à tort sous le nom candida (=■ Hclbingi Brug. ; = nivea Ch.) ; les différentes formes que notre confrère a rapportées — les unes à B. sub-llclbingi, les autres a B. vafiabilis — ne sont que des variations d’une même mutation aquitanienne et burdigalienne qui se distingue du véritable B. sub-llclbingi par son ornementation plus grossière, par sa forme moins atténuée en avant, moins élargie en arrière ; et de B. barbata par son ornementation beaucoup plus grossière, dépourvue de sillons de quatre en quatre côtes, enfin par son aire ligamentaire beaucoup plus développée et plus chevronnée.
Dans les gisements des environs de Dax, on trouve souvent des individus irréguliers, bossués, atténués aux éxtrémités, presque symétriques, analogues à B. asperula Desh., du Bartonien des environs de Paris.
Loc. — Saucats (Peloua), valve droite, large (PI. IX, fig. 8-9), coll. de Sacy, valve gauche (fig. 10-11), coll. Degrange-Touzin, Dax (Mandillot, Maïnot), Pont-Pourquey, une valve gauche mytiliforme; Cestas, une valve droite, très haute. — I5gai*<l italien.
Mérignac, forme allongée (fig. 23-24), coll. Duvergier. Léognan (Le Thil), valve très étroite, presque symétrique (fig. 12-13 et 27-28), coll. de Sacy;
Lariey, St-Avit. — A<iiiitanien.
Ortbez(Le Pareil), deux valves usées, passant probablement au véritable B. sub-Helbingi d’Orb. — Ilclvéticn.