‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 107 sur 350 · Abra peyreirensis nov. sp. PI. VII, fig. 17-18 et · texte numérisé non relu

Abra peyreirensis nov. sp. PI. VII, fig. 17-18 et

Test mince. Taille assez grande; forme aplatie, oblongue, inéquilatérale; côté antérieur largement arrondi, côté postérieur ù peine plus court que l'aulre, mais plus atténué et subrostré; bord palléal plus arqué en avant qu’en arrière; crochet petit, à peine saillant, .situé presque au milieu de la longueur de la valve; bord supérieur peu convexe en avant, rectiligne et déclive en arrière du crochet. Surface dorsale lisse et brillante, à peine bombée au milieu, déprimée en deçà d’un pli obsolète qui rayonne du crochet vers l’extrémité anale et qui limite l’excavation du corselet. Charnière de la valve droite munie de deux dents minuscules sous le crochet, la postérieure épaisse et bifide, et de deux lamelles latérales de chaque côté, A I, A III saillantes et rapprochées, PI, P III plus longues et plus écartées; fossette chondrophore excessivement étroite et longue, peu visible sous le bord supéro-postérieur ; nymphe peu saillante, s’étendant un peu plus loin que la fossette. Sinus palléal grand, gibbeux sur son contour supérieur; son extrémité s’avance au delà de l’aplomb du crochet, et se raccorde avec la ligne palléale par une languette confluente sur presque toute sa longueur.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 18 mil I . ; diamètre umbonopalléal : 11 mill.

Rapp. et diff. — Malgré l’état de conservation où se trouve l’unique valve entière, au milieu d’autres fragments recueillis dans le même gisement, nous ne pouvons nous résoudre à la rapporter à A. prismatica, tel que l’un de nous le possède du Pliocène d’Anvers ; il y a des différences trop profondes — et il nous paraît bien qu’elles sont constantes — qui justifient l’attribution d’un nom distinct à cette coquille helvétienne. Elle est beaucoup plus élevée, beaucoup plus largement arrondie en avant; son crochet est situé beauconp moins en arrière et ii est moins opistliogyre; enfin sa fossette chondrophore est extrêmement étroite, à tel point qu’on pourrait confondre la coquille avec une Mœrella si l’on n’observait le bord cardinal bien attentivement à la loupe. C’est également par ce dernier caractère qu’on distingue A. peyreirensis de toutes les variétés les plus étroites de A. alba, qui d’ailleurs ne possède pas en arrière un pli aussi fiexueux que cette espèce. Nous faisons figurer un fragment montrant la charnière de la

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