‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 118 sur 350 · C. et P · texte numérisé non relu

C. et P

Corselet étroit, allongé, peu profond, limité par un angle émoussé à l’extérieur et séparé de la nymphe par une rainure; surface dorsale très peu bombée, déprimée, — mais non excavée — vers l’angle rayonnant et émoussé qui limite l’aire anale; celleci est divisée en trois par un sillon obsolète et par une carène aiguë, bien distincte de l’angle du corselet; ornementation composée de sillons imbriqués du côté antérieur, se transformant au milieu en lamelles courtes et écartées, un peu effacées vers le crochet, plus visibles vers le bord palléal, moins régulières, plus serrées et plus pliciformes sur la région anale, disparaissant entre la carène et le corselet. Charnière de la valve droite: 2* faiblement bifide, 4* mince, verticale, confondue avec le bord ; pas de lamelles latérales sur la valve gauche. Impression du muscle antérieur, allongée, palmulée; impression du muscle postérieur subquadrangulaire, située assez haut; sinus palléal grand, un peu gibbeux à l’aplomb du crochet, s’avançant à quelque distance du muscle antérieur, confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale qui est frangée et qui montre en arrière deux cicatricules arrondies auxquelles correspondent deux faibles arêtes rayonnantes et rapprochées.

Dm. Diamètre antéro-postérieur : 28 mill. 1/2; diamètre umbono-palléal : 14 mill.

Rapp. et diff. — Ne connaissant pas la valve droite de cette espèce, il est impossible d'affirmer qn’il n’y a pas de lamelle A I et que ce n’est pas — par conséquent — un Tellinula; en examinant le bord de la valve gauche, on n’y aperçoit aucune fossette, mais il est probable que la lamelle A I s’appuie simplement contre le bord, sans être reçue dans une fossette; en tous cas, T. eunjrhyncha a bien la forme rostrée et incurvée de T. incarnata qui est un Tellinula. Le classement de notre espèce dans la Section Peroniclia serait d’autant plus douteux que le sinus est plus gibbeux que celui de T. bipartita et que son ornementation diffère aussi bien de celle de T. bipartita que de celle de T. Sacyi.

Localité. — Pont-Pourquey, très rare; valve gauche (PI. IX, fig. 8-9), col!, de Sacy. — Burdlgalfen.

PHYLLODA Schumacher, 1817.

Forme très comprimée, subéquilatérale ; surface terne et sillonnée; angle postérieur décurrent, aboutissant à un bec postérieur sur le contour, avec des granulations sur la région anale; charnière très écrasée : 3a perpendiculaire au bord, à peine saillante; 3* très oblique et bien bifide; 2a bifide, à branches très inégales; % peu saillante et très divergente; 4* très saillante et nettement bifide; LAI peu saillante, très rappro-

Fig. 34. — Charnière de Phylloda foliacea L. Viv.

cliée des cardinales; LPI absente, ainsi que LA II et LP II; épaississement claviculaire interne, rayonnant dans le prolongement de Al; sinus ascendant, ne dépassant pas l’aplomb du crochet, confluent sur tout son contour inférieur (G. T. : Tellina foliacea L. Viv.).

Nous admettons Phylloda comme un Genre bien distinct de Tellina, non seulement à cause de sa charnière dont la dent 3 est absolument différente (3a à peine saillante et 34 plus divergente), les lamelles latérales se réduisant à AI qui forme une petite pointe très voisine du crochet, mais encore à cause de sa région anale tout à fait caractérisée et de son sinus qui tombe à pic presque sous le crochet; enfin, il y a une clavicule comme chez Oudardia, mais elle est bien plus voisine du bord supérieur.

Ce Genre n’était signalé, jusqu’à présent, que dans les mers de l’époque actuelle; mais nous venons d’en constater l’existence dans l’Aquitanien, où il devait être excessivement rare : c’est encore un élément de plus à ajouter à ceux dont l’apparition à ce niveau confirme la nécessité de le disjoindre définitivement d’avec les couches antérieures de l’Oligocène.

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