Macoma elliptica [Brocchi]. PI. IX, fig
1814. Tellina elliptica Br. Concli. subap., II, p. 513, pl. XII, fig. 7.
1843. Donax fragilis Nyst. Coq. Pol. Belg., p. 116, pl. VI, fig. 2 ( non Conr.).
1878. Tellina elliptica Benoist. Et. Tort. Gir., p. 3.
1878. Donax subfragilis [d’Orb.] Nyst. Scald., pl. XXV, fig. 3.
1895. Tellina elliptica Deg.-Touz. Fal. Orlliez, p. 88.
1901. Macomopsis elliptica Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 107,
pl. XXII, fig. 36-40.
1901. Macoma cumana Dollf. Dautz. Liste Pélécyp., p. 14 ( non da Costa).
1903. Tellina elliptica Dollf. Cotter. PL inéd. da Costa, pl. VII, fig. 8-9.
1904. — Dollf. Dautz. Concli. Mioc. Loire, p. 145, pl. X,
fig. 10-13
\non T. elliptica Lamk. An. s. vert., éd. 2, p. 76; nec T. elliptica Sow. in
Reeve, Iconogr., pl. XXXIX, fig. 223, Macoma fide Bertin, Nouv. Arch.
Mus. 1878].
Taille moyenne; forme ovoïdo-rhomboïdale, un peu convexe, bâillante aux deux extrémités, inéquilatérale; côté antérieur elliptique, côté postérieur plus court et plus atténué, quoique dépourvu de bec et de troncature; bord palléal largement arqué en avant et au milieu, faisant un angle arrondi avec le contour anal; crochets petits, obtus, opistbogyres , situés aux huit treizièmes de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur légèrement arqué en avant, déclive en arrière du crochet. Corselet étroit, lancéolé, profondément creusé et limité par un gradin saillant; surface dorsale assez régulièrement bombée, un peu déprimée vers le pli très obtus qui limite la région anale.
Charnière : 3„ longue et oblique, 3^ courte et bifide, üb faiblement bifide, 4* mince et assez élevée; pas de lamelles latérales; nymphe longue et aplatie, séparée du corselet par une rainure; impression du muscle antérieur grande et palmulée, impression du muscle postérieur ovale transverse; sinus assez grand, gibbeux sur son contour supérieur à l’aplomb du crochet, non confluent, mais séparé par une étroite languette de la ligne palléale qui est très écartée du bord et qui n'est pas parallèle.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 31 m i 1 1 . ; diamètre umbonopalléal : 20 mil I . ; épaisseur des deux valves réunies : 9 mill.
Rapp. et diff. — Nos spécimens de l’Aquitaine paraissent un peu plus élevés que la figure de l’atlas de Brocchi. mais ils sont en tous points identiques aux échantillons de la Toscane et du Piémont (coll. Cossmann) ; d’une taille beaucoup plus grande que ceux de la Touraine, ils se rapportent bien à la même espèce. M. Sacco — qui a figuré plusieurs variétés dont quelques-unes pourraient bien être des formes distinctes — a créé pour cette espèce une Section Macomopsis qui ne nous paraît pas différer de Macoma, les caractères généraux ou critériums sectionnels étant les mêmes que ceux de T. calcarea Gm. qui est le génotype dé Macoma.
Ainsi que l’ont fait observer MM. Dollfus et Dautzenberg, T. clliptica Br. se distingue de T. cumana da Costa, par sa forme plus transversale et plus acuminée en arrière. C’est bien également T. clliptica qu'on rencontre dans l’Astien d’Algérie (Rives du Nador, coll. Cossmann).
Cette espèce a eu une grande longévité, puisqu’elle apparaît déjà dès l'Helvétien et qu’elle a persisté jusque dans la Méditerranée actuelle; mais son existence dans l’Aquitanien est plus douteuse, et l’on verra ci-après que la forme du Burdigalien peut, à la rigueur, être distinguée comme mutation plus petite. D’autre part, nous ne citons pas en synonymie la var. major Dollf. B. Cott. et Gom., du Portugal, qui atteint 41 mill. sur 25 mill. (I. c., pl. VII).
Localités. — Salles (Largileyre), plésiotypes (pl. IX, fig. 33-35), coll. Bial de Bellerade; commune, toutes les collections. Salles (Moulin Débat), coll. Neuville, Duvergier. Salles (le Minoy), Sallespisse, Le Paren, coll. Degrange-Touzin. — Ilelvctfcn.
Saubrigues, rare, coll. Dumas. — Torlonicn.