‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 129 sur 350 · C. et P · texte numérisé non relu

C. et P

CAPSA Bruguière, 1797.

( non Humphrey 1797, nec Lamarck 1799, nec 1801; — Métis H. et A. Adams 1856, fide Dali 1900, non eod. typo ).

Taille assez grande; forme convexe, inéquilalérale, avec un pli sinueux du côté postérieur. Charnière : 3„ épaisse et courte, 3* divisée en deux branches inégales, 2 épaisse et triangulaire, 44 mince et bien distincte :

pas de lamelles latérales ; sinus 1

palléal grand, subrhomboïdal, non confluent. (G. -T. : Tellina lacunosa Ghemn. Viv.).

Pour avoir le type de Capsa, il faut se reporter à la planche 231 de l’Encyclopédie méthodique : la première figure — non nommée spécifiquement — représente indubitablement Tellina lacunosa Chemn. C’est donc bien à tort que M. Dali (Tert. Flor. V, p. 1039) a substitué à cette dénomination universellement adoptée le nom Métis H. et A. Adams, qui s'applique à Tellina Meycri Pliil. , alors que les frères Adams classaient, d’autre part, Tellina lacunosa dans le G. Capsa, attribué par eux à Bosc ( Caspa , 1802). Le prétexte pour invoquer cette substitution, c’est, que Capsa a d’abord été appliqué par Lamarck à Tellina angulata L., qui est d’un tout autre groupe, puis à Asaphis, en 1801. Mais ce motif n’est pas suffisant pour ébranler la priorité du nom proposé par Bruguière sur la légende de la planche 231, attendu que cette planche représente plusieurs coquilles dont la première est authentiquement reconnaissable; en tous cas, même en éliminant bien à tort Capsa, on ne peut réellement le remplacer par une dénomination qui avait — pour les frères Adams — une signification bien différente.

Capsa s’écarte d 'Arcopagia — qui a une forme à peu près analogue — par son sinus non ascendant, par l’absence de lamelles latérales, ainsi que par son pli beaucoup plus sinueux du côté postérieur. On n’en a pas cité, à notre connaissance, au-dessous de l’Aquitanien, de sorte que nous constatons — ici encore — que la faune aquitanienne est caractérisée par l’apparition de formes totalement inconnuues à l’époqne oligocénique.

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