Capsa lacunosa [Chemn.]. PI. X, fîg
1782. Tellina lacunosa Conclu Cab., VI, p. 92, pl. 9, fig. 78.
1814. Tellina tumiclà Brocchi. Conclu subap., II, p. 513, pl. XII, fig. 10.
1838. Tellina lacunosa Grat. Cat. Gironde, p. 63.
Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 91, pl. IX, fig. 1
Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 47.
Benoist. Tort. Gir., p. 3.
Benoist. Foss. St-Avit, p. 49.
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Fallot. Not. géol. Bord., p. 36.
1897. Tellina tumida Raulin. Stat. géol. Landes, pp. 296 et 299.
1901. Capsa lacunosa Sacco. I Moll. terz. Piem., xxix, p. 117, pl. X, fig. 17. 1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 14.
1904. — Dollf. Dautz. Conclu Mioc. -Loire, p. 154, pl. X, fig. 1-7.
1904. Tellina (Capsa) lacunosa Dollf. B. Cotter et Gom. Moll. tert. Port.,
pl. VIII, fig. 5-7.
Test mince et fragile. Taille souvent assez grande; forme variable, inéquivalve, toujours un peu convexe et inéquilatérale, généralement transverse et subtronquée en arrière, plus arrondie à l’état gérontique ; côté antérieur semi-elliptique, beaucoup plus allongé que le côté postérieur qui est vaguement tronqué et un peu sinueux à l’extrémité anale; bord palléal arqué en avant, rectiligne au milieu, subanguleux en arrière à sa jonction avec le contour anal ; crochets un peu saillants, opposés, situés aux trois septièmes de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur légèrement convexe en avant, un peu plus déclive en arrière du crochet, puis arqué jusqu’à la sinuosité anale. Lunule indistincte; corselet allongé, limité à l’extérieur par un angle obtus et séparé de la nymphe par une rainure profonde; surface dorsale bombée en avant, déprimée sur la région médio-anale jusqu’à un angle décurrent et obtusément arrondi qui sépare une aire anale assez large, simplement déprimée sur la valve droite, excavée d’abord, puis munie de deux autres angles rayonnants et émoussés, sur la valve gauche; stries d’accroissement peu régulières, sublamelleuses sur l’aire anale, surtout sur la valve gauche.
Charnière : 3a épaisse, courte et oblique, 3s très fortement bifide, la branche antérieure étant plus épaisse que la branche postérieure, 2 épaisse et très fortement bifide, 4s laminaire et séparée du bord par une fine rainure; pas de lamelles latérales; nymphe triangulaire, relativement courte, aplatie, striée
transversalement. Impressions musculaires peu profondément gravées, l’antérieure allongée, palmulée, la postérieure subquadrangulaire ; sinus palléal grand, subrhomboïdal, à contour supérieur rectiligne, se raccordant par une ligne oblique avec l’impression palléale qui est largement frangée; quelques rares ponctuations ou oscules sur sur la région interne des valves qui est au-dessus du sinus.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 40 mill.; diamètre umbonopalléal : 34 mill.; individu transverse : 35 mill. sur 27 mill.; valve arrondie de Largileyre : 49 mill. sur 40 mill.
Rapp. et diff. — Cette espèce polymorphe et répandue sur une aire géographique très vaste ne paraît pas susceptible d’être subdivisée en mutations caractérisant des niveaux bien définis; en général, les jeunes individus sont plus transverses, et les vieux, plus arrondis; cependant nous remarquons que les spécimens de l’Astien sont plus élevés, moins tronqués, plus équilatéraux — à tout âge et quelles que soient les valves — que ceux du Miocène, ce qui motiverait peut-être la conservation de la dénomination tumida Br. pour les provenances pliocéniques ; mais, d’après les mensurations fournies par MM. Dollfus et Dautzenberg, la même forme se retrouverait sur les côtes du Sénégal, concurremment avec la forme typique qui est identique à celle de l’Helvétien de Touraine; d’autre part nous avons constaté que la charnière et le sinus sont absolument pareils chez tous les individus dont la forme est si différente : c’est ce qui nous décide à n’y admettre aucune variété.
Localités. — Saucats (Lariey), plésiotypes (PI. X, fig. 14-17), coll. Bial de Bellcrade; Villandraut (Gamachot), coll. Neuville; Léognan (le Thil), coll. de Sacy. — Aqiiltanien.
Cestas (fig. 19-20), une valve gauche très élevée, coll. Cossman; Saucats (Giraudeau), coll. Bial; Pont-Pourquey, toutes les coll. ; Dax (Maïnot), coll. Peyrot, Ecole des Mines. — Mliirdlgullen.
Salles (Largileyre), une valve gauche (PI. X, fig. 18), coll. Vignal; Salles (Minoy), coll. Duvergier. — Helvctieu.
GASTRANA Schumacher, 1817.
(= Diodonta Desh., 1846; = Fragilia Desh., 1848).
Test mince. Taille assez grande; forme ovoïdo-trigone, assez convexe, inéquilatérale, équivalve, plus ou moins anguleuse en
arrière, généralement ornée de lamelles concentriques ; charnière : 3„ épaisse, 3i divi • sée en deux branches
écartées, 2 bifide, 4 4 in- 2
distincte ; pas de lamelles Fig. 41. — Charnière de Gastrana fragilis L. Viv.
latérales; sinus grand, gibbeux, non confluent, séparé de la ligne palléale par une longue et étroite languette. (G. T. : Gastrana clonacina Schum. = Tellina Abildgaardiana Spengler, espèce vivante extrêmement voisine de T. fragilis L.) (1).
Il nous semble inadmissible de réunir dans un même Genre Capsa et Gastrana, comme l'a fait Fischer : la charnière présente quelques analogies, quoique cependant Gastrana ait une dent 3* à deux branches tellement écartées qu’on croirait que ce sont deux dents distinctes, et qu’il y a souvent, sur la valve opposée, une faible arête qui vient se loger dans l’intervalle de ces deux branches; mais, outre cette différence qui a déjà une certaine importance, la forme du sinus fournit un critérium distinctif de premier ordre : la languette palléale de Gastrana est l’homologue de celle qu’on constate chez les Tellines, tandis que le sinus de Capsa (= Métis ) rappelle beaucoup plutôt celui d'Arcopagia. Nous n’invoquons pas la différence de forme des valves de ces deux Genres, parce qu’il y a des Gastrana dont les valves tendent à se rapprocher de la forme de celles de Capsa.
Ce Genre a commencé à apparaître dans l’Eocène inférieur; mais ce premier représentant de Gastrana (G. laudunensis Desh.) est resté à l’état d’échantillon unique (Coll, de l’Ecole des Mines, à Paris), de sorte que la phylogénie n’en est pas encore bien certaine; on n’en a pas cité dans le Lutécien, le Bartonien, ni l’Oligocène, et il faut arriver jusqu’à l’Aquitanien pour affirmer la réapparition de Gastrana.