‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 132 sur 350 · C. et P · texte numérisé non relu

C. et P

184-3. Fragilia fragilis Desh. Traité Conch., p. 374, pl. XII, flg. 14-15.

1859. — Hœrn. Tert. Beck. Wien, p. 80, pl. VIII, fig. 5.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 28, n° 44.

1874. — Tourn. Faluns de Sos, p. 16.

1886. Gastrana fragilis Dollf. Dautz. Etude prélim. Tour., p. 5.

1897. Fragilia fragilis Baulin. Slat. géol. Landes, p. 29 9.

1897. Gastrana Dujarclini ? Mayer. Journ. Conch., p. 137, pl. IV, fig. 1.

1898. Gastrana fragilis B. D. D. Moll. Rouss., II, p. 684, pl. XCIII,

fig. 6-10.

1901. — Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 116,

pl. XXV, fig. 11-12.

1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 12.

1904. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 148,

pl. VII, fig. 34-43.

Test peu épais. Taille assez grande; forme ovoïdo-lrigone ; convexe, polymorphe, plus ou moins inéquilalérale ; côté antérieur plus court, régulièrement arrondi; côté postérieur plus allongé, plus atténué, vaguement subanguleux à son extrémité anale; bord palléal arqué, peu ou point sinueux du côté postérieur; crochets obtus, non saillants, opposés, situés aux cinq neuvièmes de la longueur du côté antérieur; bord supérieur légèrement arqué en avant, déclive et rectiligne en arrière du crochet, jusqu’à la moitié du contour postérieur où il se coude faiblement sans former cependant une troncature bien nette. Lunule peu distincte; corselet étroit, allongé et incurvé, limité à l’extérieur par un angle émoussé, excavé et séparé de la nymphe par une rainure; surface dorsale assez bombée à l’aplomb des crochets, pourvue en arrière d’une dépression plus ou moins apparente jusqu’à un angle très arrondi qui limite la région anale non excavée; ornementation composée de fines lamelles concentriques très serrées, effacées vers les crochets, un peu plus saillantes vers les bords, croisées dans leurs intervalles par des stries rayonnantes excessivement fines. Charnière : 3„ épaisse et oblique, courte, très oblique, formée de deux branches écartées, 2 triangulaire et bilobée, 4^ indistincte, mais avec une arête auxiliaire dans la fossette destinée à loger les deux branches de 3* dont l’intervalle reçoit précisément celle

arête; pas de lamelles latérales. Impressions musculaires très inégales, l’antérieure allongée, la postérieure subquadrangulaire et transverse; sinus assez grand, un peu gibbeux, non confluent, mais séparé de la Ligne palléale par une languette étroite sur presque toute la longueur de son contour inférieur.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 45 mill. ; diamètre umbonopalléal : 33 mill.

Rapp. et difif. — Les spécimens de l’Helvétien du Bordelais répondent assez exactement, malgré le polymorphisme des valves, à ceux de la Touraine, du bassin de Vienne et de l'Astezan dont nous possédons des échantillons (coll. Çossmann) ; toutefois, ils semblent se rapprocher plutôt de la variété ovatella figurée par M. Sacco et indiquée par lui comme fréquente dans le Plaisancien, tandis que la forme typique, un peu plus sinueuse en arrière, caractériserait plutôt l’Astien ; pour celle plus anguleuse, figurée par Hœrnes, M. de Gregorio a proposé la dénomination grundensis ; mais il est probable que le dessinateur a exagéré cette sinuosité anale, car les échantillons de Ritzing que nous avons sous les yeux (coll. Çossmann) ne présentent pas une sinuosité aussi prononcée.

Nous réunissons d’autre part à cette espèce G. Dujardini Mayer, qui paraît fondée sur des valves déformées de la Touraine.

Localités. — Salles (Largileyre), peu rare (PI. X, fig. 26-27; et PI. XVIII, fig. 43), coll. Vignal., coll. Duvergier; Baudignan, coll. Degrange-Touzin; Sauçais (la Sime), coll. de l’Ecole des Mines, coll. Benoist au M. H. N. B. ; Orthez (Le Pareil), Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. — Uelvêtien.

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