C. et P
sinus largement ovale, avec une étroite languette palléale; cicatrice supramusculaire très enfoncée sous le bord supérieur. (G. -T. : Venus pullaslra Lin. Viv ).
Déjà signalée dans l’Helvétien et le Pliocène, cette Section apparaît dans notre Burdigalien; quant à la citation de l’Eocène ( Tapes Heberti Mayer), d’après M. Sacco, elle est des plus douteuses. La distinction est facile à faire par le seul examen de la surface dorsale qui est beaucoup plus rayonnée que chez les groupes précédents.
Quant aux autres Sections ou Sous-Genres : Amygdala Rœmer (ovale, finement treillissée, signalée dans l’Helvétien de la Touraine); Myrsus H. et A. Adam (à surface ridée, considérée comme synonyme d’ Amygdala) ; Paratapes Stol. (à surface lisse); Taurotapes Sacco (dont la charnière est un peu différente); Myrsopsis Sacco (à surface crépue, à gros sinus tout à fait détaché), nous ne les avons pas. rencontrées dans le Miocène de l'Aquitaine. Nous n’y avons pas trouvé non plus de représentants d’un groupe très répandu dans le Bassin de Vienne et dans la Sarmatie ou Podolie : Tapes gregaria Partsch (coll. Cossmann), qui pourrait, à cause de son sinus court, de sa forme très irrégulière et peu allongée, être pris comme génotype d’une Section intermédiaire entre Tapes et Hemitapes ; il appartient à nos confrères de Vienne de la caractériser d’une manière plus précise, s’il y a lieu.
Enfin, les autres groupes considérés par Fischer comme de simples Sous-Genres de Tapes, tels que Hemitapes Rœmer, Catelysia Rœmer (et sa Section Marcia H. et A. Adams), Liocyma Dali, Gomphina Môrcli, ont été fobjet d’une étude très attentive de M. Jukes Browne (1) qui a transformé ces subdivisions en Genres complètement distincts de Tapes. Nous nous rallions — en partie du moins — à cette conclusion, et conséquemment nous les reportons après les Tapes, en tète du Genre Venus dont elles se distinguent par leur charnière plus voisine de celle de Tapes que de celle de Venus.: ce sont évidemment des formes intermédiaires qui justifient ce que nous avons dit précédemment au sujet de l’impossibilité de trancher les limites de Sous-Familles nettement définies dans la Fam. Vencridæ.
141. Tapes ( Callistoiapes ) vetulus [Bast.]. PI. VI, fig-, 34-37.
1825. Venus vetula Bast. Mém. env. Bord., p. 89, pl. VI, fig. 7.
1836. Tapes vetula Desmoulins. Foss. Fal., III, p. 81.
(1) The applic. of the naines Gomphina, Marcia, Hemitapes and Kalelysiu ( Proc . Mal. Soc., "VIII, avril 1909, p. 233-246, pl. X).
•1837. Venus rotundata Dujard. Mém. Tour., p. 261 ( non L.).
1838. Venus vetula Grat. Catal. zool. Gironde, p. 66.
1848. Pullastra vetula Desh. Traité élém. Conch., p. 530, pl. XXII, fig. 1-2.
1852. Venus vetula d’Orb. Prod., III, p. 106, 26° ét. , n° 1967.
1862. Tapes vetula Hcèrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 113, pl. XI, fig. 1.
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 35, n° 68.
1874. — Tour. Fal. de Sos, p. 16.
1886. — Dollf. Dautz. Et. prélim. Tour., p. 5.
1900. Callistotapes vetulus Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 52,
pl. XII, fig. 1-2 {sol.).
1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 16.
1906. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 176,
pl. XII, fig. 1-6.
1909. — Dollf. Etude crit. Coq. Bord., p. 28, pl. III,
fig. 13-15.
Test médiocrement épais. Taille assez grande; forme ovoïdotransverse, peu convexe, très inéquilatérale; côté antérieur elliptique ou presque semi-circulaire, deux fois plus court que le côté postérieur dont l’ovale est moins régulier et plus atténué; bord palléal arqué, très légèrement sinueux en deçà de son raccordement avec le contour anal; crochets petits, peu saillants, prosogyres, inclinés au tiers antérieur de la longueur des valves; bord supérieur déclive, assez longuement rectiligne en avant du crochet, légèrement convexe en arrière. Lunule étroite, allongée, lancéolée, lisse et excavée, limitée à l’extérieur par un angle émoussé; corselet encore plus long, presque linéaire, lisse, bordé par une carène; surface dorsale peu bombée, très faiblement déprimée à l’arrière en deçà de l’angle du corselet; ornementation formée de sillons réguliers qui séparent de gros cordons concentriques, encore plus saillants sur la région anale où les sillons s’espacent davantage sans être anastomosés cependant.
Charnière étroite et courte : 1 courte, saillante, perpendiculaire, très faiblement bifide ; 3a oblique et mince, 3j symétrique, plus épaisse et largement bifide à son extrémité qui forme deux crêtes bien distinctes; 2* bifide, 2a plus oblique et plus épaisse, non bilobée; 4* lamelleuse et oblique, bien séparée de la nym-
plie qui est liés longue et aplatie; contour inférieur du plancher cardinal légèrement excavé en arrière des cardinales. Impressions musculaires inéquidistantes et inégales, la postérieure largement arrondie ; cicatrice supra musculaire superficielle et subcirculaire, sous l’emplacement qu’occuperaient AI et Ail si elles existaient. Sinus palléal ovale, presque horizontal, n’atteignant pas la moitié de la longueur des valves, séparé par une étroite languette de la ligne palléale qui n’est pas complètement parallèle au bord, surtout vers l’impression du muscle antérieur.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 54 mil 1 . ; diamètre umbonopalléal : 34 mil I .
Rapp. et diff. — T. vetulus a été décrit par Basterot comme fossile de Saucats et de Léognan; il semble donc très simple de délimiter exactement l’espèce, tout au moins dans le Bordelais: cependant nous avons longuement hésité avant de nous décider à y distinguer des variétés ou des mutations, attendu que c’est une coquille polymorphe, souvent dans le même gisement, et que c’est moins par le contour, les proportions ou l’ornementation qu’il faut se guider, que par l'inclinaison ou la disposition des dents cardinales. Les échantillons de Léognan que nous faisons figurer comme néotypes s’appliquent, aussi exactement qu’il est possible de l’imaginer, sur les figures du Mémoire de Basterot; ils sont également très voisins des spécimens figurés par MM. Dollfus et Dautzenberg, ainsi que des figures 1 et 2 de l’ouvrage de M. Sacco.
En ce qui concerne les spécimens du Bassin de Vienne, figurés par Hœrnes, nous croyons pouvoir affirmer qu’ils se rapportent bien à l’espèce de Basterot, quoiqu’ils paraissent un peu plus régulièrement ovales, mais la charnière et le sinus sont identiques.
On peut donc en conclure que le véritable T. vetulus a authentiquement vécu dans le Burdigalien et dans l’Helvétien de la Touraine et du Bassin de Vienne.
D’autre part, les valves de l’Aquitanien de Léognan (Le Thil), que nous avons sous les yeux, ne diffèrent de la forme typique que par leur extrémité antérieure plus acuminée et par leur bord palléal plus rectiligne au milieu; leur taille est aussi moindre, mais la charnière et le sinus ne présentent aucune différence, pas plus que l’ornementation, à l’exception de quelques sillons accidentellement anastomosés à l’arrière. Si ces différences bien légères se reproduisaient sur un plus grand nombre d’individus que ceux que nous avons eus à notre disposition, on pourrait admettre, à la rigueur, une mut. aquitanica nobis.
Là se borne, à notre avis, l’identification de l’espèce de Basterot, et c’est déjà une grande longévité que nous lui accordons, mais les autres formes, même du Burdigalien, de l’Helvétien, et surtout du Pliocène, sont bien distinctes par leur charnière, à tel point qu’il faut ne l’avoir pas même regardée pour supposer que T. Genei, par exemple, appartient à la même espèce; on trouvera ci-après l’exposé de ces rectifications indispensables, en ce qui concerne du moins l’Aquitaine. Les confusions qui s’établissent souvent par la seule comparaison des figures vues du côté du dos, se dissipent dès qu’on fait état des différences que présentent les charnières et aussi la cicatrice supra-musculaire de toutes ces coquilles.
Localité. — Léognan (Coquillat), néotypes (PL XI, fig. 34-36) coll. Bial- Neuville; coll. de Sacy, commune surtout dans la couche à Pectunculus cor.; Saucats (Min de Lagus), toutes les coll.; Cestas, coll. de Sacy; Saucats (La Cassagne), coll. Benoist au M. Ii. N. B.; Mérignac, Marti llae, Léognan, etc., coll. Degrange-Touzin. — Burrilgallen.
Léognan (Le Tliil), mut. aquitanica C. et P. (fig. 37), coll. Bial-Neuville, coll. Degrange-Touzin, rare. Saint-Avit, forme typique, coll. Peyrot; Le Haillan, Yillandraut (Gamachot), coll. Degrange-Touzin). Saint-Médard-en- Jalles (Gajac) coll. Duvergier. — Aqultanlen.