‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 15 sur 350 · Pandora Degrangei nov. sp. PI. I, fig · texte numérisé non relu

Pandora Degrangei nov. sp. PI. I, fig

1894. P. inæquivalvis? Degr.-Touz. Etude prélim. coq. foss. Orthez. Actes Soc. Linn. Bord., t. XLVII, p. 419 ( non Linné).

Coquille petite; valve gauche (seule connue) mince, allongée, assez étroite, profonde, très inéquilatérale : crochets à peine marqués; côté antérieur arrondi; côté postérieur roslré par suite de l’existence de deux côtes rayonnantes, saillantes, partant du crochet et aboutissant en haut du bord postérieur, à un millimètre environ l'une de l’autre; corselet très étroit, légèrement concave, compris entre le rostre et le bord cardinal; surface externe lisse, marquée seulement de très fines stries d’accroissement. Surface interne nacrée; charnière plate, édentée, assez large en avant, plus étroite en arrière, interrompue sous le crochet; fossette ligamentaire oblique, allongée, étroite, limitée par des bords légèrement saillants; impressions musculaires peu profondes.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 10 mili. ; diamètre uinbonopalléal : 5 mill.

Rapp. et diff. — Elle diffère de P. inæquivalvis par sa taille beaucoup plus petite; par son rostre plus étroit, plus marqué, plus redressé ; par son côté postérieur presque rectiligne, tandis qu'il est arqué dans l’espèce vivante. Assez voisine de P. granum dont elle a la taille, on peut toutefois l’en distinguer, parce qu’elle est un peu plus aplatie, un peu plus allongée, parce que son bord cardinal postérieur est plus étroit, son rostre plus saillant et moins large. La figuration de P. inæquivalvis var. margaritacea in Dollf. et Daulz.), paraît se rapprocher davantage de P. Degrangei que de P. granum.

Localités. — Environs d’Orlhez : Sallespisse, type (PI. I, fig. 17-18) assez rare, coll. Degrange-Touzin ; plésiotype (fig. 16), coll. Bial de Bellerade. Paren, très rare, coll. Degrange-Touzin; Houssé, assez rare, coll. Degrange- Touzin; autre plésiotype (PL I, fig. 15), coll. de l’Ecole des Mines. — Helvélien supérieur.

Benoist cite P. inæquivalvis à la Sime, nous ne l’avons pas retrouvée dans sa collection ; nous ne savons donc s’il s’agit bien de la présente espèce ou de P. granum confondue d’abord avec l’espèce vivante par Benoist.

Cénacle : EUSIPHONACEA Dali em.

Siphons allongés; lithodesme, quand il existe, silué à l’extrémité antérieure du cartilage.

Fam. THRACIIDÆ Dali.

Valves non nacrées, inégales, minces, à test généralement granuleux, à charnière édentée; ligament et cartilage externes, opisthodétiques ; sinus palléal; manteau faiblement ouvert.

Des quatre Genres de cette Famille, deux : Thracia et Cochlodesma sont représentés dans le Néogène de l’Aquitaine.

THRACIA Leach in Blainv., 1824.

Ce Genre avait été primitivement divisé par Blainville en deux groupes, dont le premier, qui a pour génotype T. corbuloiclea Blainv., a été ensuite choisi par lui comme typique (1827. Man. Malac., II, p. G60). L’autre groupe a pour génotype Mya pubescens Lin., et c’est à cette Section que peut s’appliquer le nom Cyathodonta Conrad (génotype : C. undidata Conr., de l’Oligocène) ; on la distingue de Thracia non seulement par sa surface fortement plissée, mais encore par son bord cardinal non fissuré, continu, par ses crochets non perforés par leur frottement réciproque; les supports du cartilage sont courts, arrondis, proéminents, avec un lithodesme mince, demi-circulaire, verticalement suspendu à la partie antérieure du cartilage.

Les espèces que nous avons à cataloguer appartiennent au groupe typique et aussi à cette Section Cyathodonta.

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