‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 171 sur 350 · Meretrix ( Callista ) erycinoides [Lamk · texte numérisé non relu

Meretrix ( Callista ) erycinoides [Lamk

Pl. XV, fig. 3-6.

1806. Cytherea erycinoides Lamk. Ann. Mus., T. VII, p. 135 {ex parte). 1814. Venus erycina Brocchi. Conch. subap., II, p. 548 (non Linn.).

1818. Cytherea erycinoides Lamk. An. sans vert., V, p. 581, n° 1.

1818. Cytherea burdigalensis Def. Dict. Sc. nat., XII, p. 422.

1823. Cytherea erycinoides Brongn. Mém. Vicentin, p. 80, pl. V, fig. 4,

1825. — Bast. Mém. env. Bord., p. 89.

1838. — Grat. Catal. zool. Gir., p. 66, n° 771.

1845. — Ag. Icon. coq. tert., p. 441, pl. IX, fig. 4-7.

1852. Venus erycinoides d’Orb. Prod., III, 26e ét. , p. 105, n° 1954.

1852. Cytherea erycinoides Paulin. Aquit., B. S. G. F., IX, p. 142.

1855. — Pictet. Traité Pal., III, p. 450, pl. LXXVI, fig. 5.

1870. Cytherea erycina Hœrn. Tert. B. Wiçn, II, p. 154, pl. XIX, fig. 1-2. 1873. — Benoist. Catal. Sauçais, p. 40, n° 88.

1900. — Sacco (au var. erycinoides ?) I Moll. Terz. Piem.,

XXVIII, p. 16, pl. III, fig. 6-9.

Test cpais. Taille grande; forme ovale-transverse, assez bombée, très inéquilatérale; côté antérieur court, largement arrondi; côté postérieur (rois fois plus allongé, ovale-atténué ; bord palléal arqué, surtout en avant, se raccordant par des

courbes régulières avec les contours latéraux ; crochets assez gonflés, quoique médiocrement saillants, prosogyres, inclinés vers les cinq septièmes de la largeur, du côté antérieur; bord supérieur déclive et presque rectiligne en avant du crochet, sauf sur la valve droite où il fait une légère saillie qu’on n’observe pas sur la valve gauche; en arrière du crochet, le contour supérieur est légèrement convexe jusque vers l’extrémité anale. Lunule allongée, presque lisse, quoique guillochée par les accroissements, limitée par une profonde strie; corselet étroit et lancéolé, aplati, lisse, limité par une large et profonde rainure; surface dorsale régulièrement convexe, un peu comprimée sur la région anale, lisse sur les crochets, puis bientôt ornée de profonds sillons concentriques qui s’élargissent peu à peu, mais qui séparent des intervalles toujours plus larges que les sillons et finement striés; vers les bords des individus gérontiques, les sillons tendent à se serrer davantage, puis à s’effacer presque complètement, de sorte qu’il ne subsiste que des accroissements peu réguliers.

Charnière : l formant une crête mince et saillante, très voisine de 3a qui est encore plus mince, toutes deux représentent un long étau oblique; 3 4 est bien plus allongée, écartée et presque horizontale, avec une large fossette pour recevoir 2h qui forme une pyramide épaisse, tandis que 2a est une mince lamelle perpendiculaire au bord cardinal sous le crochet; enfin la dent 4& existe tout contre la nymphe et se loge dans une fine rainure horizontale qui sépare 3& de la nymphe ; celle-ci est aplatie, très longue, non saillante et bien limitée à son extrémité ; A II forme une arête triangulaire, mince et très saillante qui s’intercale entre A I et A III, moins saillantes, mais bien nettement visibles; le contour du plancher cardinal fait une double sinuosité, de part et d’autre de la saillie correspondant à 1 et à 2a.

Impressions musculaires inéquidistantes, l’antérieure ovoïde et très rapprochée de AU, la postérieure éloignée, transverse subcirculaire; sinus court, obliquement tronqué à son extrémité, largement ouvert à l’entrée ; ligne palléale assez large, écartée au bord.

G. et P.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 80 mil! ; diamètre umbonopalléal : 57 mil!. ; 70 ir.ill. sur 53 mil!, (autre valve plus courte).

Rapp. et diff. — Lamarck, Defrance, Brongniart et Basterot ont été bien inspirés en séparant la coquille miocénique de l’espèce vivante de la Nouvelle-Calédonie à laquelle elle ressemble beaucoup, il est vrai ; mais une minutieuse comparaison des échantillons des deux provenances fait ressortir les différences suivantes : M. erycina est plus régulièrement ovale, avec un contour supérieur plus bombé en arrière du crochet; en outre, elle a les dents 1 et 3« moins longues, et de même 2a 2b sont plus réduites; enfin, le plancher cardinal est beaucoup plus échancré chez M. erycina en arrière des dents cardinales, sous la nymphe qui est manifestement plus étroite et moins étalée; nous avons constaté les mêmes différences sur les spécimens fossiles de l’espèce linnéenne, provenant du Pliocène de Karikal (coll. Cossmann).

Basterot a confondu l’espèce du Bordelais avec celle des environs de Paris que Deshayes a depuis séparée sous le nom subcrycinoides parce qu’elle est beaucoup plus étroite et parce que sa dent 1 fait avec 3a un angle aigu, tandis qu’il y a parallélisme complet chez M. erycinoidcs.

Si on la compare à M. Hebcrti Desh., du Barton ien des environs de Paris, on trouve qu’elle est plus allongée et que ses crochets sont situés plus en avant.

Les autres formes du même groupe se distinguent par l’absence des sillons qui caractérisent M. erycinoidcs ; cependant, même au point de vue de l’ornementation, il y a parfois des variations déconcertantes : à Cestas, notamment, il existe des individus incomplètement sillonnés en arrière, les jeunes sont souvent entièrement lisses.

Quant à la forme des valves, elle est essentiellement variable : dans l’Aquitanien de Villandraut (Gamachot), l’espèce acquiert une forme ovale et courte (57 mill. sur 42 mill., coll. Bial-Neuville) ; de Dax (Min de Cabannes), c’est-à-dire à un niveau qui n’est guère plus élevé que le précédent, on nous a communiqué des valves qui mesurent 45 mill. sur 28 mill. ;dans le Burdigalien, comme on vient de le voir par les dimensions indiquées ci-dessus à la suite de la diagnose, il y a également des différences très marquées selon les individus et souvent dans le même gisement; de l’IIelvétien de Salles (le Minoy), nous connaissons des valves (coll. Bial-Neuville) qui ont les dimensions courtes précitées (70 mill. sur 52). On ne peut donc en tirer aucune conclusion au point de vue de l’évolution stratigraphique, et c’est pourquoi, dans la comparaison de M. erycinoidcs avec les autres espèces du même groupe, nous avons plutôt insisté sur les différences tirées de la disposition des dents de la charnière.

Localités. — Léognan (Coquillat) très commune; plésiotypes (PI. XV, fîg. 3-5) coll. de Sacy; Saucats (Lagus) valve ovale (fig. 6), coll. Cossmann; Léognan (Carrère) coll. Peyrot; Cestas, Saucats (Pont-Pourquey, Peloua) coll. Degrange-Touzin; Saint-Médard-en-JalIes (LaFontaine) coll. Degrange- Touzin; Dax (Cabannes) coll. Bial-Neuville ; Le Haillan (bourg) coll. Degrange-Touzin. — Burdlgallen.

Léognan (Le Tbil) rare, coll. Degrange-Touzin; Mérignac (Le Pontic), coll. Bial-Neuville; Saint-Médard-en-Jalles (Gajac), coll. Duvergier; Saucats (Lariey), Lucbardez, Saint-Avit, Martillac (Breyra), Cabanac (Pouquet), coll. Degrange-Touzin ; Pessac, coll. Duvergier; Villandraut (Gamachot), assez rare. — Aqultanlen.

Salles (Minoy), coll. Bial-Neuville; Peyrère, coll. Ecole des Mines; Belus, Saint-Jean-de-Marsacq , Baudignan, Parleboscq (La Guirande), coll. Degrange-Touzin. - — Uelvêtlen*

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