‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 173 sur 350 · Meretrix ( Callisia ) Chione [Linné]. PI. XV, fig · texte numérisé non relu

Meretrix ( Callisia ) Chione [Linné]. PI. XV, fig

1814. Venus Chione Linné. Syst. nat., Ed. X, p. 686.

1831. Cytherca Chione Dubois, Conch. Volh., p. 59.

1845. — Agassiz. Icon. coq. tert. p. 45, pl. X, fig. 10-13.

1845. Cytherea lævis Agassiz. Ibid., p. 46, pl. X, fig. 6-9.

1852. — d’Orb. Prod., III, p. 181, 27e ét., n° 315.

1881. Cytherea Chione Font. Plioc. Rhône, II, pp. 66-67.

1893. Meretrix ( Callista ) Chione B. D. D. Moll. Rouss., II, pp. 323, 329.

1900. Callista Chione Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 12, pl. II,

fig. 3-6.

Taille moyenne [dans l’Aquitaine]; forme ovale, peu convexe, inéqnilalérale ; côté antérieur court, arrondi; côté postérieur un peu plus atténué; bord palléal régulièrement arqué ; crochet peu saillant, prosogyre, silué un peu au delà des deux tiers de la longueur, du côté antérieur; bord lunulaire déclive, bord supéro-poslérieur peu convexe. Lunule enfoncée, lancéolée, limitée par une strie assez profonde; corselet réduit à un simple redan peu élevé et séparé de la nymphe par une rainure; surface dorsale lisse et brillante, médiocrement convexe, avec une très faible dépression anale. Charnière forte, à contour inférieur bien échancré en arrière : 1 et 3a saillantes et épaisses, presque parallèles, la seconde plus courte; Sb oblique, peu épaisse, longue et faiblement bifide; AI et A III obtuses, quoique assez proéminentes, très voisines de 3a ; nymphe lameileuse et longue. Impressions musculaires presque égales, situées assez haut; sinus palléal large, s’avançant presque à la moitié de la longueur, obliquement tronqué à son extrémité, se raccordant au tiers avec la ligne palléale qui n’est pas parallèle au bord.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 29 mill. ; diamètre umbonopalléa! : 22,5 mill.

Rapp. et diff. — La valve de Saubrigues que nous venons de décrire n’est pas absolument conforme aux figures 3 et 4 de la Monographie de M. Sacco, qui représentent les individus du Miocène du Piémont : il semble que le crochet est situé un peu moins en avant, mais il n’y a pas d’autres différences, sauf peut être dans la charnière qui n’est pas suffisamment

éclairée sur la fig. 3. Toutefois, comme nous n’en connaissons que de jeunes individus, nous n’oserions pas séparer une mutation d’après ce seul caractère distinctif. Nous ne connaissons pas Cyth. chionoides Nyst, que mentionne M. Sacco qui considère, d’autre part, Cyth. lævis Àg. comme synonyme de M. Chione, ce que nous n’avons pu vérifier. Quant à ilf. italica, c’est une coquille beaucoup plus élevée, plus globuleuse, et partiellement ornée de sillons, dont la charnière est différente, notamment en ce qui concerne l’épaisseur plus grande de 1 et de 3 b comparée à M. erycinoides.

Localités. — Saubrigues, une valve droite (PI. XV, fig. 1-2), coll. Dumas; coll. Degrange-Touzin. — Vorionlcn.

Salies-de-Béarn, Saint-Etienne d’Orthe, Orthez (Paren), Salies-de-Béarn, Salles (le Minoy) jeunes individus, Sallespisse, une valve droite non dégagée, coll. Degrange-Touzin. — Hclvêtien.

174. Meretrix ( Callista ) italica [Défi*.]. PI. XV, fig-. 19;

et PI. XVI, fig. 56.

1814. Venus erycina Brocchi. Conch. subap., II, p. 548 [ex parte).

1818. Cytherea italica Defr. Dict. XII, p. 422 [ex typo in coll. Defr.).

1837. Cytherea af finis Duj. Mém. Tour., p. 50 [non Brod.).

1845. Venus Pedemontana Ag. Iconogr. coq. tert., p. 38, pl. VIII (non

Cyprina pedemontana).

— — D’Orb. Prod., III, ét. 27, p. 182, n° 327.

Cytherea Pedemontana Raulin. Aquit., B. S. G. F., IX, p. 406.

— — Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 151, pi. XVII,

fig. 1-4, pl. XVIII, fig. 1-4.

— — Benoist. Catal. Saucats, p. 40, n° 86.

— — Bouillé et 'l'ourn. Pal. Biarritz, p. 8.

— — Benoist. Tort. Gironde, p. 3.

— — Fontannes. Moll, plioc., II, p. 64, pl. IV, fig. 2.

— — Dollf. Dautz. Et. prélim. Tour., p. 6.

Callista Pedemontona Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 14, pl. II,

fig. 15-18, pl. III, fig. 1.

Cytherea italica Sacco. Palæontol. univers. n« 69, fig. T, la, T*.

— — Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 213, pl. XV,

fig. 1-7.

Test épais. Taille très grande ; forme ovale, assez élevée, convexe, inéquilatérale ; côlé antérieur court et arrondi, côté postérieur un peu plus atténué et beaucoup plus allongé; bord palléal régulièremont arqué et raccordé par des arcs de cercle

avec les contours latéraux ; crochets gonflés, assez saillants, prosogyres et inclinés vers les trois quarts de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur déclive en avant du crochet, faiblement convexe en arrière. Lunule relativement courte et large, ovale, presque lisse, limitée par une très faible strie; corselet lisse, lancéolé, limité par une rainure profonde que borde à l’extérieur un gradin saillant; surface dorsale bombée, légèrement comprimée sur la région anale, sillonnée vers les crochets et sur la région buccale, tandis que toute la région dorsoanale ne porte que des accroissements fins et peu réguliers.

Charnière : 1 très épaisse et pyramidale, 3„ plus comprimée et plus courte, 3/, épaisse, longue et oblique, séparée de 1 par une large fossette triangulaire qui reçoit 26 très épaisse et obtuse; 2a forme une lamelle très mince et perpendiculaire sous le crochet; enfin, Ab forme une petite crête longue et peu saillante le long de la nymphe qui est très allongée, très aplatie, non saillante sur le corselet; AU, épaisse, transverse et très proéminente, vient se loger entre deux très faibles saillies AI et A 1 1 1 , cette dernière plus large que AI, de sorte que le contour inférieur du plancher cardinal n’est presque pas échancré en avant de 1 et de 2 ; il est au contraire assez profondément sinueux sous Sb et 4{,.

Impressions musculaires inéquidistantes, l’antérieure ovale et voisine de la charnière, la postérieure écartée et subquadi angulaire; sinus court, largement ouvert, obliquement sub- Ironqué à son extrémité; ligne palléale écartée du bord auquel elle est parallèle.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 93 mill.; diamètre umbonopalléal : 74 mill.; épaisseur d’une valve : 25 mill.

Rapp. et diff. — Cette espèce est aussi distincte de M. crycinoicles que de M. Cliionc ; elle se distingue de la première par sa forme moins transverse, plus élevée, par ses crochets situés moins en avant, par sa dent t plus épaisse, enfin par son ornementation qui ne persiste pas sur la région anale à Fàge adulte; cependant, les individus népioniques sont parfois entièrement sillonnés; on remarque, en outre, que le contour du plancher cardinal n’est pas bisinueux, que Ail et AUI sont moins préo-

minentes, que 3« est un peu plus courte que 1. Quant à M. Chionc, c’est une coquille à surface lisse dont la charnière présente des différences encore plus marquées...

M. Sacco a repris, pour cette coquille, le nom italica que Defrance lui avait attribué dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, sans la figurer, et avec une description très succincte, mais suffisante pour caractériser l’espèce; néanmoins, aux termes des règles fixées par les Congrès, c’est le nom pedemontana A g. qu’il aurait fallu préférer, parce qu’il correspond à une figure publiée pour la première fois par Agassiz; toutefois, le motif allégué par MM. Dollfus et Dautzenberg, pour l’éliminer, n’est pas sans valeur puisque ce nom pourrait prêter à confusion avec Cyprina pedemontana Lamk. D’autre part, il n’est pas possible de reprendre la dénomination Duboisi que d’Orbigny a appliquée aux spécimens de Volhynie, figurés par Dubois sous le nom de Chione, attendu qu’il n’est rien moins que certain qu’il s’agit bien de la même espèce; Hœrnes ne la mentionne pas en effet, dans sa synonymie de M. pedemontona.

D’après les spécimens que nous avons sous les yeux, comparativement à ceux de Piémont et de Bologne (coll. Cossmann), il y a identité certaine pour les provenances suivantes : Gironde, Touraine, Portugal (Cacella), Catalogne (Ciurana), Bassin de Vienne (Pôtzleindorf), c’est-à-dire de l’Helvétien au Pliocène inclus. Mais nous insistons sur ce point qu’il ne faut pas attacher une importance exclusive à la surface, car un échantillon burdigalien de Cestas, que nous a communiqué M. de Sacy, et qui est incomplètement sillonné en arrière — comme M. italica — doit, d’après sa charnière, se rapporter à M. erycinoides, tandis qu’un spécimen entièrement lisse, de Salles, rentre complètement dans M. italica.

Localités. — Salles (Largileyre), plésiotypes (PI. XV, fig. 19; et PI. XVI, fig. 5-6), coll. Cossmann, coll. Benoist au M. H. N. B; Salles (Min du Minoy Largileyre), coll. Peyrot, commune; Saucats (La Sime), Belus, Clermont (Landes), Salies de Béarn, Carrey, Baudignan (valves népioniques), Sallespisse, Orthez (Paren, Houssé), coll. Degrange-Touzin. — Hclvctien.

Saubrigues, valves népioniques, coll. Dumas. — Torfonïen.

Page 1