Meretrix (Pitaria) rudis [Poli]. Pl.XV,fig.7-8el
1795. Venus rudis Poli. Test. utr. Sic., p. 94, pl. XX, fig. 15-16.
1814. Venus pectunculus Brocchi. Conch. sub., II, p. 360, pl. XI’.I, fig. 12. 1818. Cytherea venetiana Lamk. Anim. sans vert., V, p. 569.
1837. — - Dujard. Mém. Tour., p. 260.
1850. Cytherea rudis Wood. Crag. moll., p. 208, pl. XX, fig. 5.
1852. Venus venetiana D’Orb. Prod., 111, p. 182, 27e et. , n° 329.
1874. Cytherea rudis Tourn. Faluns de Sos, p. 16.
1881. — Nyst. Scald., p. 21 1, pl. XX, fig. 5.
1886. Caryatis rudis Dell. Dautz., Et. prél. Tour., p. 6.
1893. Pitar rudis B. D. D. Moll. Bous., II, p. 330, pl. LIII, fig. 1-11.
1900. — Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 19, pl. IV, fig. 22-25.
1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 19.
1904. Meretrix rudis Dollf. Mioc. sup. Rennes, p. 658.
.1906. Pitar rudis Doll. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 217, pl. XIV, fig. 2-9.
Taille petite [dans rAquilaine] ; forme ovale, convexe, inéquilatérale ; côté antérieur ovale-atlénué, moitié plus court que le côté postérieur qui est plus largement semi-elliptique; bord palléal régulièrement arqué et raccordé avec les contours latéraux ; crochets gonflés, assez saillants, prosogyres, situés aux deux tiers de la longueur du côlé antérieur; bord lunulaire légèrement excavé; bord supéro-poslérieur un peu convexe. Lunule cordiforme, limitée par une faible strie; corselet indistinct; surface dorsale bombée, peu ou point déprimée sur la région anale, ornée de stries fibreuses et peu régulières, plus serrées et séparées par des saillies plus rugüeuses sur le côté postérieur. Charnière assez étroite, profondément échancrée en arrière sur son contour inférieur : 1 épaisse et courte; 3a presque contiguë, à peine oblique; 36 presque orthogonale avec 3a, épaisse, allongée et bifide; AI et A 1 1 1 courtes, peu saillantes de chaque côté de la fossette de Ail qui forme une crête saillante ; 2 a mince et perpendiculaire, 2& trièdre et inclinée, 4 {, saillante, lamelleuse et moitié plus courte que la nymphe qui est étroite cl limitée par une profonde rainure contre un gradin excavé. Impressions musculaires inégales et inéquidistantes; sinus ovale, assez large et ascendant.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 12 mil I . ; diamètre umbonopalléal : 10 m il I .
Rapp. et diff. — L’espèce méditerranéenne est si variable qu’il est difficile d’y distinguer des variétés ou mutations; cependant, M. Sacco a nommé plusieurs variétés du Pliocène du Piémont ou de la Ligurie ( ootri - /joua, transversula, subgigantea ) qui ont Toutes un galbe plus trigone que celui de nos spécimens de Saubrigues; ces derniers ressemblent plutôt à
la figure 22 représentant une valve droite typique de Rio Torsero, ou aux figures 2 et 3 de la planche XIV du Mémoire de MM. Dollfus et Dautzenberg, ils s’en rapprochent également par leur petite taille.
M. rudis diffère de M. sulcataria Desh. — qui a aussi des stries fibreuses
— par sa forme plus régulièrement ovale et par l’absence de dépression anale. Quant à M. parisiensis Desh. — du même groupe et aussi de l’Éocène
— c’est une espèce plus oblongue, plus inéquilatérale, qui se distingue de M. rudis par sa dépression anale et par sa surface dorsale moins sillonnée.
Localités. — Saubrigues, peu rare; plésiotypes (PI. XV, fig. 7-8;etI5 16), coll. Dumas, coll. Peyrot, coll. Degrange-Touzin. — Torfonie». Saint-Etienne d’Orthe, coll. Degrange-Touzin. — Helvélien.