‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 176 sur 350 · SWIeretnx (. Pïtaria ) subnitiduüa [d’Orb.]. PI. XVI · texte numérisé non relu

SWIeretnx (. Pïtaria ) subnitiduüa [d’Orb.]. PI. XVI

1823. Cytherea nitidula Bast. Mém. env. Bord., p. 91 [ non Lamk.J.

1838. — Grat. Cat. zool. Gir., p. 66.

1852. Venus subnitidula d’Orb. Prod., III, 26e él. , p. 107, n° 1988.

1873. Cytherea subnitidula Ben. Cat. Saucats, p. 41, n° 89.

1909. Cytherea (Canjatis) subnitidula Dollf. Et. crit. coq. Bord., p. 8, pl. I,

fig. 5-10.

[non Cyth. albina in Desh., Traité élém. Conch., II, p. 605 (1853); necCyth. Lamarcki Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 153].

Test épais. Taille assez grande; forme subtrigone, convexe et même un peu cordiforme, plus ou moins élevée, inéquilalérale ; côté antérieur deux fois plus court que l’autre, ovale et plus atténué; côté postérieur ovale-allongé; bord palléal très arqué, surtout au milieu, se raccordant par des courbes régulières avec les contours latéraux; crochets gonflés, cordiformes, prosogyres, dont la pointe est inclinée vers les trois dixièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur un peu excavé en avant du crochet, déclive ou presque rectiligne en arrière, jusque vers le contour anal. Lunule grande, excavée, limitée à l’extérieur par une strie assez profonde ; corselet lisse, lancéolé, quoique médiocrement allongé, limité par un gradin caréné; surface dorsale bombée, séparée — par un angle rayonnant et très obsolète — de la région anale qui est un peu excavée contre cet angle, puis partagée au milieu par une saillie peu proéminente et décurrente, enfin excavée de nouveau en deçà du gradin du corselet; toute la surface est couverte de stries d’accroissement fibreuses et serrées qui persistent sur la région anale et sur la lunule, et qui forment des plis plus rugueux sur l’angle décurrent.

Charnière : 1 pyramidale, épaisse et saillante ;3a mince, parallèle à 1 mais plus courte; 3b inégalement bifide, séparée par une large rainure do la nymphe qui est largement aplatie et isolée du corselet par une profonde rainure; 2a formant une mince lamelle presque perpendiculaire sous la pointe du crochet, subéchancrée sur son arête supérieure ; 2ft épaisse, trois fois plus saillante que l'autre branche, séparée d’elle par une large fossette, ainsi que de Ab qui est épaisse, assez saillante à son extrémité dressée presque verticalement au-dessus du plan de la nymphe; A II formant un trièdre presque aussi élevé que

2b> avec une petite fossette ou encoche suc la face inférieure pour loger AI très émoussé; A III est formée d’une petite arête peu saillante, mais nettement distincte du bord supérieur. Le contour inférieur du plancher cardinal est nettement échancré sous 2b et sous sa fossette sur la valve droite.

Impressions musculaires inégales et inéquidistantes; l’antérieure voisine de A I et de AU, un peu allongée, mais grande et surtout moins large que la postérieure qui est à peu près arrondie ; sinus triangulaire, non tronqué à son extrémité qui s’avance presque jnsqu’à la moitié de la longueur des valves; impression palléale bien gravée, parallèle au bord des valves, à une certaine distance.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 52 mill. ; diamètre umbonopalléal : 42 mill.

Rapp. et diff. — Comparée à Venus lumens Gm., qui est le génotype de Pitaria, il/, subnitidula a une forme moins bombée, le côté antérieur moins largement arrondi.

D’autre part, on a confondu (Hœrnes en particulier) M. subnitidula, qui n’avait jamais été figurée avant la publication toute récente de M. Dollfus, avec M. Lamarcki qui appartient bien au même Sous-Genre, mais qui aune forme plus ovale, une ornementation très différente; notamment, le bord palléal est plus irrégulièrement arqué chez il/, subnitidula, et ses extrémités sont plus atténuées, plus étroitement ovales, sans être aiguës pourtant; la charnière présente aussi quelques différences : comme la lamelle AI est moins saillante chez il/. Lamarcki, l’encoche entaillée sur la paroi de A II est moins visible que chez il/, subnitidula-, enfin le sinus de il/. Lamarcki nous paraît être constamment plus court. La distribution stratigraphique de ces deux espèces est d’ailleurs à peu près la même.

Benoist a indiqué en synonymie douteuse Cyth. albina Lamk., d’après les indications fournies par Deshayes, dans son « Traité élémentaire »; mais M. Dollfus a récemment fait ressortir que la figure de l’espèce vivante, publiée par Deshayes, présentait des différences qui ne justifient pas une telle assimilation.

Le nom nitidula Bast. a été corrigé, avec juste raison, par d’Orbigny attendu qu’il n’y a aucune comparaison à établir avec l’espèce éocénique qui appartient à un tout autre groupe de Meretrix.

Remarquons enfin que la récente publication de M. G. Dollfus a rectifié en fait, sans toutefois l’expliquer, une erreur manifeste de la Monographie de MM. Dollfus et Dautzenberg (1904) qui ont interprété tout différemment

Cyth. nitidula Bast. et par suite C. subniticlula cl’Qrb., en le rapportant en synonymie à Venus (Mercenaria) Dujardini Hœrnes. Il est vrai que cette dernière espèce ressemble davantage à Cyth. nitidula Lamk., sauf l’absence de dent latérale antérieure, mais ce n’est pas un motif suffisant pour justifier cette interprétation qui était en définitive inexacte, comme il résulte de la figure publiée par M. Dollfus, en conformité avec l’interprétation de Benoist et de tous les collectionneurs bordelais.

Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), plésiotypes (PL XYI, fig. 1-4), coll. de Sacy, commune; toutes les coll. Cestas, Cazenave, coll. Cossmann ; Léognan (Carrère), coll. Peyrot, rare ; Saint-Médard-en-Jalle, Léognan (Le Thil sup., Thibaudeau, Sangsueyre), Saucats (Lagus, Gieux), coll. Degrange-Touzin. — BSurdigallen.

Pessac (Lorient), coll. Bial-Neuville, coll. Duvergier; Mérignac (Pontic), coll. Peyrot; Saint-Médard-en-Jalle (Gajac), coll. Duvergier, coll. Degrange- Touzin. — Aquïïamfeii,

17 . 8W8er*etr*ix ( Pitaria ) Benoisti nov. sp. PI. XV, fig. 9-10.

Taille assez grande; forme ovale, peu convexe, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, moitié plus court que le côté postérieur qui plus est largement circulaire et même subdilaté; bord palléal régulièrement arqué, se raccordant en courbe dans le prolongement des contours latéraux; crochet peu proéminent, prosogyre et légèrement cordiforme, situé aux deux tiers environ de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur très faiblement excavé sur la région lunulaire, un peu convexe en arrière du crochet. Lunule étroite et allongée, limitée à l’extérieur par une strie peu profonde; corselet nul ou réduit à une paroi verticale au-dessus de la nymphe dont il est séparé par une fine rainure; surface dorsale lisse, quoique non brillante, à peine déprimée sur la région anale, charnière assez large : AU courte et pointue, très voisine du crochet; 2a très mince, perpendiculaire sous le crochet, 2b épaisse et un peu oblique, &b longue et peu saillante, à peu près confondue avec la nymphe; contour inférieur du plateau cardinal bisinueux, quoique peu profondément échancré sous 2b. Impressions musculaires presque égales et ovales; sinus obtus, large et court, dont le contour supérieur

est presque horizontal, tandis que le contour opposé rejoint à 45° l’impression palléale très écartée du bord.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 38 mil 1 . ; diamètre umbonopalléal : 31 mill.

Rapp. et diff. — Bien que nous n’ayons encore vu que deux valves gauches, nous n’hésitons pas à séparer cette espèce qui ne ressemble à aucune des autres Pitaria de l’Aquitaine; elle a une forme ovale qui rappelle celle de Meretrix nitidula Lamk., récemment classée dans le S. -G. Aphrodita Conr., par M. Jukes Browne; mais sa charnière avec une branche 2a très mince ne ressemble nullement à celle de ladite espèce chez laquelle 2a est au contraire épaisse ; d’ailleurs le bord supérieur est plus dilaté en arrière des crochets, comme chez les espèces parisiennes qui ont été classées dans la section Chionella Cossm. (= Callista), toutefois sa charnière en diffère complètement et se rapporte assez exactement à celle de Venus tumens Gm. qui est le génotype de Pitaria.

Localité. — Mérignac (PI. XV, fig. 9-10), coll. Benoist au M. H. N. B., sans indication de niveau ; une autre valve plus grande, mais moins fraîche, même localité (couche n° 6), coll. Degrange-Touzin. — Uiirdignllen.

179. Meretrix ( Pitaria ) undata [Bast.]. PI. XV, fig. 20-22.

1825. Cytherea undata Bast. Mém. env. Bord., pl. IV, fig. 4.

1852. Venus subundata d’Orb. Prod., III, p. 107, 26e ét., n° 1979.

1873. Cytherea undata Benoist. Cat. Saucats, p. 41. n° 91.

Test un peu épais. Taille moyenne; forme ovoïdo-triangulaire, assez convexe, très inéquilatérale; côté antérieur largement arrondi, deux fois plus court que le côté postérieur qui se ter- . mine par un bec ovale-acuminé ; bord palléal très arqué à l’aplomb des crochets, légèrement sinueux avant de se raccorder avec le bec anal ; crochets médiocrement gonflés, prosogvres, inclinés vers les deux septièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur presque rectiligne de part et d’autre du crochet. Lunule ovale, lisse, limitée à l’extérieur par une strie faiblement gravée; corselet lisse, très étroit, allongé, limité par une arête contiguë à une profonde rainure; surface dorsale bombée au milieu, un peu déprimée à l’arrière, en deçà d’un angle décurrent et arrondi qui borde la région anale, fai-

blemeut excavée contre le corselet seulement; ornementation partiellement composée de sillons écartés vers les crochets et sur la région buccale, mais disparaissant sur la région dorsale et sur la région anale qui sont très brillantes, avec quelques traces de rayons probablement dues à la coloration. Charnière : 1 et 3a minces et parallèles, un peu obliques sous le crochet; 3* mince, faiblement bifide et très oblique; 2a mince, saillante et perpendiculaire sous le crochet, séparée par une fossette étroitement triangulaire de 2^ qui est beaucoup plus épaisse, oblique à 45° et aussi saillante que 2a ; 4 formant une arête presque aussi allongée que la nymphe qui est étroite et garnie de très fines crénelures transverses; Ail réduite à une pointe très saillanleavec uné faible entaille sur sa paroi inférieure pour logerAIqui està peine proéminente, tandis que A I II se compose d’un léger renflement allongé contre le bord supérieur. Impressions musculaires très inéquidistantes; sinus assez large, tronqué à son extrémité qui s’avance jusqu’à la moitié de la longueur des valves; impression palléale très écartée du bord auquel elle est parallèle.

Dim. Diamètre antéro-postérieur: 35 mill. ; diamètre umbonopalléal : 26 mill.

Rapp. et diff. — Cette coquille se distingue — à première vue — des autres Pitaria précédemment décrites, par sa forme trigone et subrostrée en arrière qui rappelle Tiveliha de l’Eocène ; mais elle s’écarte de ce dernier groupe par un sinus bien plus long et par ses cardinales non divergentes sur la valve droite. Ses sillons ont quelque analogie avec ceux de M. italica qui est toutefois bien plus ovale et qui se rattache à un Sous-Genre différent, à cause de sa charnière.

.Nous n’avons pas cité dans notre synonymie la référence à l’ouvrage de Goldfuss, car il ne nous paraît nullement prouvé que la coquille de l'Oligocène supérieur de Bünde, dans l’Allemagne du Nord, soit bien la même que celle de l’Aquitaine.

Les spécimens de M. iindata trouvés dans les quelques gisements burdigaliens que nous citons plus bas nous paraissent provenir du ravinement des couches aquilaniennes sous-jacentes. 11 nous paraît certain que l’espèce s’est éteinte dans l’Aquitanien supérieur.

I .localités. — Saucats (Lariey), néotypes (PI. XV, fig. 20-22), coll. Coss-

mann, très commune; Mérignac (Baour inférieur), coll. Peyrot; Pessac, (Lorient, Noès) ; Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalle (Gajac), Cabanac (Gassie, Pouquet), Martillac (Breyra), coll. Degrange-Touzin ; Saint-Morillon (le Planta, Bleynie, CouiTens, Chiret), coll. Cossmann, coll. Degrange- Touzin; Léognan (Le Thil inférieur, les Sables); La Brède (Lasalle, tranchée du chemin de fer, Lubbert) ; Saint-Selve (Raton-Durand) ; Saucats (Bernaclion, route du Son), Uzeste, La Saubotte, Bazas (La Flotte), Villandraut (Gamachot, moulin de Fortis), coll. Degrange-Touzin; Saint-Avit, coll. Peyrot; Lucbardez fcanton de Bargues),Corbieu (moulin de Carreau), Saint-Sever (Meignos), coll. Degrange-Touzin. — Aqultanlen.

Saucats (Peloua), Mérignac (Baour supérieur), Léognan (Le Thil supérieur), Dax (Cabannes), coll. Degrange-Touzin. Rare. — Bardigalften.

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