‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 175 sur 350 · Meretrix ( Pitaria ) Lamarcki [Agass.]. PI. XV · texte numérisé non relu

Meretrix ( Pitaria ) Lamarcki [Agass.]. PI. XV

fig. 11-14.

1845. Cytherea Lamarcki Ag. Icon. coq. tert., p. 39, pl. VIII, fig. 1-4.

1852. — Raulin Terr. tert. Aquit., B. S. G. F., IX, p. 406.

1862. — Hœrnes. Tert. B. VVien, II, p. 153, pl. XVIII, fig. 5.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 40, n° 87.

Test très épais. Taille assez grande ; forme très convexe, ovale, élevée, très inéquilatérale; côté antérieur ovale et trois fois plus court que le côté postérieur qui est plus dilaté et obtusément tronqué, quoique arqué, sur son contour anal; bord palléal médiocrement incurvé, raccordé par des arcs de cercle avec les contours latéraux ; crochets saillants, gonflés, prosogvres, inclinés vers le quart de la longueur du côté antérieur; bord supérieur déclive ou subexcavé en avant, peu convexe en arrière du crochet. Lunule déprimée, largement cordiforme, limitée par une ligne superficielle; corselet comprimé, lancéolé, vaguement limité par un angle arrondi du côté de l’extérieur, et par une arête avec un gradin orthogonal du côté de la nymphe; surface dorsale très bombée, marquée — sur la région anale — d’une dépression rayonnante et peu profonde; ornementation composée de sillons concentriques et réguliers dans le voisinage des crochets jusqu’au diamètre de 16 millimètres, puis la surface devient lisse ou irrégulièrement plissée vers les bords chez les individus gérontiques, ornée de filets rayonnants, à peine visi- C. et P. 50

blés au milieu, plus proéminents sous le vernis de la région anale.

Charnière : 1 formant une pyramide dont le sommet est un peu plus bas que celui de 3a, une fossette très étroite les sépare et leurs faces sont parallèles; 36 presque horizontale, saillante, profondément bifide, s’avançant jusqu’à la moitié de la longueur de la nymphe; 2„ mince, assez oblique, échancrée et plus basse que 26 qui est énorme, épaisse, presque horizontale et très proéminente; très écartée, peu épaisse et allongée jusqu’aux deux tiers de la nymphe qui est cariée sur sa face plane, et finement sillonnée en long sur la face en biseau qui supporte le ligament jusqu’à la rainure contiguë au gradin du corselet; Ail formant une saillie conique et émoussée avec un petit contrefort dirigé vers 2a; AI à peine proéminente, tandis que A III forme une petite arête autour de la fosse destinée à loger AIL Le contour inférieur du plancher cardinal forme une assez forte saillie en avant sous AI et Ail, et il est profondément échancré en arrière sous 3*, et 4&.

Impressions musculaires inéquidistantes et inégales; l’antérieure est rapprochée, ovale, profondément gravée et limitée par un épaisissement sous A I et A II ; la postérieure est subrectangulaire et transverse. Sinus palléal peu allongé, pointu à son extrémité; son contour supérieur est horizontal. Ligne palléale écartée du bord et parallèle à celui-ci.

Drai. Diamètre antéro-postérieur : 65 mill. ; diamètre umbonopalléal : 55 mill. ; valve plus courte (de Dax) : 57 mill. sur 47 mill.

Rapp. et diff. — L’ornementation de cette espèce varie dans des limites assez étendues ; la majorité des individus est semi-sillonnée, comme nous l’avons indiqué dans la diagnose ci-dessus; mais il y a des valves entièrement dépourvues de sillons, jusque sur les crochets, sauf sur la dépression anale où ils réapparaissent presque toujours; d’autre part, Hœrnes a figuré sous le même nom des spécimens du Bassin de Vienne qui ont bien exactement la charnière et le sinus de M. Lamarcki, mais dont toute la surface dorsale porte — jusque vers les bords — des sillons concentriques assez écartés, qui rappellent beaucoup ceux de M. erycinoides ; pour décider si ces derniers échantillons doivent être séparés comme

variété de la forme typique, il faudrait comparer les valves en nature au lieu des figures.

M. Lamarcki se distingue de M. lumens , génotype de Vit aria, par son ornementation, peu constante il est vrai, mais aussi par ses crochets situés beaucoup plus en avant, par son sinus moins obtus à l’extrémité, par sa dent 2b plus divergente, 4 b plus horizontale, par son corselet un peu plus distinct, etc.

D’autre part, si l’on compare notre coquille de l’Aquitaine avec M. rudis [Poli] qui existe dans le Néogène de la Touraine et d’Italie, on remarque que cette dernière espèce a une forme beaucoup plus équilatérale, que les sillons de sa surface dorsale sont beaucoup plus fibreux, que sa dépression anale est beaucoup moins marquée; M. Lamarcki atteint d’ailleurs une taille beaucoup plus grande que celle de M. rudis.

Du côté ancestral, M. Lamarcki ressemble évidemment à il/. obliqua Dh., du Thanétien des environs de Beauvais ; mais sa forme est plus élevée, plus trigone, son ornementation est plus régulière vers les crochets, sa convexité est d’ailleurs plus grande; si on la rapproche de il/. ambigua Desh., du Cuisien, qui est aussi du même groupe, on remarque que celle-ci a une dépression anale qui fait totalement défaut chez M. Lamarcki; outre la différence de l’ornementation — absente chez il/. ambigua — il y a aussi la forme du sinus plus largement arrondi à l’extrémité chez l’espèce cuisienne qui a enfin une lunule plus étroite.

D’autre part, Cylh. porrecta y. Kœnen, de l’Oligocène inférieur de Latdorf, a une forme beaucoup plus transverse et un sinus plus court. M. Lamarcki paraît localisée dans le Burdigalien et l’Aquitanien supérieur de l’Aquitaine où on la rencontre concurremment avec une autre espèce qui avait été confondue avec elle, et qui en a été séparée, comme on le verrra ci-après.

Localités. — Cestas, valve gauche (PI. XY, fig. 13-14), coll. dé Sacy; Pont-Pourquey, coll. Bial-Neuville, Saint-Médard (Gajac), Martillac (Pas de Barreau), Léognan (Le Thil, Tliibaudeau, Sangsueyre), Saucats (Peloua), coll.Degrange-Touzin ; Dax (Min de Cabannes), valve droite (fig. 11-12), coll. Cossmann, coll. Bial-Neuville. — lîurîüSgtaliefia.

Pessac (Lorient), coll. Bial-Neuville, coll. Cossmann; Mérignac (Pontic), coll. Rozier; un individu bivalve, coll. Benoist au il/. II. N. B.; Saint- Morillon, même coll.; Noaillan (la Saubotte), jeunes individus, coll. Begrange-Touzin. — Aqultaislen.

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