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Meretrix ( Cordiopsis ) islandicoides [Laink

PI. XVII, fig. 1-2, 12-15.

1814. Venus islanclica L. var. Brocchi. Conch. foss. sub., I, p. 557, pl. XIV,

fïg. 5.

1818. Cyprina islandicoides Lamk. An. s. vert., V, p. 558.

1862. Venus Dujardini Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 120, pl. XIII,

fig. 1.

1900. Amiantis islandicoides Sacco. 1 Moll. terz.Piem., XXVIII, p. 21, pl. V,

fig. 1-5.

Test assez épais. Taille assez grande; forme globuleuse, assez régulièrement ovale, très inéquilatérale; côté antérieur, court, ovale; côté postérieur largement arrondi, non tronqué, formant le prolongement de la courbe circulaire du bord palléal qui se raccorde de même en avant avec le contour buccal ; crochets gonflés, assez saillants, prosogyres et cordiformes, situés aux sept huitièmes de la longueur du côté antérieur ; bord supérieur déclive et peu arqué sur la région Iunulaire, convexe et beaucoup plus élevé que les crochets, en arrière de ceux-ci. Lunule assez longue, ovale, à peine limitée à l’extérieur par une strie imperceptible ; corselet indistinct, se réduisant à un angle séparé du ligament par une profonde rainure; surface dorsale très bombée, sans dépression anale, marquée seulement de stries d’accroissement peu régulières et assez profondément gravées. Charnière épaisse : 1 épaisse et trièdre, 3a mince, aussi haute et parallèle à la face antérieure de 1, 3* oblique et inégalement

Fig. 70. — Charnière de Cordiopsis islandicoides Lk. Foss.

bilobée; 2a mince, perpendiculaire sous le crochet, 2b plus épaisse, inclinée à 65° sur l’autre branche, kb très mince, longue et beaucoup plus haute que les deux branches de 2, bien

distincte de la nymphe qui forme une large surface striée en travers; Ail formant une pointe aiguë, reçue dans une profonde fossette, entre deux protubérances peu visibles même dans le jeune âge, qui représentent la trace de AI et A II I ; le contour inférieur du plancher cardinal n’est pas très sinueux. Impression du muscle antérieur semi-elliptique ; impression du muscle postérieur plus largement ovale; sinus subtrigone, ascendant, obtusément arrondi à son extrémité qui n’attèint pas la ligne médiane de la valve; ligne palléale écartée du bord et formant une bande assez large et brillante.

Dim. Diamètre antéro-postéro-postérieur : 50 mil I. ; diamètre umbono palléal : 45 mill.

Rapp. et diff. — Cette espèce est beaucoup plus ovale et surtout plus inéquilatérale que la forme du Burdigalien qui a été confondue avec elle; nous ne citons pas en synonymie la coquille du Bassin de Vienne que Hœrnes a désignée sous le nom V. islandicoides et qui nous paraît avoir le côté antérieur plus déclive en avant du crochet : il y a aussi quelques différences dans la charnière; ce que nous avons expliqué à propos de il/, intercalons nous dispense de nous étendre ici plus longuement sur le même sujet. En résumé, dans l’Aquitaine, on voit se succéder les différentes mutations du même groupe, sans qu’il soit difficile de les distinguer les unes des autres, depuis l’Oligocène jusqu’au Tortonien.

Si l’on compare il/, islandicoides à il/. Brocchii Desh., de l’Astien d’Italie, on trouve que cette dernière a le crochet presque d’aplomb au-dessus du contour buccal et que le bord supéro-postérieur s’élève beaucoup au-dessus du crochet; la charnière n’est pas tout à fait pareille, presque déformée par l’inclinaison du crochet chez M. Brocchii; enlin le sinus est un peu plus étroit chez cette dernière espèce.

Localités. — Saubrigues, un individu bivalve (PI. XVII, fig. 1-2), coll. Benoist au il/. H. N. B.; coll. Dumas, individu bivalve, mais plus jeune, identique d’ailleurs; individus népioniques (PI. XVII, fig. 12-15), coll. Bial- Neuville; Peyrère, très jeunes valves (PI. XVII, fig. 3), coll. Raulin à l’Ecole des Mines; Saint-Jean de Marsacq, coll. Degrange-Touzin. — 'B'orto ■lien.

G. et P.

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