C. et P
Lunule grande et allongée, plissée seulement par les accroissements, limitée à l’extérieur par une strie superficielle, convexe au milieu, creusée au contraire dans le voisinage du crochet où une rainure large et obtuse isole une aire triangulaire qui vient recouvrir le sommet des dents cardinales; corselet indistinct ou réduit à un gradin rainuré; surface dorsale médiocrement bombée, très obtusément déprimée à l’arrière sur la région anale qui est vaguement limitée par un ou deux rayons peu visibles; ornementation composée de larges sillons séparant de gros plis concentriques qui deviennent plus minces et sublamelleux sur la région anale où ils s’anastomosent parfois à partir des facettes formées par les rayons; en outre, les intervalles sont très finement striés par les accroissements du test; du côté antérieur, les plis cessent complètement en deçà de la strie limitant la lunule.
Charnière assez épaisse et bien développée, échancrée en arc de cercle sur presque tout son contour inférieur : 1 mince, formant une crête triangulaire perpendiculaire au contour du plancher cardinal ; 3a petite et extrêmement courte parce qu’elle est partiellement recouverte par le bord lunulaire ; 3/, oblique à 45°, peu épaisse, non bifide ;2a mince et courte, % formant une crête trigone et un peu oblique; 4* longue, saillante et étroite, bien distincte de la nymphe qui est un peu large et plane; A II très puissante et trigone, logée dans une longue fossette de part et d’autre de laquelle s’élèvent AI et A III bien formées, quoique courtes.
Impressions bien limitées, surtout l’antérieure qui est arrondie, presque symétrique de l’autre ; ligne palléale beaucoup plus écartée du bord en avant qu’en arrière où elle fait un petit crochet orthogonal avant de se raccorder à l’impression de l’adducteur postérieur. Bords lisses, non crénelés.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 30 mill. ; diamètre umbonopalléal : 26 mill. ; épaisseur d’une valve : 7 mill.
Rapp. et diff. — A propos de Gouldia minima Montg., MM. Dollfus et Dautzenberg (/. c., 223) s’expriment ainsi : « Enfin le Circc Deshayesi
Benoist, non figuré, reste un peu douteux ». Benoist n’avait pas en effet tout d’abord classé Cytherea Deshayesiana dans le G. Circe, tandis qu’il y a placé Circe Banoni ; mais l’espèce a été très bien figurée par Basterot, et même si l’on n’en possède pas d’échautillons, on peut constater par l’inspection des figures, publiées dès l’année 1825 par cet auteur, que c’est une coquille beaucoup plus grande, moins trigone et plus élevée que Gouldia minima, arrondie à ses deux extrémités, avec de gros plis séparés par de larges sillons, quand on étudie des spécimens adultes. Il est vrai que, vers les crochets, ces sillons sont plus fins et ressemblent alors un peu à ceux de Gouldia minima, quoique encore plus grossiers; les autres critériums différentiels peuvent être constatés à tout âge ; il y a notamment des divergences très importantes dans la charnière : 1 plus mince, 3a plus courte, 2b moins oblique, etc., chez C. Deshayesiana (comparaison avec des individus du Roussillon).
D’autre part, Circe variabilis Stan. Meunier, du Stampien de Pierrefitte, est plus transverse et plus trigone.
Jjocalités. — Saucats (Peloua), néotypes (PI. XVIII, fig. 10-13), coll. de Sacy; coll. Bial-Neuville, coll. Nadal, coll. Peyrot, commune; Saucats (moulin de l’Eglise) ; Dax (Moulin de Cabanes) ; Le Haillan, coll. Degrange-
Touzin. — Burdfgnlien.
Léognan (Les Sables, Le ThiL, coll. de Sacy; Saucats (Lariey), coll. Cossmann ; Bial-Neuville, Noaillan (la Saubotte), même coll. ; Mérignac (Baour), coll. Peyrot; Saint-Avit, Saint-Morillon, Cabanac (Pouquet), coll. Degrange-
Touzin. — Aquîdaaiien.