Circe ( Gouldia ) dossnicides nov. sp. PI. XVIII
fi g. 26-29.
Taille très petite; forme dosinioïde, élevée, subtrigone, assez convexe, peu inéquilatérale; côté antérieur arrondi, plus court et moins largement arqué que le côté postérieur qui n’est ni tronqué ni anguleux sur son contour anal; bord palléal semielliptique; crochets petits, légèrement gonflés quoique peu saillants, prosogyres, mais presque médians; bord supérieur à peu près également déclive et un peu arqué, de part et d’autre du crochet. Lunule lancéolée, limitée par une fine strie; corselet peu distinct; surface dorsale bombée, ornée de sillons un peu écartés et plus profonds vers les bords. Charnière assez large pour la taille de la coquille, échancrée en arrière sur le
contour inférieur du plancher cardinal : 1 trigone, 3a mince et courte, parallèle à la face antérieure de 1 ; 3Ô oblique et très étroite ; 2a mince et oblique, 2* épaisse et bifide, 4* contiguë à la nymphe; Ail assez épaisse et longue, Al formant un rebord beaucoup plus épais que A III qui est mince et peu saillante. Impressions musculaires symétriques ; ligne palléale très écartée du bord lisse, faisant un crochet imperceptible avant de rejoindre l’impression de l’adducteur postérieur. Bords lisses.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 7 mil I . ; diamètre umbonopalléal : 6 mil 1 . 1/2.
Rapp. et diff. — Nous sommes obligés de proposer une nouvelle espèce pour cette petite coquille qui ne peut être confondue ni avec C. Desliayesiana, ni avec C. minima, à cause de sa forme obronde et presque symétrique, ainsi que par son ornementation moins grossière que celle du premier, moins serrée que celle du second. Elle représente un type tout à fait distinct qui rappelle plutôt certaines formes ancestrales du Bassin de Paris, telles que Circe pusilla Desh. du Thanétien, qui est un peu plus transverse, ou C. circularis Desh. du Lutécien de Parnes, tandis que C. vetula du Bartonien, est plus vénériforme. Il est probable que c’est à cause de sa petite taille qu’elle a échappé jusqu’ici à l’attention des cher, cheurs, soit parce qu’on l’a confondue avec C. minima.
Localités. — Salles (Largileyre), types (PI. XVIII, lig. 26-29), coll. Cossmann ; coll. Bial-Neuville, Degrange-Touzin ; Mimbaste, coll. Benoist au M.H. N. B.-, Salles (le Minoy, Min Débat), coll. Duvergier; Salies-de-Béarncoll. Degrange-Touzin. — Mclvctlen,
SUNETTA Link, 1807.
(=i Meroe Schum, 1817 = Cunem Mégerle, 1811).
Coquille ovale, trigone, plus ou moins comprimée, subéquilatérale; surface lisse ou sillonnée; lunule creuse et lancéolée; corselet très excavé et caréné, formant une cavité dans lequel le ligament ^ G D
est immergé ; char-
• ' 1 au
Iliere Cle Kig. 75. — Charnière de Sunetta scripla L. Viv.
Meretrix, avec des lamelles latérales antérieures allongées,
Irès inégales sur la valve droite; sinus court; commissure des valves lisse ou crénelée.
Sunetta s. stricto. — Forme inéquilatérale ; surface sillonnée; bords crénelés (G. -T. : Donax scripta L. Viv.).
M. Dali (Tert. Flor., p. 1246, 1902) a distingué les Sections Solanclerina Dali (forme équilatérale, surface lisse et convexe, bords crénelés) et Sunettina Jouss. (forme orbiculaire, comprimée, lisse, bords crénelés).
Enfin M. Jukes Browne (/. c., p. 164) a séparé le S. -Genre Meroena (G -T. : Cyth. triyomila Desh.) qui est caractérisé par l'absence d.e
crenelures sur le bord palléal, par
Fig. 76. — Charnière de Meroena trigonula Desh. Eoc.
l’excavation moindre du corselet ; par sa surface tantôt lisse, tantôt sillonnée ; en outre la dent 3* est profondément bifide; quant à la forme, elle est plus ou moins trigone.
Le Genre Sunetta s’écarte complètement de Meretrix par son corselet dont l’excavation empiète sur le bord cardinal, et par sa lamelle antérieure LA II beaucoup plus allongée, ainsi que par l’inégalité de LAI et LA III; il n’y a pas à attribuer une bien grande importance au critérium des bords crénelés, puisque tout le groupe des Sunetta ( Meroena ) de l’Eocène a les bords lisses, aussi bien dans le Bassin de Paris que dans celui de Nantes. On n’en a pas signalé de représentant au niveau de l’Oligocène; mais le Genre réapparaît dans l’Aquitanien sous la forme d’une Section ( Solancle rina) du groupe typique, et M. Sacco (toc. cit., XXX, p. 165) a catalogué Meroe oblita Michelotti, dans l’Helvétien du Piémont; puis, une nouvelle éclipse dans le Pliocène, jusqu’à l’époque actuelle.