L. B., II, p. 243, pl. VI, fig
1838. — Grat. Cat. zool. Gir., p. 63, n° 702.
1848. — Desh. Traité élém. Conclu, p. 579, pl. XIV,
fig. 18-19.
1851. Grateloupia irregularis Woodw. Man. Moll., p. 306, pl. XX, fig. Il-
1852. Donax irregularis d’Orb. Prod., III, p. 104, 26e ét., n° 1930.
1852. Grateloupia donaciformis d’Orb. Ibid., p. 105, n° 1952.
1854. — Bronn. Leth. III, p. 403, pl. XXXVII, fig. 19.
1855. — Pict. Tr. Pal., III, p. 453, pl. LXXVI, fig. 8.
1862. Grateloupia irregularis Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 149, pl. XVI,
fig. 5 (an var. ?)
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 39, n° 83.
Test épais. Taille assez grande; forme transverse, irrégulière, assez convexe, inéquilatérale; côté antérieur largement arrondi ; côté postérieur beaucoup plus atténué, quoique ovale, non rostré; bord palléal peu arqué, presque rectiligne en arrière, se raccordant en avant par une courbe concentrique avec le contour buccal et par un arc plus réduit avec le contour anal ; crochets petits, écrasés, non saillants, opposés, situés peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur presque également déclive de part et d’autre du crochet, puis un peu excavé avant de se raccorder avec les courbes des contours latéraux, assez C. et P. 55
près en avant, assez loin en arrière. Lunule enfoncée, étroite, à bords presque parallèles, limitée par une ligne superficielle à l’extérieur et par la carène du bord dorsal de la valve; corselet très allongé, aplati, limité à l’extérieur par un angle obtus et émoussé, séparé du ligament par un pli adjacent à une rainure; surface dorsale un peu déprimée au milieu, séparée de la région anale par un angle arrondi et décurrent, lisse ou simplement marquée de plis d’accroissement peu réguliers qui deviennent un peu plus saillants sur l’angle postérieur.
Charnière longue et peu large, avec deux sinus symétriques sur le contour inférieur du plancher cardinal : 1 mince et perpendiculaire sous le crochet; 3a très épaisse, obliquement incurvée contre le bord, 36 courte et très peu divergente, suivie — de l’autre côté de la fossette — par trois à cinq productions dentiformes serrées et de plus en plus obliques; 2a et % minces et presque parallèles ou perpendiculaires sur le crochet; 4a mince et très écartée en avant contre le bord lunulaire; très petite et semblable par sa taille et par sa saillie aux productions supplémentaires qui s’alignent en arrière sur la nymphe, au nombre de sept en général, et qui engrènent plus ou moins avec celles de la valve opposée; Ali trigone, dans le prolongement de 4a, mais beaucoup plus saillante et plus épaisse, reçue dans une fossette comprise entre Aï et A III bien marquées; PI très rudimentaire, la fossette opposée étant très indécise; nymphe assez largement aplatie, séparée par une rainure de la surface ligamentaire.
Impressions musculaires symétriquement placées, mais très inégales ; l’antérieure allongée, la postérieure subquadrangulaire; sinus grand, allongé, ovale, s’avançant jusqu’à peu de distance de l’impression de l’adducteur antérieur, se raccordant au milieu avec la ligne palléale qui est plus écartée du bord lisse en avant qu’en arrière.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 55 mill. ; diamètre umbonopalléal : 35 mill.
Rapp. et diff. — Cette espèce a été décrite sous deux noms différents, d’abord par Basterot, qui la plaçait bien à tort dans le G. Donax, ensuite par
Des Moulins, sous le nom Grateloupia donaciformis qui lui est resté jusqu’à ce que Hœrnes ait signalé l’identité de ce dernier et de Donax irregidaris. Toutefois, malgré ce que cet auteur affirme dans le texte de son ouvrage, il est permis de se demander si la forme du Bassin de Vienne est bien la même que celle de l’Aquitaine; Hœrnes n’y a vu d’autres différences que la taille qui est beaucoup plus grande à Grund, puisqu’elle atteint 90 mi 11. ; mais l’inspection des figures — à défaut des spécimens originaux — nous révèle d’autres caractères différentiels : la coquille viennoise est certainement plus allongée et moins élevée que celle du Bordelais, la région des crochets s’élève moins au-dessus de la charnière, de sorte que les deux parties du bord dorsal sont moins déclives; les dents cardinales paraissent bien semblables chez les deux formes, mais il y a un plus grand nombre de lamelles sériales à l’arrière chez le fossile du Bassin de Vienne; si le dessinateur n’a pas exagéré, on en compte 12 à 15 à gauche, 9 à 11 à droite, et jamais il n’y en a autant chez les individus du Bordelais, bien que le nombre en soit parfois variable, toujours moindre à droite qu’à gauche; enfin, le sinus palléal de ces derniers est plus ovale, moins coudé vers l’impression de l’adducteur postérieur, il se raccorde plus rapidement et moins en arrière avec la ligne palléale. Pour tous ces motifs, il nous parait très probable que l’on devra séparer ultérieurement les individus provenant du Bassin de Vienne comme une variété ou même une espèce distincte.
Aucune Grateloupia n’a encore été signalée en Touraine ; on n’en connaît pas au-dessous de l’Aquitanien du Bordelais, ni dans le Pliocène. Quant à l’espèce des Etats-Unis qu’on a rapprochée de ce Genre ( Cytheriopsis liydana Conr. = Grateloupia Moulinsi Lea), elle ne présente pas les mêmes caractères. Nous avons indiqué ci-dessus, dans la partie générique, les différences qui peuvent, à la rigueur, en justifier le classement dans la Section Grateloupina qui se trouve ainsi précéder dans l’Eocène le G. miocénique Grateloupia.
Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), plésiotypes (PI. XVI, fig. 14-1 5 ; et PI. XVIII, fig. 5), coll. Bial-Neuville; toutes les coll. Cestas, coll. Cossmann; Léognan (LeThil supérieur), Dax (Mandillot), coll. Degrange-Touzin.
— JBurdlgalien.
Mérignac, commune, La Brède (La Salle, Lubbert), Saint-Morillon (Bleynie), Saint-Selve (Raton-Durand), coll. Degrange-Touzin. — Aqultanien.