‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 208 sur 350 · Coralliophaga transylvanica [Homes · texte numérisé non relu

Coralliophaga transylvanica [Homes

PI. XX, fig. 19-26.

1870. Cypricardia transylvanica Hôrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 170,

pl. XX, fig. 5 a-b.

Test mince. Taille moyenne; forme subcylindrique, équivalve, très inéquilatérale, un peu bâillante'; côté antérieur très court, arrondi, côté postérieur un peu plus large, tronqué; bord palléal à peu près rectiligne parallèle au bord cardinal, se raccordant en courbe régulière avec le contour buccal qui est presque demi-circulaire, et par un angle droit très émoussé avec le contour anal; bord cardinal très court, arrondi en avant, rectiligne en arrière des crochets. Crochets prosogyres, petits, mais assez saillants, contigus, situés à peu près au cinquième antérieur de la coquille. Surface externe bombée, subcylindrique, à peine carénée en arrière, région lunulaire enfoncée, sans que la lunule soit nettement circonscrite. Stries d’accroissement irrégulières, faibles, devenant parfois saillantes et foliacées sur la région anale, comme chez Venerupis ; en outre, des lignes divergentes, fines, un peu onduleuses couvrent toute la surface à l’exception du côté buccal; elles deviennent filiformes, plus écartées et même dichotomes sur les régions anale et palléale.

Charnière : A I courte, saillante, A III plus allongée, parallèle au bord cardinal; P I triangulaire saillante, éloignée du crochet; A II courte, forte, bilobée, A IV plus allongée et parallèle au bord cardinal, P II triangulaire, forte, éloignée du crochet; nymphes étroites, saillantes, séparées du bord cardinal par une rainure étroite et assez profonde.

Impressions musculaires arrondies, l'antérieure très rapprochée du bord; sinüs pàlléal large, peu profond.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 32 mill.; diamètre umbono-palléal : 10 mill. ; épaisseur des deux valves réunies : 10 mill.

Rapp. et diff. — Dans la plupart des collections que nous avons examinées et en particulier dans celle de Benoist au M. H. N. B., cette coquille était désignée sous le nom Vcnerupis decussata Phil. dont elle est profondément différente par tous ses caractères. Nous ne comprenons pas la cause de cette confusion.

Nos spécimens sont bien identiques à la figure donnée par Hœrnes de son Cypricardia transylvanica, d'ailleurs Hœrnes dit avoir reconnu cette identité par la comparaison directe des spécimens du Bassin de Vienne avec ceux qu’il avait reçus de Mayer, sous le nom Cypricardia orbignyana May. et provenant de la Brède (Moras) — cette dénomination est restée « nomen nuduvn » et ne peut par suite prévaloir contre celle de Hœrnes que nous avons adoptée. On séparera aisément C. transylvanica de C. Deshaycsi grâce à son ornementation extérieure; son galbe est d’ailleurs plus allongé, plus cylindrique, son sinus palléal est un peu plus profond; nous remarquerons enfin que les lamelles postérieures restent rudimentaires chez C. Deshaycsi, alors qu’elles sont bien développées chez C. transylvanica.

Par son galbe cette dernière se rapproche beaucoup de C. lithophagella, mais elle s'en distingue par son ornementation. D'après Hœrnes, enfin, elle ressemblerait beaucoup à C. incarnata Beeve (Concli. icon. G. Cypricardia, pl. Il, fig. 8).

Nous ne connaissons que quelques exemplaires ayant des lamelles foliacées sur la région anale; il s’agit-là d’une simple anomalie, et non pas d'un caractère constant permettant la création d’une variété, car tous les caractères sont les mêmes et il ne faut pas perdre de vue que ces espèces cavicoles sont très irrégulières.

Localités. — Mérignac (Pl. XX, fig. 19-22, coll. Benoist, un exemplaire valvé. Le Thil, coll. Bial-Neuville, Balizac ; Bazas (Marivot) coll. Degrange-Touzin. — Aquitanieii.

Autre exemplaire montrant les lamelles foliacées de la région anale (Pl. XX, fig. 23-24), Saucats (Peloua) coll. Neuville; valves très allongées du même gisement (fig. 25-26), coll. Degrange-Touzin. — Burdigalien.

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