‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 212 sur 350 · Cardium paucicostatum Sow. PI. XX, fig · texte numérisé non relu

Cardium paucicostatum Sow. PI. XX, fig

1839. C . paucicostatum Sow. 111. Conch., pl. I, fig. 20.

Benoist. Tort. Gir., p. 3.

Degr.-Touz. Ortliez (A. S. L. B ., XL VII), p. 413.

Sacco. I Moll, terz, Piem., XXVII., p. 35, pl. VIII,

fig. 13-16.

Dollf. et Cott. Plioc. Tage, p. 51.

Taille assez grande; forme médiocrement convexe, orbiculaire transverse, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, côté postérieur obliquement tronqué et presque rectiligne sur son contour anal, se raccordant ensuite en courbe avec le bord palléal qui est régulièrement arqué; crochet gonflé, à peine prosogyre, cordiforme, situé aux deux cinquièmes de la largeur, du côté antérieur; bord supérieur peu arqué en avant du crochet déclive en arrière, se raccordant par un angle arrondi avec la troncature anale. Lunule assez grande, creuse, lisse, non limitée; corselet indistinct séparé de la nymphe par une profonde rainure; surface dorsale bombée, un peu excavée sur la région anale, ornée de quinze côtes rayonnantes, arrondies, séparées par des intervalles plus étroits, sauf du côté postérieur où elles s’amincissent et s’espacent davantage; leur arête médiane est armée de pédoncules en cornets très rapprochés qui sont plus pointus sur les côtes anales; toute la surface est, en outre, marquée par des rides concentriques, très serrées, souvent môme chagrinées, qui

descendent dans les interstices et remontent sur les flancs des côtes.

Charnière peu puissante pour la taille des valves : 1 et 3a séparées par une échancrure au-dessus d’une profonde fossette; A I et P I beaucoup plus épaisses que A II et P II; les lamelles antérieures plus rapprochées du crochet que les postérieures.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 45 mill.; diamètre umbonopalléal : 42 mill.; épaisseur d’une valve 18 mill.

Rapp. et diff. — Il n’est pas possible de confondre C. paacicôstatum avec C. aculeatum dont le nombre des côtes est d’un tiers supérieur; en outre les valves de C. paacicôstatum sont plus bombées et les crochets sont situés bien plus en avant; au lieu d’épines, les côtes portent des pédoncules creusés en cornets; enfin la surface est entièrement ridée tandis qu’elle est lisse sur la région médiane de C. aculeatum.

M. Sacco a distingué plusieurs variétés de cette espèce et il y rattache même C. perrugosum Font., de la vallée du Rhône. Notre fossile de l'Aquitaine ressemble plutôt à la variété Bianconiana Cocc. de Monte-Mario (coll. Cossmann) qu'à la forme typique d'Asli. Mais toutes ces variétés ne sont séparées que par des différences insignifiantes : le nombre des côtes et leur ornementation paraissent être constants.

Quelques auteurs ont préféré appliquer à cette espèce le nom ciliare Linné; mais, ainsique l'a fait remarquer M. Sacco ( loc . cil., p. 36), cette dénomination ne désigne que de jeunes individus de C. aculeatum que Brocchi avait séparés comme variétés «, jS, y : or à cet âge, il est presque impossible de les distinguer, et c'est le motif pour lequel il y a lieu d'adopter plutôt le nom paucicostatum régulièrement établi par Sowerby pour un type adulte.

L’espèce en question ne descend pas au-dessous de l Helvétien dans le Piémont, ni dans le Sud-Ouest de la France ; elle y est précédée par une mutation beaucoup plus petite qu’on trouvera décrite ci-après (C. leognanense Mayer), mais elle a encore moins de côtes que cette dernière'.

Localités. — Salles (Largileyre), une valve droite (PL XX, fig. 30), coll. Degrange-Touzin ; Sallespisse, Orthez (Paren), Sa!ies-de-Béarn, coli. Degrange-Touzin. Très rare — Commune à Salles (Largileyre) mais rarement entière. — Melvétîen.

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