‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 213 sur 350 · Cardium girondicum Mayer. PI. XXI, fig · texte numérisé non relu

Cardium girondicum Mayer. PI. XXI, fig

1825. C. serrùjerum Bast. Mém. env. Bord., p. 83 (non Lk j.

1866. C. girondicum Mayer. Journ. Conch., XIV, p. 72, pl. 3, fig. 7.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 46, n° 113

Test peu épais. Taille moyenne; forme médiocrement convexe, assez haute, inéquilatérale; côté antérieur court, plus arrondi vers le contour supérieur que vers le bord palléal; côté postérieur plus développé, obliquement tronqué sur le contour anal, se raccordant par un angle arrondi avec le bord palléal qui est largement arqué; crochets un peu gonflés, opposés, faiblement cordiformes, situés en avant de la ligne médiane; bord supérieur convexe en avant, déclive en arrière du crochet. Lunule assez large, lisse, non limitée ; corselet très étroit, aussi long que la nymphe, limité en dehors par une profonde rainure ; surface dorsale assez régulièrement bombée, ornée de vingt et une ou vingt-deux côtes saillantes, arrondies, un peu plus larges que leurs interstices au milieu, plus espacées en avant, plus étroites et plus serrées en arrière; toutes sont armées de nombreuses papilles serrées, creuses, beaucoup plus aiguës et plus saillantes sur les côtes anales; la surface est, en outre, ornée de fines lignes d'accroissement repliées en chevrons dans les interstices des côtes sur une rainure médiane et obsolète.

Charnière peu épaisse : 3; , pointue sous le crochet, 3 a plus transverse et située un peu en dessus; A I, A III peu écartées, inégalement allongées; P I beaucoup plus torte que P III, toutes deux assez éloignées du crochet; 2 beaucoup plus arrondie que 4/,; A II saillante et courte, entaillée sur sa face inférieure; P II très petite; nymphe aplatie et peu saillante.

Impressions musculaires à peu près symétriques, situées très haut à l’intérieur des valves; impression palléale indistincte; bords fortement crénelés par les côtes.

palléal : 30 mill.; épaisseur d’une valve : 11 mill.

Rapp. et diff. — Cette coquille — que Basterot avait confondue avec une espèce vivante — en a été séparée avec raison par Mayer qui en a très exactement défini les principaux caractères : elle est moins oblique et moins convexe que C. aculcatum, ce qui permet de la distinguer aisément de cette dernière, même quand la surface est usée; lorsque les côtes ont conservé leur ornementation, on constate en outre que les papilles sont beaucoup moins épineuses que celles de C. aculealum, surtout à l’arrière, plus régulièrement rainurées sur leur face antérieure; enfin, il y a — chez C. girondicum — une ligne rayonnante (ou plutôt un faible sillon) dans chaque interstice des côtes, et c’est sur cette ligne que s’alignent les chevrons formés par les accroissements, tandis qu'on n’observe rien de semblable chez C. aculcatum. Les deux espèces ne se rencontrent d’ailleurs pas au même niveau; celle-ci débute déjà dans l’Aquitanien, avec l’espèce suivante.

Localités. — Léognan (Coquillat), plésiotypes (PI. XXI, fig. 6-9) coll. de Sacy; Léognan (Chat. Olivier, Thibaudeau, Carrère, Sangsueyre) très commun, toutes les coll.; Saucats (Peloua, Eglise, Lagus, Gieux); Cestas coll. de Sacy, Saint-Médard-en-Jalle ; Martillac (Pas de Barreau); La Brède (Moras supr); Dax (Mandillot). coll. Degrange-Touzin ; Saint-Paul (Mainot), coll. Peyrot. — Burdigalien.

Léognan (Le Thil inh); Mérignac (Les Eyquems, Baour inf1') ; St-Avit, Villandraut (Gamachot), coll. Degrange-Touzin. Rare. — Aquâianïen.

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