‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 214 sur 350 · Cardium leognanense Mayer. PI. XXI, fig · texte numérisé non relu

Cardium leognanense Mayer. PI. XXI, fig

et 10-13.

1866. C. leognanense Mayer. Journ. Coîjc/t., XIV, p. 73, pl. III, fig 8.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 46, n° 111.

Taille assez petite; forme orbiculaire, transverse, un peu oblique, assez bombée, faiblement inéquilatérale; côté antérieur un peu plus court que l’autre, régulièrement arqué dans le prolongement de la courbe du bord palléal; côté postérieur plus dilaté, légèrement arqué ou subtronqué sur son contour anal, non anguleux à sa jonction avec le contour palléal; crochets petits, peu gontlés, opposés, situés un peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur peu arqué, presque symétrique de part et d’autre du crochet. Lunule large, lisse, non limitée; corselet étroit, plus long que la nymphe, limité

par une profonde rainure; surface dorsale convexe, un peu excavée sur la région anale, ornée de dix-sept à dix-neuf côtes triangulaires, plus épaisses à leur base que les interstices qui les séparent; sur leur arête se dressent des pédoncules assez écartés, creux sur leur face antérieure, plus pointus' et plus serrés sur les côtes de la région anale; dans les intervalles des côtes, on distingue «les lignes d’accroissement incurvées mais non chevronnées.

Charnière assez puissante pour la taille de la coquille; 3b perpendiculaire sur le crochet, 3„ orthogonale et mince, A I et P I beaucoup plus saillantes et plus allongées qu’A III et P III; nymphe aplatie, très courte, trapézoïdale; 2 perpendiculaire, 4/, mince et oblique; A II et P II équidistantes, courtes et saillantes, entaillées — sur leur face inférieure — pour loger A I et P I.

Impressions musculaires ovales et symétriques, situées immédiatement sous les lamelles latérales; bord palléal grossièrement crénelé par les côtes.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 14 mil!.; diamètre umbonopalléal : 13 mill.; épaisseur d’une valve : 3 mill. 1/2.

Rapp. et diff. — Quoique cette espèce soit très voisine de C. girondicurn, on l'en distingue avec facilité, parce que sa forme est moins haute et plutôt transverse, moins oblique et encore moins tronquée en arrière, un peu plus bombée au milieu, avec une région anale un peu plus excavée ; d'autre part, elle a toujours moins de côtes que la précédente, et celles-ci sont plus écartées, dépourvues de chevrons dans leurs interstices, armées de pédoncules plus espacés et plus incurvés. Tandis que C. girondicum est relativement commun, .C. Icognancnsc est beaucoup plus rare, et on le trouve surtout à un niveau au-dessous de celui où pullule C. girondicum. Quant à C. clavatum Hilber, c’est une coquille qui a encore moins de côtes que C. Icognancnsc, dont les tubercules sont plus écartés, dont la forme est plus irrégulière, et la nymphe plus courte.

Nous faisons figurer un individu de Léognan (Coquillat) non seulement pour signaler l’espèce à un niveau plus élevé que celui du type, mais encore à cause d’une anomalie qu’il présente et qui est assez fréquente chez les Cardium : c’est la saillie plus forte de l’une des côtes du côté anal.

Localités. — Léognan (Le Tliil), plésiotypes (PI. XXI, fig. 1-2, 10-11),

coll. de Sacy, coll. Degr.-Touzin ; Mérignac, une valve droite (fig. 12-13), St-Médard-en-Jalle, Moras, St-Avit, St-Médard, valve droite, même coll. Mérignac (le Pontic), collection de Sacy; Baour, coll. Bial-Neuville. —

Aqnitanien.

Léognan (Coquillat), une anomalie (PI. XX1I1, fig. 36-37); Saucats (Giraudeau, Min de l’Eglise), coll. Degrange-Touzin. Bare. — Burcli-

galien.

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