Pholadomya alpina Malhéron. PI. I, fig
1842. P. alpina Math. Cat. méth., p. 136, pl. XI, fig. 8.
1873. P. alpina Benoist. Cat. Saucats, p. 24, n° 30.
Test mince et nacré. Taille assez grande; forme oblongue, transverse, assez gonflée en avant, un peu plus déprimée en arrière, très inéquilatérale; valves closes en avant et sur presque toute la commissure palléale, bâillantes en arrière; extrémité antérieure courte, ovale, subanguleuse; côté postérieur très allongé, non tronqué, à contour curviligne à l’extrémité; bord paliéal convexe se raccordant en courbe régulière avec le contour antérieur, et par un quart de cercle plus bref avec le contour anal; crochets gonflés, opposés, saillants, situés au quart de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur déclive et presque rectiligne en avant, excavé en arrière du crochet et se relevant ensuite presque parallèlement au bord paliéal. Surface dorsale lisse et brillante sur la région buccale, ornée de rides d’accroissement sur la région médiane et principalement aux abords des crochets; environ vingt côtes rayonnantes, inéquidislantes, assez minces, pustuleuses à l’intersection des rides, les premières verticales à l’aplomb des crochets, les autres graduellement divergentes vers la région anale sur laquelle elles s’atténuent et disparaissent totalement. Charnière édentée, comportant seulement sous le crochet une protubérance obsolète, formée par une dénivellation du bord cardinal qui s’élargit un peu en cet endroit; nymphe haute, épaisse, assez longue et séparée du corselet par une profonde rainure.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 80 mill. ; diamètre umbonopalléal : 45 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 32 mill.
Rapp. et diff. — L’espèce des Basses-Alpes est représentée par deux
spécimens, l’un à l’état de fragment encore pourvu de son test, l’autre à l’état de moule calcaire complet qui s’adapte presqu’exactement sur la figure publiée par Mathéron ; aucun des deux ne ressemble à la figure que Hœrnes a donnée sous le nom alpina. C’est pourquoi nous avons éliminé cette citation de notre synonymie; il en est de même de P. arcuata Ag., de la Molasse de Saint-Gall. Il est bien clair pour nous que la forme aquitanienne est absolument distincte de celle de l’Helvétien pour laquelle il conviendra soit de reprendre le nom arcuata, soit de chercher un nom nouveau. Par contre, la forme aquitanienne ressemble beaucoup à la var. quæsita MichH, du Tongrien de la Ligurie que M. Sacco ( loc . cit., pl. XXVIII, fig. 1-2) a figurée comme dépendant de P. Puschi Goldf; cependant, nous ne réunissons pas celte variété à P. alpina, car elle nous semble avoir le côté antérieur un peu plus court que notre spécimen à l’état de moule.
P. alpina est bien distinct de P. Puschi Goldf., de l’Oligocène de Bünde et de Dusseldorf (in Goldf.), par son côté antérieur moins court et par sa forme plus allongée, moins haute, enfin par le moindre nombre de ses côtes rayonnantes. C’est un fossile « méridional » qui ne paraît pas avoir vécu dans l’Oligocène des régions plus septentrionales.
Localités. — Villandraut (Gamachot, moulin d’Uzeste), un fragment patiemment dégagé par M. Rozier (Pl. I, fig. 35-36); débris de charnière, coll. Cossmann ; Préchac (Ticou), un moule (Pl. I, fig. 37), coll. Benoist au Mus. d’hist. nat. de Bord. — Aquitanien.
Le type provient de Tanaron (Basses-Alpes) dans une molasse qui doit être bien inférieure à l’Helvétien.