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Cardium (Rinqicardium) Grateloupi Mayer

PL XXII, fig. 3-6.

1825. Cardium Burdujalinum Bast. Mém. géol. Bord., p. 82 (ex parte,

non Lamk.).

1838. Cardium Hœrnesianum Grat. Cat. Gir., p. 60 ( non C. Hœrnesi Desh.).

1866. Cardium Grateloupi Mayer. Journ. Conch., T. XIV, p. 71.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 45, n° 108.

Test solide. Taille assez grande; valves médiocrement bâillantes en arrière, l'ouverture pour le passage du byssus étant assez étroite; forme convexe, plus large que haute, subéquilatérale; côté antérieur arrondi, formant une courbe continue avec le bord palléal; côté postérieur subtronqué sur l'étendue de l'ouverture byssale; crochets gonllés, opposés, presque médians; bord antéro-supérieur complètement rectiligne, faisant un angle de 120° avec le contour buccal; bord supéropostérieur relevé en courbe, jusqu’à la première épine où commence le bâillement des valves. Lunule lisse, étroite, de même longueur que le bord rectiligne; pas de corselet; surface dorsale régulièrement bombée au milieu, déprimée ou même excavée sur les côtés latéraux; vingt côtes principales rayonnantes très écartées et anguleuses en arrière où elles se terminent par des épines très saillantes sur l’ouverture byssale, puis subitement aplaties ou à peine bombées et lisses sur toute la région dorsale où elles sont séparées par d'étroites rainures, plus larges en avant, au fond desquelles il y a seulement une mince coslule rayonnante; à partir de la région

buccale, l’ornementation cesse brusquement, et il y a là une dizaine de côtes peu divergentes, presque parallèles, très serrées, anguleuses et aussi étroites que leurs interstices.

Charnière : 3;, pointue, très écartée du crochet, se dressant à l’aplomb du contour inférieur du bord cardinal; 3a trièdre, aussi saillante que 3;, dont elle est séparée par une fossette que limite — vers le crochet — une petite cloison échancrée; A I et A III inégalement saillantes, situées pas tout à fait en. face au bout du bord rectiligne antéro-supérieur; PI et P 1 II très courtes, inégalement saillantes, immédiatement à la suite de la nymphe qui est plate et proéminente sur le contour postéro-supérieur. Valve droite : 2 saillante et pointue, séparée par une profonde fossette de 4 1, qui est plus obsolète et contiguë à la nymphe; A II très proéminente, munie d’une cicatrice longitudinale sur sa face inférieure; PII courte el> saillante, munie d’une sorte de poche sur sa face inférieure.

Impressions musculaires arrondies, situées très haut; impression palléale très écartée du bord palléal qui est lacinié par les côtes dont la saillie se traduit à l’intérieur par des rainures s’étendant jusque vers la cavité umbonale; à l’arrière les épines byssales sont très longues quand elles sont intactes, et bilobées à leur extrémité libre.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 65 mill.; diamètre umbonopalléal : 56 mill.

Rapp. et diff. — Cette espèce a donné lieu à plusieurs confusions : Basterot en a fait une simple variété de C. burdigalinum Lamk. dont Grateloup l’a séparée en lui donnant un nom préemployé pour un autre Cardimn du Bassin de Paris; d’autre part, reprenant celte dénomination, Hœrnes l’a appliquée à un fossile du Bassin de Vienne que Benoist a très justement distingué de celui du Bordelais; enfin Mayer a définitivement donné le nom Grateloupi à l’espèce burdigalienne, de sorte qu'il ne resterait plus qu’à attribuer une autre dénomination à l’espèce du Bassin de Vienne, si elle est réellement différente. Il résulte de ce qui précède que nous donnons ici, pour la première fois, une iconographie des valves de C. Grateloupi.

Tout d’abord, C. Grateloupi se distingue de C. Hœrnesianum (in Hœrn., non Grat.) par sa forme plus transverse et moins élevée, surtout par son

contour supéro-antérieur parfaitement rectiligne, par les dix petites costules subparallèles qui ornent la région située au-dessous de ce contour, tandis que chez l’espèce viennoise, les côtes divergent plus régulièrement; Hœrncs les a fait entrer en ligne de compte sur le total de vingt, tandis que notre diagnose indique vingt côtes à l'exclusion des dix costules buccales — ce qui est très différent.

C. Burdigalinum a des côtes plus anguleuses et plus écartées du côté antérieur, et elles se prolongent ainsi jusque vers le milieu de la surface dorsale, ce qui lui donne un aspect tout à fait dissemblable; du côté postérieur, le bâillement est moindre que chez C. Grateloupi et les côtes sont plus barbelées d’épines couchées; enfin le bord antéro-supérieur est déclive et un peu courbé, il n’y a pas de costales au-dessous de lui, de sorte que le nombre total des côtes est de vingt-deux. C’est, bien à C. burdigalinum que s’applique la figure de Basterot, de sorte que nous ne l’avons pas citée en synonymie de C. Grateloupi.

Quant à C. Darwini , on a vu ci-dessus que c’était une coquille plus bâillante, à côtes beaucoup moins nombreuses, anguleuses et écartées : il n'y a pas de confusion possible entre ces deux formes.

Localités. — Mérignac, cotypes (PL XXII, fig. 5-6), coll. Cossmann; Dax, valves de grande taille (fig. 3-4), coll. de 1 Ecole des Mines. Pont- Pourquey, coll. Bial-Neuville; Tarpingeau, Léognan (Thibaudeau), même coll. St-Médard-en-Jalle, Le Haillan, Dax (Min de Cabannes, Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — Burdigalieii.

Pessac (Lorient), coll. de Sacy, Bial-Neuville. Léognan (Le Tliil infQ, coll. de Sacy, coll. Degrange-Touzin. — Atjiiitanien.

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