Cardium (Trachycardium?) Pallasianum Basterot
PI. XXIII, fig. 7-8.
1825. C. Pallassianum Bast. Env., Bord., p. 83, pl. VI, fig. 2.
1861. C. fallax Michelotti. Mioc. inf., p. 73, pl. VIII, fig. 16-17.
1864. C. Pallassianum Mayer. Journ. Conch., T. XII, p. 355.
1873. C. Pallassianum Benoist. Cat. Saucats, p. 45, n° 105.
1898. Plagiocardium fallax Bovereto. Note prev. Pelec. Tongr., p. 44.
1899. Loxocanlium Pallasianum Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVII, p. 47,
Pl. XI, fig. 19-22.
Test peu épais. Taille moyenne; forme orbiculaire, convexe, peu inéquilatérale; côté antérieur arrondi, côté postérieur faiblement arqué ou subtronqué; bord palléal convexe, dans le prolongement de la courbe du contour buccal; crochet gonflé, presque médian; bord supérieur rectiligne et peu déclive de part et d’autre. Lunule creuse, lisse, limitée par une rainure; corselet formant un bourrelet limité à l’intérieur par une dépression et séparé de la nymphe par une rainure. Surface
dorsale bombée, un peu déprimée sur la région anale, ornée de cinquante-cinq côtes rayonnantes, assez étroites, séparées par des intervalles beaucoup plus larges qui sont finement cloisonnés par les accroissements, tandis que chaque côte est ornée — ou plutôt formée — d’une chaînette de fines granulations oblongues et serrées, très régulières à raison d'une granulation pour deux lamelles intercalaires.
Charnière : 3/, épaisse sous le crochet; 3a minuscule contre le bord; A I et P I courtes et équidistantes; A III et P III plus minces et peu développées; nymphe courte, peu proéminente.
Impressions musculaires peu distinctes; crénelures régulières sur les bords, plus serrées aux extrémités.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 26 mill. ; diamètre umbonopalléal : 25 mill.
Rapp. et diff. — Par son ornementation régulière, ce Cardium ne peut être confondu avec aucun de ses congénères de l’Aquitaine; les figures publiées par M. Sacco représentent des échantillons moins symétriques que le type de Basterot; Mayer n'a pas figuré cette espèce, de sorte cpie nous aurions pu hésiter sur l'identification de C. Pallasianum si nous n’avions trouvé dans la coll. Benoist le plésiotype mentionné dans son Catalogue de Saucats, et dont l’ornementation répond exactement au grossissement 2 B de la planche de Basterot. Malheureusement ce plésiotype est un fragment très incomplet de la valve gauche, mais nous avons pu compléter la description, notamment celle de la charnière, d'après une valve droite de l’Helvétien qui répond exactement à la. description et à la figure originales.
Nous ne croyons pas que cette espèce appartienne aux groupes dans lesquels MM. Sacco et Rovereto l'ont classée : il y a bien, aux environs de Bordeaux, un Loxocardium que l’on confond généralement avec C. Pallasianum; mais comme on le verra ci-après, ni son ornementation ni sa forme n’ont d'analogie avec les figures très exactes de l’ouvrage de Basterot; nous plaçons donc plutôt C. Pallasianum dans le groupe Trachycardium, quoiqu’il y ait aussi des différences dans l’ornementation, et surtout dans la charnière, la lunule et le corselet.
On remarquera que l'orthographe du nom de cette espèce a beaucoup varié; il nous semble que la véritable version est celle adoptée par M. Sacco, la coquille étant vraisemblablement dédiée à la déesse Pallas.
Nous avons été très surpris de constater son existence aux environs de Peyrehorade, dans un gisement que Raulin a découvert et dont la récolte
est à l'Ecole des Mines. M. Douvillé nous affirme il est vrai, par l'étude des Forarninifères de ce gisement, que ce n’est pas de l’Helvétien, comme on l'a vu, par assimilation avec les gisements du Béarn. Peutêtre il y a-t-il plusieurs niveaux mélangés, ainsi que nous l’avons déjà suggéré à plusieurs reprises?
Localités. — Saucats (Lariey), fragment, coll. Benoist. Dax (fuie Basterot). Léognan, Martillac (fuie Mayer). — Aquitanien,
Peyrère, une valve droite (PI. XXIII, fig. 7-8), coll. Raulin à l’Ecole des Mines (1). St-Etienne d'Orthe, un autre fragment, coll. Degrange- Touzin. — Helvéticn.
229 Cardium ( Parvicardium) papillosum Poli.
PL XXII, fig, 48-51.
1791. C. papillosum Poli. Test. utr. Sic., I, p. 56, pl. XVI, fig. 2-4.
1814. C. punctatum Broeclii. Conclu subap., II, p. 666, pl. XVI, fig. 11.
1829. — M. de Serres. Géogn. tert. Midi France, p. 144.
1852. C. papillosum d’Orb. Prod., III, p. 183, 27e ét., n° 352.
1862. — Hœrncs. Tert. Beck. Wien, II, p. 191, pl. XXX,
fig. 8.
1862. — S. Wood. Crag Moll., II, p. 191, pl. XXX, fig. 8.
186i. — Mayer. Tert. Azoren, p. 24.
1881. — Fontannes. Moll, plioc. Rhône, p. 83, pl, V, fig. 4-5.
1886. — Dollf. Dautz. Et. prélirn. Fal. Tour., p. 7.
1899. — Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 44, pl. XI,
fig. 1-3.
1908. — Cerulli-Irelli. Fauna mal. mar., p. 100, pl. XIV,
fig. 8-16.
1909. — Dollfus et Cotter. Plioc. Tage., p, 52.
Test peu épais. Taille petite; forme assez convexe, un peu oblique, plus transverse (pie haute, à peine oblique, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, un peu plus court que le côté postérieur qui est légèrement arqué sans être complètement tronqué; bord palléal peu courbé, se raccordant par des arcs réguliers avec les contours latéraux; crochets petits, peu sail-
(1) Nous supprimerons désormais celle indication, élanl entendu que la coll. Raulin est il l'Ecole des Mines.
lants, presque opposés, situés un peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur médiocrement arqué, à peu près équidéclive de part et d’autre du crochet. Lunule et corselet indistincts; face dorsale bombée au milieu, déprimée sur la région anale, ornée de vingt-deux à vingt-quatre côtes aplaties, séparées par des sillons ponctués, et portant de nombreuses papilles transverses.
Charnière assez mince : 3;, et 3a peu divergentes, séparées par une profonde fossette; Aï et PI minces et allongées, A III et P III beaucoup plus courtes et moins saillantes; 2 et 4;, presque isocèles, mais inégales; A II bien marquée et voisine des cardinales, PII beaucoup plus obsolète; nymphe triangulaire, courte et plate.
Impressions musculaires bien gravées, situées très haut à l’intérieur des valves; bords régulièrement crénelés.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 10 mill.; diamètre umbonopalléal : 9 mill.
Rapp. et diff. — Les valves ci-dessus décrites sont plus semblables à la var. dertonensis Sacco, qu’à la forme typique de C. papillosum; toutefois il nous parait bien difficile de distinguer cette variété ainsi que celles auxquelles M. Sacco a donné le nom pertransvcrsa, etM. Cerulli-Irelli, le nom transversa ; on ne peut en effet y saisir des caractères constants qui justifient l’établissement de mutations spéciales à chaque niveau, de l’Helvétien à l’époque actuelle; même nos valves de Salles ne sont pas exactement pareilles entre elles; il faut donc n’interpréter ces petites différences, d’ailleurs très fugitives, que comme des variations individuelles, inévitables toutes les fois qu’on est en présence d’une espèce abondante.
En résumé, C. papillosum semble n’apparaitre qu’à partir de l’Helvétien — peut-être même du Burdigalien — et sa distribution géographique est presque européenne; cependant nous ne citons pas en synonymie, comme l’a fait Hœrnes, C. hispidum Eicliw., de Volhynie, attendu que — d’après la figure — c’est une coquille beaucoup plus inéquilatérale et plus atténuée en avant, très oblique, ornée de vingt-six à vingt-huit côtes plus étroites et plus saillantes que celles de C. papillosum.
Localités. — Salles (le Minoy), assez fréquente (PI. XXII, fig. 48-51), coll. Cossmann; coll. Peyrot, coll. Degrange-Touzin. Peyrère, col 1 . Raulin. Orthez (le Paren), Sallespisse, Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. Salles (Min Débat), coll. Bial-Neuville. — Melvétien.
Saucats (Lagus), Léognan (Coquiilat), coll. Bial-Neuville, coll. Degrange- Touzin. — BuiMligalien.
Saubrigues, coll. Dumas, Dcgrange-Touzin ; St-Jean-de-Marsacq, coll. Bial-Neuville. — Tortonien.