‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 239 sur 350 · Discors aquitanicus [Mayer · texte numérisé non relu

Discors aquitanicus [Mayer

PL XXIII, fig. 20-24.

1858. Cardium aquitanicum Mayer. Journ. Conch., VII, p. 89, pi, III, fig- 3.

?1899. Discors aquitanicus Sacco, I Moll. terz. Piem., XXVII, p. 55 ( non

pl. XII, fig. 22).

Taille moyenne; forme convexe, orbiculaire, transverse, un peu oblique, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, plus court que le côté postérieur qui est obliquement tronqué, quoique non rectiligne sur son contour anal; bord palléal largement arqué, se raccordant par des courbes régulières avec les contours latéraux; crochets gonflés, médiocrement saillants, légèrement prosogyres, situés aux trois septièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur relevé en avant du crochet, faiblement entaillé sous sa pointe, obliquement déclive et presque rectiligne en arrière. Lunule étroite et creuse, vaguement limitée par une dépression; corselet un peu gonflé, non limité à l’extérieur, séparé de la nymphe par une étroite rainure; surface dorsale convexe au milieu, déprimée sur la région anale qui est partagée en deux zones par un faible renflement; ornementation composée d’un grand nombre de sillons rayonnants au sommet de costules peu proéminentes et séparées par des interstices plus larges; sur la région anale, les côtes s’épaississent et s’écartent davantage, mais elles ne persistent pas jusqu’aux bords, et il reste un espace lisse entre elles et le corselet; sur la région buccale sont imbriqués des sillons en biais qui s’étendent en bas presque jusqu’à la ligne médiane des valves, et dont le tracé est quelque peu irrégulier.

Charnière assez forte : 3;, pyramidale, reliée par une arête moins élevée à 3a qui forme une petite protubérance dans la saillie du bord cardinal, en avant du crochet; A I et P I inéquidistantes, très saillantes et triangulaires; A III très peu développée, P III presque invisible; 2 et 4 b inégales, non iso-

cèles. A II très saillante, rapprochée; PII confondue avec le; bord; nymphe allongée, peu proéminente. i

Impressions musculaires bien gravées, l’antérieure un peui plus petite; zone palléale assez large, parallèle au bord qui; est finement crénelé, sauf sur le bord anal qui est lisse. t

palléal : 35 mill.; épaisseur d’une valve : 12,5 mill.

Rapp. et diff. — D. aquitanicus se distingue facilement de D. discrepans : par sa forme moins élevée, moins anguleuse en arrière; par sa région anale dépourvue de sillons en biais; par son entaille subumbonalé moins profonde; par sa nymphe plus longue et moins haute; par ses erénelures effacées sur le contour anal. Nous ne citons pas en synonymie la figure 12 de la pl. XII de l’ouvrage de M. Sacco, car le spécimen figuré ressemble beaucoup plus à la variété pliocénique lævinflata Sacco, qui constitue, à notre avis, une espèce ou mutation bien distincte, caractérisée par sa forme plus convexe et plus haute, par ses sillons obliques’ plus écartés et s’étendant au-delà de la ligne médiane, 1 etc. Cependant' D. aquitanicus existe probablement à Colli Torinesi, dans l’Helvétien, d’après un spécimen envoyé par M. Sacco (coll. Cossmai n); toutefois,’ l’état de conservation de cet échantillon ne nous permet pas d’être tout à fait affirmatif à cet égard. La coquille du Bassin de Vienne, figurée sous le nom pectinatum par Hœrnes est plus arrondie que D. aquitanicus, et l’ornementation en est bien différente.

Localités. — Léognan (Le Thil), plésiotypes (Pl. XXIII, fig. 20-23),, coll. de Sacy ; coll. Bial; Villandraut (Gamachot), une valve droite (fig. 24), { même coll.; coll. Bial-Neuville; deux belles valves opposées, colI.( Degrange-Touzin. — Aquitanien.

NEMOCARDIUM Meek, 1876. ,

Coquille globuleuse, dissymétrique, quoique les crochets' soient médians; côté postérieur tronqué, séparé de la nymphe' dorsale et lisse par un angle net, orné de côtes rayonnantes, et épineuses.

Charnière hétérodonte, ou du moins peu cyclodonte, presque^ monodacne sur chaque valve, 3a et 2*, étant minuscules; A I et A III à peu près de la même longueur;

P 1 seule visible, P III étant

Fig. 98. — Nemocardiurn fraterculus Desh. Eoc.

atrophiée; A II bien formée, P II confondue avec le bord; nymphe épaisse et longue; bords finement crénelés, sauf sur le contour anal où les crénelures sont toujours beaucoup plus grossières (G. -T. : Cardium semiasperum Desh., de l'Eocène inférieur des environs de Paris).

Ce Genre est, par sa charnière, de même que par l’ornementation bipartite de sa surface externe, aussi distinct de Lævicardium auquel on le rattache à tort, que de Discors dont on le rapproche aussi sans motif : le seul point de contact qu’il ait avec ce dernier, c’est le retroussement du bord cardinal en avant du crochet. D’autre part, M. Dali indique Nemocardium comme synonyme de Protocardia, Genre mésozoïque dont la charnière — encore mal étudiée — ne parait guère se rapprocher de celle de Ncmocardium, quoiqu’elle soit complètement monodacne.

Ncmocardium apparaît dans l’Eocène où il est riche en espèces; il se raréfie dans l'Oligocène, et sa descendance se poursuit à travers le Miocène et le Pliocène sans se perpétuer jusqu'à l’époque actuelle; nous n’avons pu contrôler le rapprochement — indiqué par M. Sacco (/. c., XXVII, p. 56) — avec le G. Fulvia Gray, mais M. Dali place cette Section dans le G. Papyridea qui n’a aucun rapport avec Ncmocardium.

Page 1