Chama gryphina Lamk. PI. XXIV, fig
1814. Chama sinistror sa Brocchi. Conclu, subap., II, p. 519 (non Brug.). 1819. C. gryphina Lamk. Hist. nat. An. s. vert., VI, p. 97.
1838. — Goldf. Petr. Germ., II, p. 205, pl. CXXXV1II, fig. 9.
1852. C. gryphina d’Orb. Prod., III, p. 120, 26e ét. no 2402.
1802. — Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 212, pl. XXXI, fig. 2..
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 48, n° 118.
1899. — Sacco. I Moll. terz. Piera., XXVII, p. 66, pl, XIV,
fig. 8-10.
Valves inverses ou sinistrorses, Test épais. Taille assez grande; valve p, droite ou fixée, très profonde, très haute, carénée sur le dos, avec une surface d’adhérence qui s’étend généralement sur toute la face antérieure que limite la carène dorsale; crochet très saillant, enroulé dans le plan de la surface d'adhérence, comme chez Exogyra ; ornementation formée de plis lamelleux et rarement festonnés qui deviennent saillants sur la carène dorsale; valve «, gauche ou libre, très aplatie et très finement marquée; charnière épaisse et large en hauteur : 1 triédrique et granuleuse, au bord d’une large et profonde fossette, également garnie de granulations, jusqu’à la nymphe que sépare une étroite et profonde rainure ligamentaire; à l’extrémité de cette rainure, au-dessus du muscle adducteur postérieur, on distingue une courte lamelle P I contiguë à la fossette qui est destinée à loger P II; 2a peu saillante, se reliant à 2j, qui est bien plus saillante et plus épaisse que la branche antérieure; à l’extrémité de la nymphe, P II fait une petite saillie bien visible. Impressions musculaires allongées, inégales, l’antérieure descendant plus bas que l’autre; impression palléale écartée du bord qui est finement crénelé, sauf sur la région anale.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 40 mill.; Diamètre umbonopalléal : 60 mill.; épaisseur de la valve p : 33 mill.
Rapp. et diff. — Certains auteurs ont émis l'opinion que cette espèce n’est que la forme sénestre de C. gryphoides ; il faut avoir négligé complètement d’observer la charnière pour écrire une telle inexactitude : la présence de PI, la grosseur de 2 b sont des caractères différentiels qui justifient l’établissement d’une espèce bien distincte; d’ailleurs l’explication ne peut se soutenir, pour peu qu'on ait étudié la constitution des valves des Rudistes dont se rapprochent les Chamacea. On remarque d’autre part que les crénelures sont toujours effacées, chez C. gryphina,
sur une partie très appréciable du bord palléal, ce qui n’a pas lieu chez C. gryphoides.
M. Sacco y a distingué deux variétés taurolunata Sacco, inversa Bronn, d’après des spécimens très frustes dont nous n'apercevons guère les critériums distinctifs; cependant il nous semble que notre individu exceptionnellement exogyroïde de Saucats, a beaucoup d’analogie avec la var. taurolunata, tandis que les spécimens du Béarn ressemblent davantage à la forme typique.
Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), plésiotypes exogyroïdes (PI. XXIV, fig. 23-25), coll. Bial-Neuville ; Léognan (le Thil supr), Saucats (le Peloua), coll. Degrange-Touzin ; Mérignac (Baour sup1’), coll. Peyrot. —
Burditjalien.
Saucats (la Sime), d’après Benoist; Ortliez (le Paren), Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. — llelvétirn.