‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 269 sur 350 · Spaniorinus burdigalensis [Cossmann · texte numérisé non relu

Spaniorinus burdigalensis [Cossmann

PI. XXV, fig. 86-89.

1895. Sint. burdigalensis Cossm. Loc. cil., p. 8, pl. IV, fig. 22-23.

Test assez mince. Taiile un peu au-dessous de la moyenne; forme ovale-transverse, médiocrement convexe, très faiblement bâillante aux extrémités, inéquilatérale; côté antérieur semi-elliptique, un peu plus allongé que le côté postérieur qui est plus ovalement atténué sur le contour anal; bord palléal peu arqué, se raccordant par des courbes presque symétriques avec les contours latéraux; crochets petits, légèrement gonflés, prosogyres, situés en arrière de la ligne médiane; bord supérieur rectiligne — ou même subexcavé sur la valve gauche — en avant du crochet, déclive et à peu près rectiligne en arrière. Surface dorsale lisse, irrégulièrement et finement striée par les accroissements, à peine bombée au milieu, avec une faible dépression sur la région anale.

Charnière épaisse et courte, triangulairement échancrée en arrière du crochet, prolongée de part et d’autre par un rebord calleux et arrondi sur lequel on ne distingue aucune trace de véritables lamelles latérales, ni surtout de sillons pour les loger en face, de sorte que les callosités oblongues du rebord buttent d’une valve contre l’autre : 1 oblique cl pointue, séparée du bord antérieur par une fossette ou fond de laquelle on

n’aperçoit pas trace de 3a; l'échancrure ligamentaire n'atteint pas le crochet et se termine par un angle très arrondi audessus de la cavité umhonale; en arrière, le contour du bord cardinal fait une légère saillie qui ne doit pas être confondue avec une lamelle latérale; 2 encore plus oblique que 1 et moins saillante, juxtaposée à une fossette distinctement séparée de celle du ligament par une petite protubérance peu saillante qui représente la dent 4&. Impressions musculaires symétriques, allongées ou palmulées, situées à la moitié de la hauteur des valves; ligne palléale formée d’une étroite zone brillante, parallèle au bord lisse, et aboutissant directement aux adducteurs.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 8 mill.; diamètre umbonopalléal : 5 mill.

Rapp. et diff. — Cette espèce a été comparée à celles du Bassin de Paris : elle est moins inéquilatérale et plus étroite que S. ambigua Desh., plus ovale — avec le bord palléal moins rectiligne — que S. parisiensis Desh.; d'autre part, elle est moins allongée que S. minuta Desh., et moins convexe que S. primæva Cossm.; enfin si on la compare à S. alabamiensis Cossm., du Claibornien des Etats-Unis, on trouve qu’elle est moins haute vers le crochet.

S. burcligalensis a exactement les mêmes proportions que S. gouetensis Cossm., de l'Eocônc moyen des environs de Nantes, mais chez cette dernière, c’est le côté antérieur qui est plus atténué que le postérieur, à l’inverse de ce que l’on constate chez la coquille burdigalienne.

Nous n’avons pas séparé les échantillons de l’Helvétien cpii ne diffèrent que très peu de ceux du Burdigalien.

Localités. — Le Peloua, types (PI. XXV, fig. 86-89), coll. Cossmann ; toutes les coll. Cestas, coll. de Sacy, Degrange-Touzin; Saucats (Min de l’Eglise), coll. Cossmann; Pont-Pourquey, coll. Bial. Dax (St-Paul), coll. de l'Ecole des. Mines, coll. Vignal. Saucats (Min de Lagus), coll. Benoist. Léognan (Coquillat), Saucats (Pont-Pourquey), coll. Degrange-Touzin. Léognan (Carrère), coll. Peyrot. — jBurdigalien.

Salles (Largileyre), coll. Duvergier, Degrange-Touzin, Vignal; Saliesde-Béarn, une valve gauche, coll. Degrange-Touzin. Saucats (la Sime), coll. Benoist. — Helvétien.

27G. Spaniorinus excelsus nov. sp. PI. XXVI, fig. 84-85.

Test médiocrement épais. Taille moyenne; forme peu convexe, elliptique, élevée relativement à sa longueur transversale, presque symétrique; côté antérieur un peu plus largement arrondi que le côté postérieur qui est plus, ovalement atténué vers le bas; bord palléal très peu arqué au milieu, se raccordant par des courbes inégales dans le prolongement de celles des contours latéraux; crochet petit, peu gonflé, non prosogyre, situé à peu près au milieu de la longueur de la valve; bord supérieur brièvement rectiligne et horizontal en avant du crochet, déclive et légèrement arqué en arrière. Surface dorsale, peu bombée, déprimée vers la région anale, lisse sauf les stries irrégulières d’accroissement, portant toutefois — sur la région postéro-médiane — deux faibles lignes rayonnantes et assez rapprochées l’une de l'autre, qui se répètent obtusément à l’intérieur.

Charnière courte, bien échancrée en arrière du crochet, réduite à la dent 1 qui est formée d’une tige oblique, et à la fossette ligamentaire large, bien bordée du côté de la cavité umbonale ; sur le bord dorsal, de part et d’autre, on n’observe que des épaississements calleux et obsolètes, qui ne paraissent pas ressembler à de véritables lamelles latérales, et auxquels ne correspondent probablement pas, sur la valve gauche, de fossettes ni de lamelles adjacentes.

Impression du muscle antérieur allongée, située plus haut que celle du muscle postérieur, reliées toutes deux par une ligne palléale brillante et assez écartée du bord lisse.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 7 mill.; diamètre umbonopalléal : 5,5 mill.

Rapp. et diff. — Voici encore une coquille embarrassante que nous avons successivement attribuée à d’autres Sections avant de la classer définitivement auprès de S. burcligalensis dont elle se rapproche par les épaississements dentiformes de son bord dorsal, en avant et en arrière du crochet; pour affirmer que ce ne sont pas des lamelles latérales, il

faudrait être en possession de la valve gauche. En tous cas, la valve cidessus décrite s’écarte des Erycines par sa forme symétrique et par sa dent 1 non recourbée qui a plutôt l'aspect de celle de Scintilla; la fossette ligamentaire est en outre plus superficielle et moins échancrée que celle d 'Erycina.

S. excelsus se distingue d'ailleurs de S. burdigalensis par sa forme plus haute, moins allongée, beaucoup plus écpuilatérale ; à ce point de vue, elle ressemble davantage à S. parisiensis Desh., mais ce dernier a le côté antérieur plus atténué que le côté postérieur, tandis que c’est l'inverse chez S. excelsa.

Nous n’avons pas fait état, dans ces comparaisons, des deux lignes rayonnantes de la région postérieure, n’ayant pu contrôler la constance de ce caractère différentiel qui n’est pent-être qu’individuel.

Localité. — Pont-Pourquey, une valve droite (PL XXV, fig. 84-85), coll. Degrange-Touzin. — Kiii*<li;|alieii.

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