Diplodonta oncodes nov. mut. PI. XXYI, fig
1873. Diplodonta rotundata Ben. Cat. Sauc., p.49, n° 121 ( ex max. parte).
Test fragile. Taille moyenne; forme exceptionnellement gonflée, presque gibbeuse, très inéquilatérale; côté antérieur ovale-arrondi, très sensiblement plus court que le côté postérieur qui est fortement dilaté et subanguleux en haut; bord paillai régulièrement arqué; crochets gonflés, assez saillants, nettement prosogyres, situés à peu près au tiers de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur peu convexe en avant, rectiligne et presque horizontal en arrière du crochet, se raccordant par un angle arrondi avec le contour anal. Lunule creuse, quoique non limitée; corselet indistinct; surface dorsale bombée, très vaguement marquée à l’arrière par une double dépression rayonnante; on n’y distingue, à la loupe, que des sillons d’accroissement excessivement ténus, néanmoins la surface n’est pas brillante.
Charnière peu épaisse, très faiblement échancrée sur son contour inférieur : 3fc oblique et largement bifide; 3a non isocèle, bien séparée du bord qui recouvre presque totalement la rainure antéro-dorsale ; nymphe longue, aplatie, peu distincte de l’aire ligamentaire qui est large et limitée à l’extérieur par une profonde rainure; 2 profondément bifide, pas
tout à fait perpendiculaire sous le crochet; 4/, formée d’une longue et mince lamelle à 45°, séparée de la nymphe par un sillon bien visible. Impressions musculaires superficielles, inégales, l’antérieure allongée, la postérieure plus arrondie; ligne palléale dédoublée, formant une zone brillante, plus large au milieu qu’aux extrémités, rapprochée du bord lisse; surface interne obscurément rayonnée.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 18 mill.; diamètre umbonopalléal : 16,5 mill.; épaisseur des deux valves : 11 à 12 mill.
Rapp. et diff. — D. rotundata étant très variable, nous ne nous sommes décidés à en séparer cette mutation burdigalienne que par le critérium de la charnière qui présente des différences très sérieuses et constantes : d’abord, le rebord lunulaire envahit davantage la rainure antéro-dorsale, de sorte que la lunule est plus creuse et que les crochets sont plus gonflés, outre qu’ils sont plus prosogyres; d’autre part, 3a est plus détachée, 2 est moins perpendiculaire et un peu inclinée, la nymphe est moiis saillante et elle se confond davantage avec l’aire ligamentaire. Si l'on ajoute à ces différences celles tirées de lu forme qui est plus convexe chez D. oncodes que chez aucune des variétés de I). rotundata, de la position des crochets qui sont plus en avant, du bord palléal qui est plus régulièrement arqué, de sorte que sa convexité maxima est moins en arrière, enfin de l’existence d'une double dépression anale qu’on n'aperçoit jamais chez l’espèce actuelle, on en conclura que la distinction de cette mutation ancestrale est bien justifiée. /). oncodes est plus convexe et a des crochets plus saillants que D. renulata Lk., de l’Eocène; il ressemble par sa forme à D. grata Desh., duLutécien, mais ses crochets sont situés plus en avant et son contour antérieur est plus atténué; mais ce qui le distingue de toutes ces espèces, c’est surtout son bord antéro-dorsal fortement réfléchi sur la rainure, caractère qu'on n'observe, au même degré, que chez D. decipiens et grignonensis Desh. ou chez D. Lamberti Desh., quoique ces espèces éocéniques se distinguent par une tout autre forme.
Localités. — Léognan (Coquillat), assez répandue, valve droite (PI. XXVI, fig. 3L-33), coll. Bial-Neuville ; Carrère, coll. Peyrot; Thibaudeau, coll. de Sacy. Saucats (Lagus), commune; Pont-Pourquey, valve gauche (fig. 34-35), coll. Cossmann. Cestas (MiQ Neuf), coll. de Sacy. — Bur- «ligalien.