‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 282 sur 350 · Dipiodonta rotundata [Montagu · texte numérisé non relu

Dipiodonta rotundata [Montagu

PL XXVI, fi g. 26-30.

1803. Tellina rotundata Montg. Test. Brit., I, p. 71, pl. II, fig. 3.

1814. Venus lupinus Brocclii. Conch. subap., II, p. 553, pl. XIV, fig. 8. 1831. Dipiodonta lupinus Bronn. Ital. tert. Gebild., p. XII, 96.

1852. Lucina lupinus d’Orb. Prod., III, p. 116, 26e ét. , n« 2172.

1852. Dipiodonta rotundata Wood. Crag Moll., II, p. 144, pl. XII, fig. 3. 1858. Mijsia rotundata H. et A. Adams. Gener. rec. Moll., II, p. 473, pl.

CXIV, fig. 6.

1864. Dipiodonta rotundata

Mayer. Tert. Azoren, p. 27.

Hœrn. Tert. Beck. Wien, II. p. 216, pl.

XXXII, fig. 3.

Benoist. Cat. Saucats, p. 49, n° 121 {ex parte). Font. Plioc. Rhône, II, p. 116, pl. VIII, fig. 5

(sola).

Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 62,* pl.

XV, fig.

Dollf. Dautz. Nouv. liste Péléc., p. 21.

Dollf. Cott. Gomez. Pl. inéd. da Costa, pl.

XVIII, fig. 5.

Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 236, pl.

XIV, fig. 20-26.

Cerulli-I relli. Fauna mal. mariana, p. 173, pl. (XXVIII), fig. 35-43.

Test mince. Taille moyenne; forme orbiculaire, très convexe, oblique et inéquilatérale, quoique très variable dans un môme gisement; côté antérieur arrondi, plus court et beaucoup plus atténué que le côté postérieur qui est largement dilaté; bord palléal régulièrement arqué dans le prolongement des courbes latérales; crochets petits, peu proéminents, très faiblement prosogyres, situés très peu en avant de la ligne médiane, quand les valves sont convenablement orientées (1); bord supérieur peu excavé en avant, légèrement déclive en

(1) Il est très facile de dénaturer celte orientation chez un Diplodonte, si on incline trop les valves posées à plat sur leur surface dorsale : la position correcte correspond à l’horizontalité de la tangente à la convexité maximum du bord palléal.

arrière du crochet. Lunule et corselet indistincts; surface dorsale régulièrement bombée, non déprimée sur la région anale, couverte de fines stries d’accroissement qui lui donnent l’aspect fibreux.

Charnière peu épaisse, posée sur un plateau assez étroit sur le contour inférieur duquel les dents cardinales font une petite saillie; 3/, profondément bifide et oblique; 3n mince et isocèle, contiguë au bord; 2a finement bifide et presque perpendiculaire sous le crochet; ij, très oblique, séparée par une rainure de la nymphe qui est deux fois plus longue et proéminente; une fine rainure sépare le ligament de la région du corselet. Impressions musculaires très inégales, l’antérieure étroite et longue, la postérieure en forme de pépin; impression palléale dédoublée, formant une zone étroite et brillante, peu écartée du bord qui est lisse. La surface interne des valves est, en outre, très finement rayonnée.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 17,5 mill.; diamètre umbono-palléal : 16 mill.; épaisseur des deux valves : 10 mill. (il y a des spécimens plus bombés).

Rapp. et diff. — L’extraordinaire extension stratigrapliicjue et géographique de cette espèce si répandue a donné lieu à de nombreuses Controverses : la plus importante de ces discussions a porté sur l'interprétation de I). lupinus Brocchi, que certains auteurs (MM. Sacco, Dolltus et Dautzenberg, notamment) réunissent à D.rotundala tandis que M. Cerulli- Irelli a tout récemment — après une attentive comparaison du type de Brocchi — maintenu, au moins à titre de variété, la séparation entre les deux formes. Les spécimens de l’Helvétien de l’Aquitaine ressemblent complètement aux valves de la mer de la Manche que nous avons sous les yeux et qui correspondent bien à la forme typique de Montagu; encore y a-t-il lieu d’observer que — dans la même localité de Pornichet — on trouve des individus plus ou moins bombés et qui semblent plus ou moins inéquilatéraux, selon l’inclinaison qu'on fait prendre aux valves Nous avons cité en synonymie les provenances du Bassin de Vienne et de la Touraine qui, d’après les figures (Hœrnes) ou les spécimens de Manthelan que nous avons sous les yeux, paraissent aussi se rapporter au véritable D. rotundata. Mais les individus d'Anvers que les géologues belges désignent sous le nom de variété dilatata Pliil. (col 1 . Cossmann), sont certainement plus inéquilatéraux et plus transverses. Nous pensons

d'autre part que la variété orbiculaire, Woodi Font , du Bassin du Rhône, doit probablement se confondre avec D. lupinus Br. ; quant à la variété permagna Sacco, elle a plutôt de l'analogie avec D. dilatata.

Nous n’attachons pas une très grande importance à toutes ces désignations, parce que la charnière est, en général, exempte de variations, et qu’elle présente un aspect constamment identique à celle des spécimens actuels; enfin parce que, dans le même gisement de Salles, nous trouvons des individus plus ou moins obliques, ou orbiculaires comme D. lupinus de Monte-Mario (coll. Cossmann). En résume, Ü. rotundata Mtgu. débute dans l’Helvétien, mais on ne le recueille pas au-dessous de ce niveau.

Localité — Salles (Largilevre), rare (PI. XXVI, fig. 28-30), coll. Dumas; Moulin Débat, une valve droite (fig. 26-27), coll. Bial-Neuville ; Salles (Minoy), coll. Duvergier. — Helvétien.

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