‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 302 sur 350 · Miitha (Eomiltha) multilamellata [Deshayes · texte numérisé non relu

Miitha (Eomiltha) multilamellata [Deshayes

PI. XXVII, fig. 3-7.

Lucina multilamellata Desh. Dict. enovcl., p. 377.

— Grat. Cat. zool. Gir., p. 703.

Lucina ambigua Math. Cat. Bouches-du-Rhône, p. 145 ( non Defr.). Lucina multilamellata Ben. Cat. Saucats, p. 51, n° 128.

— Ben. Foss. St-Avit. p. 50.

— Gourret. Faune Carry, p. 123.

Dentilucina Delbosi Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, pl. XVIII,

fig. 10-11 ( non d'Orb.).

Lucina ( Megaxinus ) multilamellata Dollf. Et. crit. coq. Bord.

(A. S. L. B., LXII), p. 361, pl. XI, fig. 3-4.

Test assez épais. Taille grande; forme peu convexe, suborbiculaire, quoique à contours irréguliers, inéquilatérale; côté

(1) Depuis que ces lignes étaient écrites, nous avons eu communicalion d’une autre petite valve de l’Aquilanien ou du Burdigalien de St-Paul-lès-Dax, qui a tout à fait l’aspect de Gibbosula callosa Lamk., excepté que les dénis cardinales 2, Ab sont visiblement atrophiées; cette charnière qui n’est pas complètement édentée, ainsi que la largeur el la brièveté de la digitation antérieure, ne permettent pas de classer celte coquille comme une mutation ancestrale de M. subgibbosula d'Orb. Nous nous bornons à la faire figurer (Pl. XXVIII, fig. 94-95), sans lui attribuer de dénomination spécifique, en attendant que la communicalion d’exemplaires plus grands el de valves opposées nous mette en mesure d’en préciser la diagnose (col! . Degrange-Touzin).

antérieur subanguleux vers le haut, ovale-atténué sur son contour buccal, plus court que le côté postérieur qui est deux fois coudé et tronqué verticalement — ou même excavé — entre les deux coudes; bord palléal arqué, relié par un angle arrondi avec la troncature anale, souvent limité en avant par une petite échancrure; crochets peu gonllés, peu saillants, prosogyres, inclinés vers les deux tiers de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur très déclive et presque rectiligne en avant du crochet, arqué et plus relevé en arrière jusqu’au coude de la troncature. Lunule courte, rugueuse, profonde, dénivelant le bord cardinal; corselet très étroit, caréné; surface dorsale peu bombée, marquée à l’arrière d’une large dépression excavée qui correspond à la troncature, et d’une autre très étroite, sur toute 1a, région buccale; ornementation n’apparaissant guère qu’au diamètre de 15 mill., composée au-delà de courtes et nombreuses lamelles concentriques, un peu relevées et subdenticulées sur la dépression anale ainsi que sur la région antérieure; on distingue en outre de fins rayons, très obsolètes.

Charnière assez haute, légèrement échancrée sur son contour inférieur, eu arrière des crochets : 3a et 2 atrophiées par la lunule; 3;, oblique, inégalement bifide, 4/, mince, très oblique à 45°; nymphe longue, scalène, aplatie; ligament inséré dans une large gaine séparée du corselet par une rainure. Impression du muscle postérieur grande et allongée; digitation du muscle antérieur très étroite, rectiligne, s’avançant jusqu’à l’aplomb du crochet, non parallèle à l’arc de la ligne palléale qui est obscurément frangée et écartée du bord lisse; surface interne cariée par des oscilles irréguliers.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 60 mill.; diamètre umbonopalléal : 57 mill.

Rapp. et diff. — Irrégulière comme M. contorta Defr., cette espèce s'en distingue par sa forme moins transverse, par ses lamelles plus serrées, par sa lunule plus enfoncée, atrophiant davantage les cardinales.

Cette espèce a été tout récemment figurée, pour la première fois, dans ce même Recueil, par M. G. Dollfus qui l’a classée dans le S. -G. Me/jaxi-

nus, bien qu’elle ne soit pas édentée, mais nous nous sommes expliques déjà ci-dessus sur la valeur relative de l'existence ou de l’absence des dents dans le G. Miltha, de sorte que l’indication donnée par notre confrère peut être considérée comme très proche de la vérité. En fait, comme on vient de le voir, il/, multilamellata ne diffère que par sa forme et son ornementation de M. conforta, qui est notre génotype d ’Eomiltha.

M. Dollfus a en même temps rectifié deux erreurs de synonymie, l’une relative à L. ambigua Math, nom préemployé, et l’autre relative à L. Delbosi d'Orb. Le type de cette dernière est un moule du calcaire à Astéries. Elle est commune à St-Morillon (coll. M. H. N. B.) et se trouve avec le test au môme niveau, à Bordeaux (quartier de Terre-Nègre, Caudéran etc.). La coquille est de très grande taille, orbiculaire et lisse, et n’a rien à voir avec L. multilamellata La localité indiquée « Morillac » est vraisemblablement le résultat soit d'une faute d'impression, soit d'une erreur de lecture d’une étiquette qui portait « Martillac » où il existe des gisements aquitaniens importants et renfermant en effet, L. multilamellata.

M. Sacco a d'ailleurs figuré, à diverses reprises dans son ouvrage, des spécimens provenant des environs de Bordeaux : les figures 10a, 10;> représentent le type, la fig. 11, une var. transverse sur laquelle s'applique exactementun spécimen valvé de St-Avit (coll. Benoist). D'autre part, M. Sacco a figuré (part. XXIX, p. 82, pl. XVIII. fig. 35-37) Dentilucina Rollei, de l’Aquitanien de Dego, qui a un peu la même forme et une ornementation plus espacée ; mais, si c'est réellement un Dentilucina, ce qu'on ne peut juger, la charnière n’étant pas représentée, cette espèce diffère de la nôtre par ses lamelles latérales.

Localités. — Léognan (le Tliil inf1'), plésiotypes (Pl XXVII, fig. 3-5), coll. de Sacy; spécimen valvé de 70 mill., même coll.; coll. Bial-Neuville ; Marlillac, Mérignac, Uzeste, La Saubotte, St-Selve (Baton-Durand), coll. Degrange-Tou/.in ; Saucats (Lariey), exemplaire valvé (Pl. XXVII, fig. 0-7), coll. Benoist. — Aquitaiiien.

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