Miltha (Eomiltha) callipteryx [Tournouër
Pl. XXVII, fig. 18-21.
1874. Lucina callipteryx Tourn. Journ. Conclu, XXII, p. 306, pl. X, fig. 4.
Test médiocrement épais. Taille assez grande; forme très aplatie, irrégulière, subquadrangulaire, transverse, très inéquilatérale; côté antérieur assez court, atténué, presque pointu à l’extrémité du bord lunulaire; côté postérieur dilaté et gibbeux sur son contour supérieur, sinueux et excavé vers le
bas; bord palléal très convexe à l’aplomb du crochet, se raccordant par un arc plus ouvert dans le prolongement du contour buccal, et par un angle arrondi avec la sinuosité anale, crochets petits, déprimés, un peu obtus, prosogyres, situés aux cinq neuvièmes de la longueur, du côté antérieur; bord lunulaire longuement rectiligne jusqu'à la sinuosité qui limite le bec buccal; bord supéro-postérieur légèrement arqué en arrière du crochet, puis déclive et raccordé par un arc avec le contour anal. Lunule divisée en deux parties lancéolées : l'interne se compose d’un rebord aplati qui rétrécit le plateau cardinal, l'externe plus longue se réduit à une aire très étroite et limitée par un gradin rayonnant en courbe du crochet vers le bec buccal; corselet très étroit et aplati comme la première zone de la lunule, prolongé tout le long du bord supéro-postérieur; surface dorsale à peine convexe, séparée de la région anale et déprimée par un pli obsolète et arrondi qui aboutit au sinus entre le contour palléal et le contour ■anal; toute la surface est couverte de lamelles obtuses et écartées, qui persistent sur la région anale et sur la seconde zone lunulaire; leurs interstices ne sont pas tout à fait lisses, et l’on y distingue des lignes d’accroissement très fines, peu régulières.
Charnière assez haute, plus étroite en avant du crochet où son contour inférieur fait un coude assez arqué : 3rt atrophiée, à peine distincte du bord; 3/, épaisse, mais peu saillante, légèrement oblique sous le. crochet; 2 incurvée, épaisse à son extrémité inférieure qui va en s’abaissant vers le bord cardinal; 4/, linéaire, un peu arquée sous le crochet, séparée de la précédente par une faible fossette; nymphe longue et aplatie, à peine plus élevée que le reste du plateau cardinal; aire ligamentaire peu profonde, en fond de hateau; pas de traces de lamelles latérales sur aucune des deux valves.
Impression du muscle postérieur en forme de pépin, vis-àvis de la gibbosité du contour anal; digitation du muscle antérieur longue et rectiligne, assez étroite, très voisine de la ligne palléale et presque parallèle à celle-ci; impression pal-
léale bien gravée, obtusément frangée, très écartée du bord lisse, inégalement distante de ce bord.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 45 mill. ; diamètre umbonopalléal : 40 mill.; épaisseur d’une valve : 5 mill.
Rapp. et diff. — Au point de vue générique, cette coquille se rapporte bien — par la plupart de ses caractères internes — à Miltha Childreni Gray, génotype; elle en diffère non seulement par son ornementation, mais surtout par sa forme qui rappelle plutôt les coquilles éocéniques, telles que il/. Cuvieri Bayan, que Fischer a indiquées comme exemple de Miltha fossile; M. conforta Det'r., du Paléocène, est presque aussi gibbeuse, mais moins inéquilatérale, tandis que il/. Childreni est plus haute que large. En tous cas, il/, callipteryx se distingue des unes et des autres par ses lamelles très espacées; celles de il/, conforta sont quatre ou cinq fois plus serrées à tout âge. La charnière est particulièrement effacée et montre une tendance vers Pseudomiltha qui n’a plus de dents cardinales; mais on remarque immédiatement que Miltha callipteryx s’en distingue par son corselet non interrompu vis-à-vis du ligament.
Localité. — Gestas, types figurés (PI. XXVII, fig. 18-21), coll. Cossmann, coll. Rozier; Cestas (MiQ neuf), coll. de Sacy, coll. Bial-Neuville, etc. — ISui’tliyalien.