‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 307 sur 350 · Codokia Haidingeri [Hœrnes]. PL XXVII, fig · texte numérisé non relu

Codokia Haidingeri [Hœrnes]. PL XXVII, fig

1848. Lucina Haidingeri Hœrn. Verz,, p. 26.

1865. — Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 222, pl. XXXII,

fig 2.

Dollf. Dautz. Etude prél. Tour., p. 6.

Koch. Tert. Siebenburg, II, p. 129.

Ivolas et Peyrot. Contr. Fal. Tour., p. 116. Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 23.

1909. Codolùa Haidingcri Dollf Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 256, pl.

XVII, fig. 19-22.

Taille assez petite (dans l’Aquitaine); forme régulièrement orbiculaire, à peine transverse, peu convexe, subéquilatérale; côté antérieur un peu plus court que le côté postérieur, presque également arrondi; bord palléal en arc de cercle, dans le prolongement des contours latéraux; crochet obtus, quoique un peu saillant, prosogyre, situé légèrement en avant de la ligne médiane; bord lunulaire tellement excavé qu’il réduit à néant le plancher cardinal qui se relève aussitôt après la lunule; bord supéro-postérieur arqué et déclive. Lunule courte, étroite, lisse, limitée par un gradin élevé; pas de corselet; surface dorsale régulièrement et peu bombée, faiblement déprimée sur la région anale qui n’est pas nettement limitée, partout ornée de fines stries concentriques, très régulières, sans aucune trace de stries rayonnantes.

Charnière bien développée, peu sinueuse sur son contour inférieur : 2 perpendiculaire, épaissie à son extrémité; 4/, mince et divergente; A II mince, triangulaire, saillante, très rapprochée des cardinales, séparée par une profonde fossette de A IV qui est beaucoup plus courte et moins saillante; P II très petite à l’extrémité du ligament, c’est-à-dire trois fois plus écartée que AU; nymphe peu saillante, bordant une aire ligamentaire plus allongée, qui est recouverte par la carène du bord dorsal. Impression du muscle postérieur grande, subrhomboïdale, située assez haut; digitation du muscle posférieur large, peu longue, divergente et bien séparée de la ligne palléale, qui est profondément gravée, à peu de distance du bord palléal lisse; cicatrice interne et obsolète, rayonnant en biais de la cavité infraligamentaire vers l’extrémité de la digitation.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 10 mill.; diamètre umbonopalléal : 9,5 mill.

Rapp. et diff. — La valve que nous venons de décrire n’est pas absolument identique à celles de la Touraine qu’ont figurées MM. Dollfus et

Dautzenberg; elle semble un peu plus transverse, plus équilatérale, et ses contours latéraux sont plus également arqués; la charnière est bien semblable, sauf que 1J II est moins effacée, peut-être moins usée ; enfin sa digitation antérieure est moins longue et un peu plus large. Aussi pourrat-on probablement, quand on aura un plus grand nombre de matériaux, distinguer une mutation merignacensis dont il faudrait alors caractériser aussi la valve droite.

C'est à dessein que nous n'avons pas admis Lucina detrita Desb., de l'Eooène, dans la synonymie ci-dessus : il est bien évident que c’est aussi un Codokia par sa charnière, mais sa forme est beaucoup plus élevée, plus inéquilatérale quand on l’oriente convenablement (1), son bord supéroantérieur est plus déclive; surtout sa charnière est plus arquée sous le crochet, les lamelles antérieures étant plus proches des cardinales; enfin la digitation antérieure est plus étroite, plus rapprochée de la ligne palléale. C'est doncune espèce absolument distincte de C. Haidingeri, et MM. Dollfus et Dautzenberg ont bien fait de ne pas remplacer le nom Haidingeri par le nom detrita qui correspond à une forme figurée et bien caractérisée, cinq ans avant que Hœrnes ait donné la précision nécessaire à sa citation de 1848.

Localités. — Mérignac, valve gauche (PI. XXVII, fig. 8-9), coll. Cossmann. Léognan (le Thil), valve gauche, coll. de Sacy, Mérignac (Baour)une valve gauche, coll. Peyrot. — Aquitaiiieii.

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