Font. Plioc. Rhône, II, p. 107, pl. VI, fig
1881. — Nyst. Plioc. Scaldisien, p. 176, pl. XIX, fig. 2.
1894. — Degr.-Touz. Orthez (A. S. L. B., XLVII), p. 418.
1901. Dentilucina borealis Sacco. I Moll. terz. Piem. , XXIX, p. 80,
pl. XVIII, fig. 23-36.
1903. — Dollf. C.G.Moll.tert. Port., pl. XVIII, fig. 4.
1909. — Cerulli-Irelli . Fauna mal. Mar., p. 178, pl.
XXIX, fig. 16-23.
Test médiocrement épais. Taille assez grande; forme un peu convexe, orbiculaire, subéquilatérale, quoique dissymétrique; côté antérieur régulièrement arqué vers le bas, un peu plus atténué que le côté postérieur qui est plus dilaté et coudé vers le haut, subtronqué ou presque rectiligne sur son contour anal; bord palléal régulièrement circulaire; crochets petits, non gonflés, peu saillants, prosogyres, situés à peu près au milieu de la largeur des valves; bord supérieur largement excavé sur la région lunulaire, se raccordant par un arc très court avec le contour buccal; bord supéro-postérieur rectiligne et déclive en arrière du crochet, se raccordant par un angle arrondi avec la troncature anale. Lunule étroite et longue, très creuse, lisse, limitée à l’extérieur par une carène vive; surface dorsale régulièrement bombée au milieu, faiblement déprimée sur la région anale, un peu excavée sur la région lunulaire où quelques cicatrices rayonnent souvent du crochet vers le bord; ornementation composée de fines lamelles d’accroissement régulièrement distantes, dans les intervalles desquelles on distingue de fines stries concentriques.
Charnière médiocrement épaisse, à contour inférieur un peu
arqué sous le crochet, rectiligne en arrière sous la nymphe : 3a mince et peu oblique, en partie confondue avec le bord lunulaire; 3/, obtusément bifide, perpendiculaire sous le crochet; AI peu écartée, petite et obsolète; PI deux lois plus éloignée, longue et peu saillante; nymphe étroite, allongée, rectiligne; aire ligamentaire assez large, incomplètement masquée par le bord caréné du contour dorsal; 2 obtusément rainurée, très peu oblique vers l’arrière; 4;, aussi épaisse que 2, non bifide, bien séparée de la nymphe; A II et PII se réduisant à de très faibles saillies. Impression du muscle postérieur ovale, située assez haut, bordée par un pli interne et rayonnant obliquement de la cavité umbonale vers l'extrémité de la digitation de l'adducteur qu’elle n’atteint pas cependant; surface interne généralement munie d’oscules plus ou moins réguliers et souvent effacés par la fossilisation.
Dim. Diamètres : 33 mill.; épaisseur d’une valve : 7 mill.
Rapp. et diff. — Quoique cette espèce soit assez variable, surtout à letat fossile, les échantillons de l'Helvétien de l’Aquitaine ressemblent très exactement à ceux de Monte-Mario (col 1 . Cossmann) que Brocchi avait en vue sous le nom inexact circinnata ; ils sont de plus grande taille
— mais de la même forme — que ceux du Crag d'Angleterre (coll. Cossmann) que Wood a rapportés avec certitude à l’espèce linnéenne; identiques aussi à ceux d’Anvers (coll. Cossmann) queNyst a dénommés flandrica et antiquata, sauf la taille qui est toujours plus grande, aussi bien dans l'Helvétien de l’Aquitaine que dans le Pliocène méditerranéen. Nous n'avons pas compris dans notre synonymie L. affinis Eichw , attendu que, d’après les valves de Pologne (Podhorce) que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann), c’est une espèce distincte par sa forte convexité, par sa charnière plus épaisse, quoique à peu près dépourvue de lamelles latérales, et par sa large nymphe aplatie; en outre, la cicatrice interne de L. affinis s'approche davantage de la digitation musculaire qui est plus large, et l'impression du muscle postérieur est beaucoup plus développée. D'après la seule inspection des figures de l’ouvrage de Hœrnes, il nous est diffïicile d'affirmer si les fossiles du Bassin de Vienne doivent être rapportés à L. affinis ou à L. borcalis; cependant il y a lieu d'observer que le véritable L. borcalis se trouve aussi en Volhynie (Olesko) d'après des valves qui nous ont été envoyées (coll. Cossmann) et qui ressemblent complètement
— les unes à la forme typique — les autres à la var. paucilamellata Sacco ; il n'y a donc rien d’impossible à ce que L. borealis se trouve avec L. affinis
dans le Bassin devienne. D'autre part, nous avons de St-Lunaire (coll. Cossmann) des individus presque dépourvus de lamelles comme la var. paucilamellata, de sorte qu’il n’est pas possible d’attacher la moindre importance aux variations de l’ornementation; c’est pour ce motif que nous laissons de côté les variétés proposées par M. Sacco ( paucilamellata , crassinflata, anteproducta, tauroborealis) ; seule, la mutation oligoparva Sacco (/. c. fig. 32), de l'Aquitanien de Ligurie, pourrait peut-être se distinguer, si l’on en connaissait la charnière et les impressions internes. Nous y rapportons les valves burdigaliennes qui ont une forme aplatie et une ornementation plus serrée.
D'après les spécimens de Cacella (Portugal) que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann), c’est bien aussi L. borealis qu’on trouve dans le Tortonien de cette région; il en est de même de ceux figurés par Fontannes, et le dessinateur a même fidèlement reproduit la cicatrice interne, ainsi que les lamelles latérales.
Il résulte de ce qui précède que L. borealis a une très grande extension géographique et stratigraphique, et qu'elle a atteint — à l’état fossile — une taille supérieure à celle qu’elle a actuellement ou qu’elle avait même dans le Pliocène boréal; la cicatrice interne existe invariablement, même chez les spécimens actuels, quoi qu'en dise Wood, seulement elle est parfois peu visible. Enfin, elle a commencé à apparaitre à l’époque helvétienne, mais il ne semble pas qu'elle ait existé dans le Bassin de la Loire.
Localités. — Salles (Largileyre), valve gauche (PI. XXVIII, fig. 4-5), coll. Cossmann; valve droite (fig. 6-7), coll. Dumas; (le Minov), coll. Peyrot. (Min Débat), coll. Bial-Neuville, commune. Orthez (Paren), Saliesde-Béarn, coll. Degrange-Touzin ; rare; Clermont (Landes), — Ilelvélien.
Saucats (Min de l'Eglise), coll. Degrange-Touzin; Léognan (Coquillat), var. oligoparva Sacco (PI. XXVII, fig. 1-2), coll. Cossmann; Peloua, une petite valve droite, coll. Degrange-Touzin. — It tiédi «g a Si en.
Saubrigues, valves incomplètes et douteuses, coll. Dumas; Soustons, coll. Degrange-Touzin. — Tortonien.