‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 314 sur 350 · Phacoides orbicularis [Deshayes · texte numérisé non relu

Phacoides orbicularis [Deshayes

PL XXVIII, fig. 56-59.

1814. Venus pensilvanica Brocchi. Conch. subap., II, p. 551 (non Linn.). 1823. Lucina crassa Defr. Dict. Hist. nat., XXVII, p. 276 (non Lamk.). 1836. Lucina orbicularis Desh. Exp. Morée, III, p. 95, pl. XXII, fig. 6-8. 1839. Lucina jamaicensis Mich. Brach. acef. foss., p. 23.

1847. Lucina pcnsylvanica Mich. Desc. foss. Mioc., p. 116.

1850. Lucina orbicularis Desh. Traité élém. Conclu, I, p. 786.

1852. Lucina Brocchii d'Orb. Prod., III, p. 116, 26e ét . , n° 2179.

1852. Lucina subpensylvanica d'Orb. Ibid., p. 183, 27® ét. n° 2348.

1901. Dcntilucina orbicularis Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 78,

pl. XVIII, fig. 14-16,

1903. — Dollt'. Cott. Gom. Moll. tert. Port., pl.

XVII, fig. 8-9.

Test assez mince. Taille au-dessous de la moyenne (dans TAquitaine); forme peu convéxe, irrégulièrement orbiculaire, inéquilatérale; côté antérieur anguleux vers le haut, très peu arqué vers le bas, beaucoup plus court que le côté postérieur qui est tronqué et excavé sur son contour anal; bord palléal assez régulièrement convexe, se raccordant par un arc de cercle avec le contour buccal, et par un angle obtus avec la troncature anale; crochets peu gonflés, un peu saillants, prosogyres, situés aux trois cinquièmes de la longueur des valves, du côté antérieur; bord lunulaire convexe entre deux sinuosités, celle sous le crochet par le fait de l’existence de la lunule, l’autre en avant fait un angle net avec le reste du contour buccal; bord supéro-postérieur peu arqué, déclive jusqu’à un coude de raccordement avec la troncature anale. Lunule lisse, très élroite, très enfoncée, dénivelant le bord cardinal sur une certaine longueur; corselet presque linéaire, caréné, lisse; surface dorsale assez déprimée au milieu, divisée à l’arrière par un angle rayonnant et adouci qui limite une dépression anale assez profonde, séparée elle-même du corselet par un relief arrondi qui aboutit au coude supérieur du contour dorso-anal; aire lunulaire limitée par un gradin qui aboutit au bec buccal; toute la surface est couverte de lamelles concentriques, saillantes, assez écartées, dont les interstices portent quelques stries obsolètes d’accroissement; ces lamelles sont un peu crépues sur les deux angles rayonnants du côté postérieur, et elles indiquent aussi une vague dépression sur la région buccale.

Charnière peu épaisse, largement et profondément arquée au milieu : 3a et 3& très inégales, divergentes, la branche posté-

rieure plus épaisse; AI et PI à peine visibles, inéquidistantes, mais A III et P III — de l’autre côté de la fossette — sont lamelleuses et saillantes; nymphe formée d’un long bourrelet contre une étroite rainure ligamentaire; 2 bifide, 4 b très mince et obliquement allongée; A II et P II saillantes, pointues; aucune lamelle IV de l’autre côté des fossettes destinées aux lamelles III. Impression du muscle postérieur assez large, subrhomboïdale ; digitation de l’adducteur antérieur relativement courte, s’écartant peu de l'impression palléalc qui est parallèle au bord très finement crénelé; les crénelures ne persistent ni sur la troncature anale, ni sur le bord lunulaire.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 18 mill.; diamètre umbonopalléal : 15 mill.

Rapp. et diff. — Cette espèce est variable, dans ses proportions et dans son ornementation : M. Sacco y a distingué (/. c., pl. XVIII, fig. 17-21), les variétés rotundelloides, sublamellata, paucilamellata (qui tombe en synonymie avec la var. de P. borea’isl); les spécimens de Saubrigues répondraient plutôt à la première de ces variétés et ceux de Peyrère à la troisième, mais il est impossible de délimiter toutes ces formes qui passent de l’une à l’autre par des transitions graduelles. Peut-être, toutefois, les échantillons de l'Astien de Cannes (coll. Cossmann), gisement où l'espèce est très commune, ont-ils constamment une forme plus convexe et plus transverse, avec des lamelles plus serrées, moins proéminentes quoique plus uniformément crépues; on pourrait à la rigueur, les distinguer sous le nom de variété Depontaillieri Cossm. (1910).

D'après les figures de la Monographie des Moll. tert. du Portugal, c’est aussi la var. rotundelloides qui serait représentée à Cacella; l’un des deux spécimens de R ego que nous avons sous les yeux est en effet tout semblable à ceux de Saubrigues, mais l’autre est plus transverse avec des lamelles moins écartées. En Italie, M. Sacco affirme qu’on trouve, dans l’Helvétien et le Tortonien, la forme typique et ses trois variétés; mais aucune des figures ne ressemble à notre var. Depontaillieri , de l’Astien.

Localités. — Saubrigues, peu rare; plésiotypes de la variété rotundelloides (Pl. XXVIII, fig. 56-59), coll. Dumas; coll» Benoist; Peyrehorade (Peyrère), coll. Raulin ; St-Jean-de-Maisacq, coll. Bial-Neuville et coll. Degrange-Touzin . — Tortonien.

St-Etienne-d’Orthe, coll. Degrange-Touzin. — Ilelvélien.

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