Phacoides ( Cardiolucina ) Agassizi [MichelottiJ
PL XXVI II, lig. 83-86.
1839. Cardiim Agassizi Michelotti. Bracli. Acef. foss., p. 17.
1847. Lucina Agassizi Midi. Mioc liai, sept., pl. IV, fig. 4, 5, 7.
1850. — Desh. Traité élém. Conclu, I, p. 783.
1852. — d'Orb. Prod., III, p. 116, 26e ét., n° 2176.
1865. — Hœrn. Tert. Beck. Wien, il, p. 239, pl XXXIII,
fig. 10.
1886. — Dollf. Dautz. Et. prél. Tour., p. 6.
1897. — Raulin. Stat. géol. Landes, p. 342.
1901. Cardiolucina Agassizi Sacco. I Moll. terz. Piem. , XXIX, p. 89,
pl. XX, fig. 37-39.
1901. Lin g a Agassizi Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp. , p. 24.
1909. — Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 254, pl. XVI,
fig. 34-39.
Test très épais. Taille petite; forme gibbeuse, rhomboïdale, inéquilatérale; côté antérieur obliquement ovale, plus allongé que le côté postérieur qui est coudé vers le haut, puis tronqué et même subexcavé sur son contour anal; bord palléal très peu arqué, se raccordant par une courbe dans le prolongement du contour buccal, et par un angle presque orthogonal avec la troncature anale; crochets gonflés, assez saillants, faiblement prosogyres, situés à peine plus en avant que le tiers de la longueur des valves, du côté antérieur; bord supérieur peu arqué en avant, rectiligne et déclive en arrière du crochet, puis coudé au point de raccordement avec la troncature anale. Lunule petite, creuse, cordiforme, limitée par un gradin; pas de corselet; surface dorsale bombée au milieu, marquée à l'arrière d’une étroite et profonde dépression rayonnante, qui correspond à la troncature du contour anal; ornementation composée de lamelles épaisses et serrées, crépues vers les bords parce qu’elles sont obtusément décussées par des rayons obsolètes.
Charnière épaisse, régulièrement arquée sur son contour inférieur : 3a Irès petite, 3/, plus épaisse; A I, A III, P 1, P 111, inéquidistantes, courtes et saillantes, encadrant les petites fossettes des lamelles opposées; nymphe oblique, aplatie, médiocrement allongée; 2 plus oblique et un peu plus épaisse que 4;,; A II et P 11 pointues et saillantes, situées sur le bord, avec une fossette contiguë seulement pour A 111 et P III. Impression du muscle antérieur courte, arquée, adhérant sur presque toute la longueur à la ligne palléale, parallèle et un peu écartée du bord crénelé; impression du muscle postérieur petite, ovale, située assez haut; crénelures grossières sur tout le contour palléal et à la partie inférieur du contour buccal, plus fines et imperceptibles sur le contour lunulaire, absentes sur toute la troncature et sur la région du ligament.
Dim. Diamètre : 6 mill.
Rapp. et diff. — Celte coquille est le génotype de Carcliolucina et l’on a vu ci-dessus par quels critériums celte Section se distingue de Here;
MM. Dollfus et Dautzenberg signalent qu'on rencontre une sculpture analogue chez L. Semperi Issel, de la mer Rouge, et chez L. pisum Reeve, de l'Océan Indien; mais ils n’indiquent pas par quels caractères on les distingue de la forme cantonnée dans le Miocène d'Europe. Nous ne connaissons, d'autre part, aucune forme ancestrale à laquelle on puisse comparer P. Agassizi. M. Sacco a séparé deux variétés de cette espèce, dont l’une au moins (var. regularior ) moins convexe et un peu plus arrondie, parait exister aussi à Saubrigues; l’autre (var. constricta ) est plus étroite et plus élevée, peut-être par suite de déformations accidentelles.
C’est bien cette espèce qu’on trouve dans le Rassin du Danube, d’après une valve de Lapugy (coll. Cossmann) que nous avons sous les yeux.
Localités. — Saubrigues, très commune; plésiotypes (PI. XXVIII, fig. 83-86), coll. Dumas. St-Jean-de-Marsacq, St-Martin-de-Hinx, coll. Degrange-Touzin. — Tortonien
Peyrehorade (Peyrère), coll. Raulin à l’Ecole des Mines. Mimbaste, commune, coll. Benoist. — Helvétien.
DIVARICELLâ von Martens, 1880.
(= Cijclas [Klein] Môrch, 1853, non Lamk.; = Egraca Leacli, 1852,
nom nud.).
Coquille orbiculaire, convexe, extérieurement ornée de stries divariquées; charnière plus ou moins épaisse : 3a, 3/,, 2, 4;,; L AI, L PI, L AU, L PII; impression du muscle antérieur brièvement digitée.
Divaricella s. str. — Crochets peu saillants; lunule petite et profonde; bords crénelés; ligament externe, reposant sur une nymphe plus OU moins épaisse, FlG- ~~ Divaricella quadri.su/cata d’Orb.
très allongée (G. -T. : D.
angulifera v. Mart. = Lucina ornata Reeve 1850, non Ag. 1845).
Le génotype doit conserver le nom angulifera puisque L. ornata était préemployé. M. Dali a séparé de ce groupe les suivants, à titre de Sections que nous adoptons parce que les critériums distinctifs sont parfaitement définis.
Section Lucinella Monterosato, 1884. — Coquille inéqui latérale à bords crénelés; ligament logé dans une fossette oblique et triangulaire, en arrière G des cardinales; angle de divergence des stries très obtus, s’alignant plus au milieu des valves (G. -T. : Lucina divaricata L. = L. commutaia Phil. Viv.)
Fig. 136. — Lucinella divaricata Linné.
Comme l'ont établi MM. Dollfus et Dautzenberg, le nom commutata n'a été proposé par Philippi que parce que cet auteur supposait à tort que Linné avait attribué le nom divaricata à une espèce des Indes Occidentales qui doit être désignée sous le nom quadrisulcata d'Orb. La séparation faite — et maintenue insch. — par M. de Monterosato, est tout à fait justifiée; mais c’est M. Dali qui a eu le mérite de signaler le principal critérium différentiel, c’est-à-dire la situation tout à fait différente du ligament de Lucinella.
Il est probable que la Section Bourdotia Dali (G. -T. : Lucina Bourdoti; Cossm. Eoc.) n’est représentée que par de jeunes individus de Lucinella; la forme inéquilatérale des valves et l’arrondissement de la divergence des stries s’atténuent avec l’âge ; d’autre part, la charnière est la même, car c’est la petitesse des valves étudiées qui a fait croire qu’il n’existait qu’une cardinale sur chaque valve.
Sect. Pomplioligina Dali, 1900. — Coquille extrêmement gonflée, à crochets subspiraux; aréas dorsales antérieure et postérieure bien indiquées ; bords non crénelés ; ligament externe (G. -T. : Lucina gibba Gray, Viv.).
Cette Section ne semble pas avoir existé à l’état fossile.
Nous n’avons donc à nous occuper ici que Divaricella et de Lucinella, qui sont représentés dans l’Aquitaine; il y a lieu de remarquer d'ailleurs que leur origine est ancienne, puisqu'il y a un Divaricella (D. discors Desh.) dès l'Eocène inférieur, qu’on en trouve dans l’Eocène moyen et supérieur, ainsi que dans l’Oligocène, et que Lucinella est probablement aussi représentée par de jeunes individus (L. Bourdoti Cossm.) de l’Eocène moyen.