Divaricella ornata [Agassiz]. PL XXVIII, fig
1823. Lucina divaricata Defr. Dict. Sc. nat., XXVII, p. 271 ( non Lin ).
1825. — Bast. Mém. Env. Bord., p. 86.
1837. Lucina divaricata Duj. Mém. Tour., p. 42.
1838. — Grat. Cat. Gir., p. 64, n° 724.
1845. Lucina ornata Ag. Iconog. Coq. tert., p. 64.
1852. — dOrb. Prod.,III, p. 115, 26e et., n0 2160.
1865. — Iiœrn . Tert. Beck. Wien, II, p. 233, pl. XXXIII,
fig. 6.
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 50, n° 124.
1886. — Benoist. Foss. St-Avit, p. 50.
1886. Divaricella ornata Et. prél. Tour., p. 16.
1897. Lucina ornata Raulin. Stat. géol. Landes, p. 289 et 299.
1899. — Sokolow. Schichten mit. V. konkensis, p. 29, pl. III,
fig. 33-36.
1901. L. divaricata var. ornata Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 99,
pl. XXIX, fig. 15-18.
1901. Divaricella ornata Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 23.
1903. — DollI'. Cotter et Gom. Moll. tert. Port., pl.
XVIII, fig. 2 (ex parte).
1909. — Dollf. Dautz. Conch.Mioc. Loire, p. 262, fig. 12-25.
Test r.ssez épais. Taille moyenne; forme presque circulaire, assez convexe, subéquilatérale ; 'côté antérieur à peine plus court, mais plus régulièrement arrondi que le côté postérieur qui est obtusément anguleux vers le haut et peu arqué sur son contour anal; bord palléal en arc de cercle dans le prolongement des courbes latérales; crochets peu saillants, quoique légèrement gonllés, opposés, situés à peu près au milieu des valves; bord supérieur excavé sur la région lunulaire et convexe au-delà, presque rectiligne et déclive en arrière du crochet jusqu’à l'angle arrondi qui le raccorde avec le contour anal. Lunule petite, lisse, très creuse, limitée à l’extérieur par un gradin presque rectiligne; pas de corselet; surface dorsale médiocrement bombée au milieu, vaguement déprimée sur la région anale, partout ornée de stries imbriquées et divergentes qui se reploicnt — en s’effaçant parfois — sur
une zone irradiant du crochet vers le bord palléal, au tiers environ de la largeur, du côté postérieur; vers les bords, ces stries s’approfondissent et deviennent sublamelleuses, tout en restant assez serrées (0mm5 d’écartement en moyenne).
Charnière assez épaisse, un peu arquée sur le contour inférieur du plateau cardinal : 3a mince, lamelleuse, un peu incurvée, s’allongeant jusqu’à la moitié de la distance qui sépare L AI ; 3/, formée d’un talon triangulaire et épais, exactement sous le crochet; LAI pointue, courte, peu écartée; L PI deux fois plus éloignée, formée d’une arête assez courte et médiocrement saillante; nymphe longue, étroite, presque confondue avec le rebord cardinal inférieur; rainure ligamentaire assez profonde, comprise entre la nymphe et le bord dorsal caréné; 2 étroite, incurvée à 45°, saillante; 4?, plus mince, presque isocèle; L AU obsolète, L PH beaucoup plus saillante et longue, au-delà de la nymphe.
Impression du muscle antérieur semblable à un gros doigt recourbé; impression du muscle postérieur grande, ovale en hauteur, limitée par un pli rayonnant et obsolète; ligne palléale non parallèle au bord, assez écartée au milieu, circonscrivant l’impression de l’adducteur antérieur, aboutissant normalement à l’extrémité de l’adducteur postérieur; commissure des valves très finement crénelée sur presque toute son étendue, sauf sur le contour supéro-buccal ; surface interne obscurément rayonnée.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 20,5 mill. ; diamètre umbono-palléal : 19,5 mill.; épaisseur des deux valves : 11,5 mill.
Rapp. diff. — En admettant cette espèce dans l’Helvétien de la Touraine, MM. Dollfus et Dautzenberg ont rappelé qu’elle se distingue de l’espèce vivante L. divaricata L. (= L. commutata Phil.) par sa taille plus grande, par sa forme moins convexe et par la position différente de l'angle de divergence des stries divariquées; mais on peut surtout ajouter que les deux coquilles n'appartiennent pas au même groupe, puisque celle-ci a un ligament externe, avec une nymphe pour le supporter, tandis que L. divaricata L. a une fossette ligamentaire tout à fait interne et courte, en arrière des cardinales, ce qui a motivé l’adoption de la Sec-
tion Lucinella Monteros. C'est donc — Comme l’ont fait les deux auteurs précités — avec /). quadrisulcata d'Orb. (espèce voisine du génotype de Divaricella) qu’il faut comparer D. ornata; MM. Dollfus et Dautzenberg ne trouvent d’autre différence que la convexité moindre des valves de l’espèce fossile, attendu que l’espèce vivante a, au même diamètre, une épaisseur supérieure de 25 % environ; nous ajouterons à ce critérium que, chez D. quadrisulcata, les stries divariquées sont presque deux fois plus écartées que chez I). ornata; que ses dents cardinales sont moins isocèles ; que la lamelle antérieure est encore plus voisine des cardinales ; que le contour inférieur du plateau cardinal est plus sinueux en arrière; que les crénelures continuent plus en avant et plus haut sur le contour buccal, etc .. Bref, il est impossible de confondre ensemble les deux formes.
D’après la comparaison des individus de Pôtzleinsdorf que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann), c’est bien la même espèce qui existe dans le Bassin de Vienne; les individus du Miocène supérieur de Golubaz (Serbie, coll. Cossmann) sont aussi tris voisins de D. ornata typique, quoique un peu sim eux sur le contour antérieur, par suite de l’existence de dépressions ou cicatricules rayonnantes sur la région externe. Les valves de l'Helvétien de la Touraine ont généralement le bord supérieur moins relevé en arrière du crochet, ce qui leur donne un aspect un peu moins transverse et plus élevé; mais la charnière est identique, ainsi que les impressions musculaires et l’ornementation ; seule, la var. parcisulcata D. D. est remarquable par ses stries plus écartées; nous ne la connaissons pas dans le Bordelais. En ce qui concerne le Piémont, ce sont celles du Tongrien (= Aquitanien) qui peuvent être rapportées à D. ornata, et encore M. Sacco n’a figuré que des spécimens de Bordeaux, la valve helvétienne (fig. 19) parait plutôt se rapporter à la var. parcisulcata.
Enfin I). ornata est moins arrondie que D. pulchclla Am, de l’Eocène moyen, moins élevée que D. cnnenonviltcnsis Desh., du Bartonien des environs de Paris.
Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), commune; plésiotvpes (Pi. XXVIII, iig. 79-82), coll. Cossmann. Saucats (Min de l’Eglise, Peloua, Gieu:<); Léognan (le *Thil sun1'), Thibaudeau, Coquillat, Sangsueyre, Cestas; Canéjan ; Mérignac (Baour supr) ; St-Médard-en-Jalle, coll. Degrange- Touzin. Dax (M*“ de Cabannes, Mandillot), coll. Degrange-Touzin ; St-Paul (Mainot), coll. Peyrot. — HuiMliqalien.
Mérignac, coll. Cossmann extrêmement commune; Saucats (Lariej), route de Son. Pessac (Noës), coll. Bial-Neuville. Le Haillan, St-Médarden-Jalle (Gajac) Cabanac (Pouquet). Martillac (Breyra), La Brède (Moras inf**, Lassalle, tranchée du ch. de fer), Uzeste; St-Morillon, Bleynie, Chiret, Pinot; St-Selve (Baton-Durand), St-Avit, Corbieu, Lucbardez, coll. Degrange-Touzin. — Aquitanien.