Divaricelia (. Lucinella ) divaricata [Linné
var. rotundoparva Sacco. PL XXVIII, fig. 75-78.
Tellina divaricata Linn. Svst. nat., 20, X, p. 677.
Tellina digitaria Poli. Test. utr. Sic., I, p. 47, pl. XV, fig. 25. Lucina comfnutata Phil. Enum. Moll. Sic., I, p. 32, pl. III, fig. 15. Lucina divaricata Ag. lcon. coq. tert., p. 63.
Loripes divaricatus Wood. Crag. Moll., II, p. 137, pl. XII, fig 4. Lucina commutata d’Orb. Prod., III, p. 183, 2~e ét., n° 2341. Lucina divaricata Hidalgo. Moll. Mar. Esp., p. 147, pl. LXXIY, Lucina syrtica Ben. Tortonien Gironde, p. S (nom. nucl.).
Lucina ( Divaricclta ) syrtica Ben. in Degr.-Touz. Orthez (A. S.L. B.
XL Vil), p. 418.
Divaricclla divaricata B. D. D. Moll. Rouss., II, p. 629, pl. XC,
fig. 1-7.
var. rotundoparva Sacco. I Moll. terz. Piem , XXIX, p. 99, pl. XXIX, fig. 14-15.
— var. rotundoparva Dollf. Cott. Plioc. Tage,
p. 36, pl. III, fig. 25-26 et 27-29.
Test assez mince. Taille petite; forme convexe, arrondie, un peu inéquilatérale; côté antérieur subanguleux vers le haut, un peu plus court que le côté postérieur qui est plus régulièrement arqué ; bord palléal en arc de cercle raccordé avec les contours latéraux; crochets assez saillants, prosogyres, situés un peu en arrière de la ligne médiane; bord supérieur excavé en avant, déclive et rectiligne en arrière du crochet. Lunule assez large, courte, très profonde, lisse, extérieurement limitée par une arête; surface dorsale bombée, non déprimée à l'arrière mais vers le bord lunulaire, ornée de stries divergentes assez écartées pour la taille des valves, dont l’inflexion largement arquée se fait presque sur le milieu de la région dorsale.
Charnière peu épaisse, faiblement échancrée en arrière : 3a, 3& assez minces et divergentes; 2 épaisse, 4 1, plus petite; lamelles latérales presque équidistantes, bien marquées sur les deux valves; fossette ligamentaire profonde et oblique sous le bord, en arrière des cardinales; pas de nymphe. Impression du muscle antérieur brièvement digitée, assez large; bords crénelés sur toute l’étendue des valves.
Dim. Diamètres : G, S mill.; épaisseur des deux valves : 5 mill.
Rapp. et diff. — Ainsi que nous avons pu nous en assurer par l'examen des spécimens de la coll. Benoist, c’est la forme que cet auteur avait désignée, dans son étude sur le gisement de Largileyre (1. c.), sous le nom Lucina syrlica, nom repris par M. Degrange-Touzin, mais qui — n’ayant été accompagné d'aucune description ni figuration — ne peut prévaloir contre celui donné plus tard par M. Sacco.
Il est intéressant de constater que cette forme du Pliocène descend jusque dans l'Helvétien de l'Aquitaine, tandis que D. ornata ne s’y montre pas; MM. Dollfus et Cotter avaient constaté le même fait dans le Portugal. La séparation de la variété rotundoparva est d'ailleurs bien justifiée : malgré la variabilité de la coquille vivante, le fossile helvétien présente une forme toujours plus convexe et plus orbiculaire, et les stries de la surface dorsale sont certainement plus écartées ; toutefois, on n’aperçoit aucune différence dans les charnières. Dans ces conditions, il ne paraît pas y avoir de motifs pour transformer cette variété en une mutation distincte, d’autant plus que les spécimens nombreux du Pleistocène de Palerme et de Biot (coll. Cossmann) sont tantôt arrondis comme la var. rotundoparva, tantôt inéquilatéraux comme les échantillons actuels des côtes de la Sicile : seules, la convexité moindre et la finesse des stries divariquées distinguent ces spécimens pleistocéniques de nos valves helvétiennes. Au contraire, les valves de l’Astien du Piémont, figurées par M. Sacco, ont les stries écartées comme nos échantillons de Salles, mais leur contour se rapproche davantage de celui des spécimens actuels. Enfin, parmi les échantillons du Pliocène du Portugal, figurés par MM. Dollfus et Cotter, celui de Nadadoiro est subtronqué en arrière, et ceux de Negreiro sont plus arrondis. De ces variations, on peut conclure en définitive que L. divaricata commence à apparaître dans l’Helvétien de l’Aquitaine, avec une convexité et un écartement de stries qui tendent à diminuer actuellement, tandis que la taille moyenne de la coquille s’accroît sensiblement. Ces conclusions sont confirmées par l’examen des spécimens (coll. Cossmann) : de Ciurana (Tortonien de Catalogne), Cannes (Astien), Castrocaro (Messinien), qui sont des D. rotundoparva, tandis que ceux de Monte-Mario sont de vrais divaricata et que ceux du Saharien d'Egypte appartiennent à une autre variété à forte charnière.
Localités. — Salles (Largileyre'), peu rare; plésiotypes (PI. XXVIII, fig. 75-78), coll. Cossmann; coll Benoist ; coll. Dumas. Salles (Le Minoy), coll. Cossmann; (Min Débat), coll. Bial-Neuville. Pa?-en, Sallespisse, Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. — llelvétien.