‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 36 sur 350 · Gastrochæna Hærnesi Benoist. PI. Il, fig · texte numérisé non relu

Gastrochæna Hærnesi Benoist. PI. Il, fig

1873. G. dubia Benoist ( non Pennanl). Cat. Saucats, p. 15.

1877. G. Hærnesi Benoist. Monogr. Tubic., p. 314, pl. XIX, fig. 9-11.

Test mince. Taille moyenne ou assez grande; forme ovale, oblongue, convexe et contournée, très inéquilalérale; côté antérieur excessivement court, atténué, mais non pointu; côté postérieur plus élargi, régulièrement elliptique; contour palléal faiblement sinueux et fortement bâillant en avant; contour supérieur incurvé en arc de cercle à grand rayon; crochets

médiocrement gonflés, <i peine saillants, opposés, situés presque à l’extrémité antérieure. Surface dorsale divisée inégalement par une dépression rayonnante et sinueuse qui est très peu marquée vers les crochets et qui s’accentue davantage vers le bord palléal; la région antérieure ne porte que des stries d’accroissements irrégulières et subfibreuses; sur la région postérieure, plus étroite et limitée par la dépression, les accroissements deviennent plus serrés, pliciformes et sublamelleux. Bord cardinal édenté, mineé, légèrement curviligne. Impressions musculaires peu distinctes; sinus grand, peu visible.

Dim. Diamètre bucco anal : 12 mill . ; diamètre umbonopalléal : 6 mill. 1/2; épaisseur des deux valves : 6 ou 7 mill.

Rapp. et difF. — C’est avec juste raison que Benoist a séparé cette espèce de G. dubia auquel il l’avait d’abord rapportée; nous l’avons comparée à des spécimens de l’Astien de Cannes et à ceux de l’Helvétien du Béarn qui représentent bien la forme typique à l’état fossile, et nous avons constaté que ces derniers sont sensiblement plus étroits et plus allongés; en outre, leur contour palléal est subanguleux à sa jonction avec le contour antérieur, tandis que le raccordement des deux contours est plus arrondi chez G. Hœrnesi-, d’autre part, G. dubia a le bord cardinal plus retroussé à l’extrémité antérieure, plus rectiligne sous le crochet et en arrière de celui-ci. Ces caractères différentiels, observés sur un certain nombre de spécimens, nous paraissent constants. Il y a lieu d’observer toutefois que les figures originales, lithographiées d’après les dessins de l’auteur, sont manifestement inexactes; elles représentent des valves beaucoup trop élargies en arrière, dont la largeur atteindrait les deux tiers de la longueur, tandis que c’est la moitié seulement d’après le texte; cette exagération était peut-être intentionnelle de la part du dessinateur, pour différencier d’une manière plus frappante les figures de G. Hœrnesi de celles de G. dubia qui sont au contraire un peu plus étroites que nature.

Dans l’Eocène, c’est surtout G. bipartita Wat., du Cuisien des environs de Paris, qui ressemble à G. Hœrnesi; mais l’espèce burdigalienne a le bord palléal plus sinueux, les crochets situés encore plus en avant, et la dépression dorsale moins profondément marquée.

Quant à G. Raulini Desh., du Stampien des environs de Paris, c’est une forme beaucoup plus élargie en arrière que G. Hœrnesi, et dont la dépression dorsale aboutit moins en arrière sur le bord palléal; le bord cardinal de la coquille stampienne nous paraît aussi plus rectiligne. Au contraire, G. simplex v. Kœn., du Tongrien de l’Allemagne du Nord, a la plus grande

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