‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 35 sur 350 · Gastrochæna dubia (Pennant). PI. 11, fig · texte numérisé non relu

Gastrochæna dubia (Pennant). PI. 11, fig

1777. Mya dubia Penn. Zool. Brit. , IV, p. 82, pl. XLIV, fig. 19.

1831. Gastrochæna cuneiformis Lamk. in Bronn. Ital. tert. gebild. , p. 86.

1852. Gastrochæna dubia d’Orb. Prob., III, p. 179, n° 279, 27e ét.

1859. — Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 5, pl. I, fig. 4.

1881. — Font. Moll, plioc. Rhône, p. 4.

1894. — Degr.-Touz. Elude prélim. coq. foss. Orthez

(Actes. Soc. Lin. Bord., vol. XLVIII), p. 417.

1901. — Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 51, pl. XIII,

fig. 27-35.

Taille moyenne; forme oblongue, assez étroite, convexe et gauchie, très inéquilalérale, fortement bâillante en avant; côté antérieur très, court, atténué, subanguleux à sa jonction avec la sinuosité du contour palléal ; extrémité postérieure longue, ovale, peu élargie; crochets antérieurs petits, presque sans saillie sur le bord supérieur qui est un peu déclive en avant et presque rectiligne en arrière. Surface dorsale à peine déprimée,

couverte de plis d’accroissement assez rugueux, surtout vers le bord palléal. Bord cardinal édenté, épaissi et retroussé en avant du crochet.

Dim. Diamètre bucco-anal : 14 mil 1 . ; diamètre perpendiculaire au précédent : 6 mill.

Rapp. et diff. — Il ne nous paraît pas possible de séparer les échantillons recueillis dans l’Helvétien du Béarn de ceux de la Méditerranée, notamment du Roussillon, figurés par MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus ; ils ont la même forme étroite et peu sinueuse sur le dos, avec un angle assez marqué à la jonction du contour palléal et de l’extrémité antérieure, sans qu’il y ait cependant l’apparence d’aucun bec aigu. C’est également la forme des spécimens de l’Helvétien et du Tortonien du Piémont figurés par M. Sacco. Comme on le verra ci-après, cette espèce — encore actuellement vivante — n’a réellement apparu qu’à dater du Miocène moyen (Helvétien) : les citations qui ont été faites de G. dubia dans l’Oligocène sont vraisemblablement basées sur des déterminations peu sûres, d’autant plus qu’il est très facile de confondre cette espèce avec la suivante qui ne s’en distingue que par des caractères très fugitifs, quoique parfaitement constants. Les proportions des valves dépendent beaucoup de l’angle sous lequel on les observe quand on en prend les mesures ; les valves isolées étant très gauchies ne reposent pas naturellement sur une sur-' face plane dans la position qui convient pour les soumettre à l’objectif photographique, et il en résulte souvent une déformation artificielle des figures, surtout de celles qui ont été lithographiées par des artistes non conchyliologues.

Localités. — Salies-de-Béarn, un individu bivalve (PI. II, fig. 41-42), coll. Degrange-Touzin ; Salles (Moulin Débat), coll; Peyrot. — Helvétien.

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