‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 46 sur 350 · Corbula Basteroti Hœrnes. PI. II, fig · texte numérisé non relu

Corbula Basteroti Hœrnes. PI. II, fig

1825. C. striata Bast. Mém. géol. env. Bord., p. 93 (non Walk.).

1838. — Grat. Cat. Gironde, p. 67 ( non Lamk.).

1859. C. Basteroti Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 39, pi. III, fig. 10.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 22, n. 26.

1900. — Ivolas et Peyr. Contrib. faluns Touraine, p. 104.

1902. Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 79, pi. III, fig. 28-36.

Test médiocrement épais. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme peu convexe, ovale-oblongue, presque équivalve, un peu inéquilatérale; côté antérieur ovale, côté postérieur aigu et subtronqué; bord palléal faiblement arqué, faisant un angle aigu avec la troncature anale, et se raccordant avec le contour buccal par un arc de cercle; crochets petits, peu gonflés, prosogyres, situés à peu près au milieu de la longueur des valves. Surface dorsale peu bombée, séparée de la région anale par une petite arête rayonnante et incurvée; l’ensemble est couvert de stries régulières et assez serrées qui persistent sur la région anale. Charnière comportant : sur la valve droite, une grosse dent en crochet, très saillante, contiguë à une profonde fossette ligamentaire, avec des rainures latérales suf touie l'étendue du bord supérieur; sur la valve gauche, un cuilleron médiocrement proéminent avec une petite protubérance posléîieure, et une fossette antérieure pour recevoir la dent de la valve opposée. Impressions musculaires grandes et bien gravées,

surtout la postérieure; ligne palléale écartée du bord, non sinueuse en arrière.

Dim. Diamètre antéro-postérieur: 10 miil.; diamètre umbonopalléal : 6,5 miil.

Rapp. et diff. — Les individus du Bordelais répondent bien à la diagnose et aux figures de Uœrnes, ainsi qu’à celles publiées par MM. Dollfus et Dautzenberg pour les spécimens de la Touraine. On distingue très facilement cette espèce de C. carinata : non seulement par ses sillons beaucoup plus fins, mais aussi par ses valves moins inégales, par son arête moins saillante que la carène anale de C. carinata ; en outre, le bord palléal est moins arqué, la forme est plus équilatérale que celle de la mut. Hœrnesi dont les lamelles postérieures sont bien plus écartées; d’autre part, C. Hœrnesi montre une tendance à la formation d’un bec tronqué qui n’existe pas chez C. Basteroti qui a pour ancêtre évident C. Lamarcki Desh., du Calcaire grossier des environs de Paris.

L’un de nous possède des spécimens du Tortonien de la Grenatière (Hérault) qui sont encore plus équivalves, un peu moins inéquilatéraux et plus transverses que ceux que l’on vient de décrire et que ceux de la Touraine ou du Bassin de Vienne. Ils représentent une mutation plus récente à laquelle on pourrait attribuer le nom Miqueli Cossm. (PL II, fig. 77-79).

Localités. — Mérignac, assez commune (PI. II, fig. 69-72), coll. Cossmann; Saint-Avit. — Aqiailanlcn.

Peyrehorade (Landes) : var. à stries excessivement fines, mais identique au type par sa forme générale et par la position submédiaire des crochets, coll. Raulin à l’Ecole des Mines.

Sallespisse (Basses-Pyrénées), coll. Degrange-Touzin, rare. — Helvétlcn.

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