Corbula revoluta [Brocchi], mut. avitensis nov. mut
Pl. II, fig. 84-85.
Test mince. Taille petite; forme comprimée, subrhomboïdale, transverse, inéquilatérale, presque équivalve; côté antérieur court, ovale; côté postérieur plus allongé, obliquement tronqué ; bord palléal à peine arqué, presque rectiligne, faisant un angle aigu avec la troncature anale, raccordé par un arc de cercle avec le contour buccal ; crochet petit, peu gonflé et peu saillant, prosogyre, situé aux deux cinquièmes de la longueur, du côlé antérieur; bord supérieur déclive de part et d’autre du crochet. Surface dorsale peu bombée, partagée en arrière par une carène presque rectiligne qui limite l’aire anale élroile et un peu excavée; ornementation composée de grosses rides d’accroissement, séparées par des sillons étroits et ne se prolongeant guère
au delà de la carène anale. Charnière de la valve gauche munie d’un très petit cuilleron peu saillant et contigu à une fossette antérieure, largement ouverte, mais peu profonde. Impressions musculaires très grandes, mais obtuses; impression palléale écartée du bord, non sinueuse.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 7 mil 1 . ; diamètre umbonopalléal : 5 mil 1 .
Rapp et diff. — Cette espèce appartient à un groupe très différent de la forme typique du G. Corbula (C. sulcata)-, les valves sont presque égales, ce qui semble indiquer que l’animal ne vivait pas couclié sur la valve droite; elles sont assez inéquilatérales, le côté antérieur étant notablement plus court que chez C. carinata; d’autre part, les rides sont plus épaisses, séparées par des sillons plus écartés et elles ne franchissent la carène anale que sous la forme de plis beaucoup plus atténués; la charnière semble aussi moins puissante que celle de C. carinata.
Ce n’est pas sans hésitation que nous rapportons les rares spécimens de Sainl-Avit à cette espèce répandue dans le Miocène moyen : ils ont en effet l’aspect extérieur de C. aulacophora Morlet, du Barton ien des environs de Paris, quoique ce dernier ait les crochets encore plus antérieurs; tandis que C. revoluta de Touraine est sensiblement plus élevé pour la même longueur. On peut admettre que c’est une mutation ancestrale à laquelle nous attribuons la dénomination avitensis ; la forme citée à la Sime par Benoist représente le véritable C. revoluta, ainsi qu’on l’a vu ci-dessus. Cette mutation relie, par suite, les formes bartoniennes à celles de l’Helvétien.
Localités. — Saint- Avit, rare; valve gauche (PL II, fig. 84-8h), coll. Cossmann; Saint-Morillon, coll. de la Sorbonne. — Aquilanfcn