Corbula Raulini, non. sp. PI. II, fig
Test peu épais. Taille assez petite; forme peu iuéquivalve, oblongue-transverse, subrhomboïdale, médiocrement convexe, très inéquilatérale; côté antérieur court, ovale-arrondi; côté postérieur deux fois plus allongé que l’autre, obliquement tronqué, à contour presque rectiligne; bord palléal presque reeliligne, surtout sur la valve gauche, se raccordant par un arc de cercle avec le contour buccal, et aboutissant presque orthogonalement, par une courbe légèrement arquée, sur le contour de
la troncature anale; crochets petits quoique un peu gonflés et saillants, fortement inclinés en avant, situés presque au quart de la longueur de la valve, du côté antérieur; bord supérieur liés déclive et un peu excavé en avant du crochet, rectiligne et faiblement déclive en arrière. Surface dorsale à peine bombée au milieu, munie en arrière d’un angle rayonnant et un peu contourné, qui sépare la région anale excavée jusqu’à un bourrelet arrondi et contigu au corselet; ornementation composée de nombreux sillons d’accroissement, très tins sur la région des crochets, un peu plus espacés sur le bord palléal où ils séparent des rides plus grossières; celles-ci deviennent un peu plus lamelleuses au delà de l’angle, sur la région anale où elles se resserrent davantage. Charnière très peu développée, ne comportant qu’une dent cardinale en croc sur la valve droite, pas tout à fait sous le crochet, et sur la valve gauche, un cuilleron à peine saillant et bilobé, presque confondu avec le bord supérieur, en arrière de l'échancrure située sous le crochet pour la réception de la dent opposée. Impression palléale écartée du bord et rejoignant celle du muscle postérieur, sans aucune trace de sinus ni même de crochet; impression du muscle antérieur grande et ovale.
Dim. Diamètre antéro postérieur : 10 rnill.; diamètre umbonopalléal : 6 mill.
Rapp. et diff. — Voici une forme bien distincte de C. revoluta Br., et caractérisée par son galbe beaucoup plus étroit comme aussi par son ornementation bien plus fine, enfin par ses crochets situés notablement plus en avant. A ce triple point de vue, elle s’écarte encore davantage de la mut. avitensis précédemment décrite, et ces différences semblent présenter une constance suffisante pour que nous en concluions qu’il ne s’agit pas d’une simple variété, mais d’une espèce complètement distincte, localisée dans les Landes.
Parmi les variétés de C. revoluta, décrites par M. Sacco dans sa Monographie du Tertiaire du Piémont, celle qui s’en rapproche le plus par sa fine ornementation est la var. sublævis Cocconi, du Tortonien; mais celle-ci a le crochet placé beaucoup moins en avant que chez C. Raulini; d’autre part, la var. neglecta Mich., du Tongrien, qui a presque la même forme et la même ornementation, paraît, autant que l’on peut en juger par les figures
très médiocres de la PL IX (fîg. 30, 37), beaucoup moins carénée du côté anal, avec des crochets moins antérieurs.
C. pixidicula Desh., qui est du même groupe, dans le Bassin de Paris, est plus aplatie, moins finement ornée et moins étroite.
Localités. — Peyrehorade (Peyrère, Landes), quatre valves (PI. Il, fig. 73-76), coll. Raulin, à l’Ecole des Mines. — Helwéticn.