‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 51 sur 350 · Corbula (Agina) gibba [Olivi] . PI. II, fîg · texte numérisé non relu

Corbula (Agina) gibba [Olivi] . PI. II, fîg

et PI. V, fîg. 22.

1792. Tellina gibba Olivi. Zool. Adriat., p. 101.

1803. Mya inæquivalvis Montg. Test, brit., p. 38, pl. XXVI, fig. 7.

1814. Tellina gibba Br. Conclu subap., p. 517.

1818. Corbula nucléus Lie. An. s. vert., V, p. 496.

1827. Corbula rotundata Sow. Min. Conch., pl. 572, fig. 4.

1835. Corbula bicostata Nyst. Foss. d’Anvers, p. 4, pl. I, fig. 10.

1835. Corbula planulata Nyst. Ibid., p. 40, pl. I, fig. 11.

1837. Corbula volhynica Puscli. Pol. Palæont., p. 80, 184, pl. VIII, fig. 10.

1838. Corbula nucléus Grat. Cat. Gir., p. 67.

1844. Corbula gibba Nyst. Desc. coq. foss. Belg., p. 65, pl. III, fig. 3.

1844. Corbula plamdata Nyst. Ibid., p. 68, pl. II, fig. 4.

1848. Corbula striata (Walker) Desh. Explor. Algérie, I, p. 231, pl. XX,

fig. 1-8.

1859. Corbula gibba Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 34, pl. III, fig. 7.

1873. — Renoist. Cat. Saucats, p. 22, n. 24 [ex parte min.).

1878. Corbida nucléus Benoist. Et. Tort. Gir., p. 3.

1879. Corbula gibba Font. Moll, plioc., II, p. 16, pl. I, fig. 16-19.

1881. Corbula striata Nyst. Scald., p. 237, pl. XXVI, fig. 2a-2g.

1886. Corbula gibba Dollf. Dautz. Etude prélim., p. 5.

1887. — Lorié. Contrib. géol. Pays-Bas, p. 121, pl. VL fig. 21-22. 1894. Corbida striata. Degr.-Touz. Et. prélim. foss. Orthez, p. 417.

1896. Corbula gibba. Bucq. Dautz. Dollf. Moll. Rouss., II, p. 578,

pl. LXXXV, fig. 1-6.

1897. — Raulin. Stat. géol. Landes, p. 338 et 342.

1899. — Sokolow. Schicht. Venus konkensis, p. 28, pl. III,

fig. 4-17.

1901. Corbula (Agina) gibba. Dollf. Dautz. Nouv. list. Tour., p. 8.

1901. — Sacco. I Moll. terz. Piern., XXIX, p. 34,

pl. IX, fig. 1-4.

1902. Corbula ( Agina) gibba. Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 82,

pl. III, fig. 43-46.

Test épais. Taille petite; forme globuleuse; très inéquivalve, à peu près équilatérale, dépourvue de bec ou de troncature du côté anal; bord palléal arqué, se raccordant par des arcs de cercle réguliers avec les contours latéraux ; crochets très gonflés, opposés, presque médians; bord supérieur déclive de part et d’autre du crochet. Surface dorsale à peu près lisse vers le crochet de la valve supérieure, puis ornée de rides concentriques, de plus en plus grossières à mesure qu’on approche du bord palléal; elles s’atténuent sur la région anale et un peu déprimée, qui est limitée par un angle extrêmement obtus ; la valve gauche ou supérieure ne porte de stries que dans le jeune âge et elle est lisse, quoique terne à une certaine distance du crochet, avec quelques traces de rayons; elle est plus trigone que la valve droite. Charnière comportant : sur la valve droite, une forte dent 3a qui se redresse sur la pointe du crochet, une fossette profonde et une faible lamelle postérieure (P I); sur la valve gauche, un cuilleron bilobé, en avant duquel est la fossette de la dent opposée, puis une dent antérieure, confondue avec le bord cardinal. Impressions musculaires grandes, l’antérieure plus étroite que la postérieure qui est largement arrondie; sinus large, formant un arc de cercle qui relie l’impression du muscle à l’impression palléale écartée du bord; sur la valve droite, on voit, en outre, la trace très profonde de la valve gauche.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 9 rfiill.; diamètre umbonopalléal : 7 mill . ; épaisseur des deux valves réunies : 6 mil!.

Rapp. et diff. — Nous n’avons indiqué ci-dessus qu’une faible portion de la longue synonymie de cette espèce actuelle, complètement détaillée dans l’ouvrage de MM. Dollfus et Dautzenberg sur les faluns de la Touraine ; nous nous sommes plus spécialement attachés aux formes fossiles, parmi lesquelles il n’y a pas moins de quatre noms à éliminer comme synonymes de gibba. Les auteurs précités ont ajouté encore à cette synonymie, avec un point de doute dans le texte : C. rugosa Dub. (non Lk.), C. pisum Pusch ( non Sow.), C. elliptica Andrz., sur lesquelles nous n’avons pas de renseignements. Ils ont fait, en outre, ressortir que C. theodisca Hilber est plus C. et P. 14

transverse et ornée de sillons moins rugueux; que C. sulcifera Ilislop, de l’Inde, est très voisin de C. gibba ; qu’il y a de nombreux passages de la forme typique aux var. curta Locard, rosea Brown, pseudolævis Sacco, et que, dans ces conditions, il n’est pas possible de limiter trop étroitement l’espèce en question. Ce que nous pouvons affirmer, c’est que les spécimens de Saubrigues appartiennent à la forme typique (1).

C’est surtout à C. pisum Sow. qu’il y a lieu de comparer C. gibba : or l’espèce bartonienne a des rides plus écartées et plus grossières qui se dédoublent subitement sur la région anale, tandis qu’elles s’atténuent seulement en se resserrant chez C. gibba Quant à C. subpisum, de l’Oligocène, sa valve gauche est plus trigone et plus élevée que celle de l’espèce néogénique et actuelle qui n’a commencé à apparaître qu’à dater de l’Helvétien.

La valve droite, très épaisse, se décortique parfois, de sorte que la surface prend l’aspect lisse; la valve gauche, plus fragile, se rencontre beaucoup plus rarement dans la plupart des gisements où l’autre valve est commune.

Localités. — Saubrigues, commune, plésiotypes (PI. II, fig. 98-101 ; et PI. V, fig. 22), col!. Dumas; Saint-Jean-de-Marsacq (fide Raulin). — Tortonicn.

Peyrehorade, rare, coll. Raulin, à l’Ecole des Mines; Salles (Largileyre), coll. Benoist; La Sime (fide Benoist); Souars (le Paren), coll. Peyrot, coll. Degrange-Touzin. — Ilelvctieu.

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