Corbulomya (Lenlulium) aquitanica [Mayer]. Pl. III
fig. 3.
1858. Corbula Aquitanica Mayer. Journ. Conch., t. VII, p. 73, pl. III, fig. 3.
1873. — Benoist. Cat. Saucats, App., p. 76, n° 25 bis.
Test un peu épais. Taille assez petite; forme sublrigone, subéquilalérale, médiocrement convexe, inéquivalve, la valve droite étant la plus grande; côté antérieur ovale, un peu plus court; côté postérieur plus acuminé, plus allongé, non tronqué,
contour palléa! régulièrement arqué; bord supérieur presque également déclive de part et d’autre du crochet qui est petit, gonflé, quoique peu saillant, très faiblement opislhogyre. Surface dorsale lisse, brillante, quoique très finement striée par les accroissements; la valve gauche seule porte une dépression rayonnante du côté anal et limitée par un angle très obsolète. Charnière forte, comportant : sur la valve droite, une grosse dent pyramidale, séparée du bord antérieur par une étroite et profonde fossette oblique et adjacente en arrière à la fossette du ligament qui est très creuse et qui entaille légèrement le bord cardinal sous le crochet; sur la valve gauche, un cuilleron médiocre, divisé en deux par une protubérance médiane et séparé par une fossette triangulaire d’une lamelle antérieure qui ne fait presque aucune saillie sur le bord. Impressions musculaires arrondies, presque égales et équidistantes; sinus très court, se réduisant à un crochet h peine incurvé de la ligne palléale qui la relie à l’impression du muscle postérieur; ligne palléa le écartée du bord, ù ne pas confondre sur la valve droite avec une seconde ligne plus rapprochée qui marque la trace du bord de la valve gauche à l’intérieur de la droite.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 11,5 mill.; diamètre umbono-palléal : 7,5 mill. (mesures prises sur la valve droite, l’autre est plus étroite pour une même longueur).
Rapp. et diff. — Il est intéressant de trouver, à la base du Miocène, un réprésentant de ce Sous-Genre qui n’avait pas encore été signalé dans les couches néogéniques où l’on ne connaissait, jusqu’à présent, que Corbulomya s. str.
D’après les spécimens que nous avons sous les yeux, C. mediterranea Costa, de la Méditerranée, est une coquille encore plus équilatérale, plus équivalve, et les deux valves possèdent une dépression anale bien visible, tandis que c’est seulement sur la valve gauche qu’on en observe chez C. aquitanica.
D’autre part, si l’on compare l’espèce de Saint-Avit avec ses ancêtres de l’Eocène et de l’Oligocène, on trouve que : C. Chciallieri Desh. (Barlonien) est plus transverse, moins élevée, plus nettement tronquée à l’arrière; C. pitllus Desh. (Cuisien) est deux fois plus élevée, plus courte, avec une carène anale à la valve droite; C. seminuhm Desh. (Cuisien) est plus allon-
gée, inéquilatérale; C. antiqua Desh. (Thanétien) est plus élevée, plus large et plus tronquée en arrière; C. iriangula Nyst (Tongrien) est plus élevée, plus fortement sillonnée; C. Nysti Desh. (Stampien) a presque la même forme, mais sa convexité est beaucoup moindre et ses crochets sont tout à fait au milieu.
En résumé, C. aquitanica caractérise bien l’Aquitanien et son nom paraît bien choisi.
Localités. — Saint-Avit, très commune, néotypes (PI. III, fig. 7-11), coll. Cossmann ; Luebardez (Min de Carreau); Cabanac (Pouquet); Saint- Selve (Raton-Durand), coll. Degrange-Touzin ; Saucats (Lariey), fuie Benoist.
— Aqnitanlen.