Corbulomya burdigalensis Benoist. PI. III, fig
1838. Corbula complanata Grat. Cat. zool. Gir. ( non Desh. nec Sow.).
1873. Corbulomya burdigalensis Benoist. Cat. Saucats, p. 21, n° 21.
Test peu épais, souvent corrodé. Taille moyenne; forme aplatie, oblongue, inéquilatérale, inéquivalve, la valve droite étant la plus grande; côté antérieur plus allongé, ovale, un peu atténué à l’extrémité; côté postérieur court, subrostré et tronqué obliquement par un contour rectiligne ; bord palléal à peine arqué, faisant un angle arrondi à sa jonction avec le contour de la troncature anale; crochets petits, peu gonflés, opisthogyres, situés au tiers de la longueur de la valve, du côté postérieur; bord supérieur déclive et peu convexe en avant du crochet, un peu arqué en arrière. Surface dorsale souvent décortiquée au milieu, plus qu’aux extrémités, et laissant alors soupçonner l’existence de fines stries rayonnantes, très obsolètes; une large dépression rayonnante, limitée par un angle arrondi, part du crochet et aboutit à la troncature anale : elle est plus visible sur la valve gauche que sur la droite. Charnière composée : sur la valve droite, d’une dent épaisse et oblique, dirigée vers l'avant, contiguë à une fossette ligamentaire qui échaucre la pointe du crochet; sur la valve gauche, d’uu large cuilleron en éventail, redressé perpendiculairement à la commissure des valves et muni de deux protubérances sur son bord libre ; une étroite fossette adjacente, du côté antérieur, reçoit la dent de
la valve opposée, et de l’autre côté de cette fossette, il existe une lamelle sublatérale à laquelle correspond, sur la valve droite, une rainure longitudinale, contre le bord antéro-supérieur. Impressions musculaires inégales et inéquidislantes, l’antérieure très allongée; impression palléale très écartée du bord, plus, distante en avant qu’en arrière, échancrée par un court sinus qui la relie à l’impression de l’adducteur postérieur.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 18 ni i 1 1 . ; diamètre umbonopalléal : 8 mil 1 .
Rapp. et diff. — Cette espèce ne peut se confondre avec C. turonensis Cossm., de l’Helvétien, figurée pour la première fois par MM. Dollfus et Dautzenberg sous le nom C. turonica, mais non décrite en détail, dans leur Monographie précitée (p. 86, pl. III, fig. 47-56); ces auteurs ont établi avec juste raison une var. robusta qui pourrait bien, à cause de sa dent tout à fait différente, passer pour une espèce distincte, et qui est encore plus différente de C. burdigalensis par sa forme bien plus élevée; C. turonensis s. str. est plus trigone, moins nettement tronqué en arrière que l’espèce du Bordelais. Si l’on compare C. burdigalensis avec C. subcomplanata d’Orb., du Barlonien des environs de Paris, on remarque que la valve droite de la première est plus allongée et que sa dent est plus oblique; la valve gauche est plus nettement tronquée que chez l'espèce bartonienne, avec un bord palléal plus arqué.
L’espèce oligocénique du Stampien des environs de Paris, C. Morleti Stan. Meun., a une forme plus trapézoïdale et de forts plis d’accroissement.
Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), peu commune (Pl. III, fig. 1-4), coll. Cossmann, coll. de la Sorbonne; Cestas, coll. Bial, col 1 . Duvergier, coll. Degrange-Touzin, rare. — llurdigalien.