C. et P
Ce Genre se distingue de Cyrtodaria Daudin — auquel Lamarck a ensuite (1901) appliqué par erreur le nom Glycymèris — non seulement par sa forme beaucoup moins inéquilatérale, mais encore par sa dent cardinale qui fait défaut chez Cyrtodaria, enfin par son sinus beaucoup plus profond.
On signale de vraies Panopées à la base des terrains tertiaires; mais il ne paraît pas prouvé que ce Genre ait réellement existé dans le Crétaeique, comme le mentionne le Manuel de Zittel : Fischer pensait qu’il s’agissait, à cette époque, d ' Arcomya ou de Grcsslya. En tous cas, les premières formes de l’Eocène ou de l’Oligocène n’atteignent pas, à beaucoup près, la taille qu’atteignent celles du Miocène et du Pliocène.
Dans une note récente sur les « Lamellibranches cavicoles ou Desmodontes » (1), M. H. Douvillé a étudié la charnière de Panopées ( Glycymèris ) et il a démontré qu'elle dérive de la charnière rudimentaire de Pleuromya-, seulement le test est porcellané au lieu d’être nacré.
Comme l’indique le schéma
ci-contre (reproduit d’après la fig. 3 de G. gcntilis Sow.), cette charnière comporte : sur la valve gauche, une dent 2, immédiatement contiguë au ligament; sur la valve droite, une dent 3, séparée du ligament par la fossette destinée à recevoir la dent 2. M. Douvillé a observé la même disposition chez G. regidaris d’Orb., du Turonien de Bourré, qui a d’ailleurs un sinus palléal presque nul.
Fig. 7. — Charnière de Glycymèris genlilis Sow.
o3. Glycymèris Mayeri nom. mut. PI. IV, fig. 36.
1870. Panopæa rediviva Mayer. Cat. Mus. Zurich, 4e cahier, pp. 19, 34
(ex parte, non P. zeelandica).
Test assez mince. Taille moyenne; forme oblongue, transverse, inéquilatérale, convexe, bâillante aux deux extrémités, les deux valves n’étant en contact que vers les crochets et sur la partie médiane du bord palléal; côté antérieur assez court largement arrondi; côté postérieur plus allongé, plus étroit,
(1) B. S. G. F. (4), l. Vil, p. 96, année 1907.
arrondi; crochets saillants, contigus, placés un peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur presque rectiligne; bord palléal rectiligne au milieu, se raccordant par des courbes régulières avec les contours latéraux, la courbe anale ayant un plus grand rayon que la courbe buccale. Surface ornée de plis d’accroissements irréguliers et assez saillants, formant des gradins de place en place. La charnière n’a pu être étudiée sur les exemplaires communiqués.
Dm. Diamètre antéro-postérieur : 80 ni i 1 1 . ; diamètre umbonopalléal : 42 mil 1 .
Rapp. et diff. — Nous sommes obligés de donner un nom nouveau à cette coquille, pour rectifier la double erreur commise par Mayer qui confondait l’espèce aquitanienne avec l’espèce actuelle de la Nouvelle Zélande, et qui — sans motif raisonnable — avait changé le nom de cette dernière en rediviva, dénomination qui doit disparaître comme synonyme de z eelandica.
Voisine de G. proxima Micb. (in Sacco, loc. cit., part, xxix, pl. XII, fig. 9), du Tongrien de la Ligurie, notre espèce paraît avoir le côté antérieur plus arrondi. On la distingue aisément de G. Menardi — qui lui succède dans le Burdigalien et l’Helvétien — par sa taille plus petite, par son côté antérieur plus long, moins subitement atténué, par son côté postérieur proportionnellement moins rétréci. Elle diffère enfin de G. angusta Nyst, du Crag de Belgique, en ce qu’elle est moins allongée, moins inéquilatérale, moins rétrécie du côté postérieur.
Mayer a prétendu que G. rediviva est assez commun aux environs de Bazas, toutefois nous n’en connaissons que deux exemplaires valvés et en assez mauvais état.
Localité. — Balizac, type figuré (Pl. IV, fig. 36), coll. Benoist au Mus. d’Hist. nat. de Bord.; un autre spécimen bivalve, coll. Degrange-Touzin —
Aqultanien.