Glycimeris cf. Rudolphi [Eichw.]. PI. III, fig
1830. Panopæa Rudolphii Eichw. Natürh. Skizze Lith. , p. 204.
1830. — Val. et Chenu. Illustr. Conch., p. 6, pl. X, fîg. 1.
1839. — Eichw. Letli. ross., III, p. 131, pl. VI, fîg. 12.
1870. — Mayer. Cat. Mus. Zurich, p. 25, 41.
Test relativement mince. Taille grande; forme oblongue, inéquilatérale, bâillante en avant et encore plus en arrière; côté antérieur arrondi, plus dilaté que le côté postérieur qui est obliquement tronqué; bord palléal formant une courbe régulière, à grand rayon; bord cardinal presque droit; crochets renflés, contigus situés à un peu plus du liers antérieur. Corselet étroit, peu long, limité par une rainure assez marquée. Surface extérieure gonflée au milieu, s’abaissant régulièrement vers le bord antérieur et vers la partie postérieure du bord cardinal; elle est couverte de plis d’accroissement irréguliers, très mar-
(1) Il existe dans la coll. Benoist (Mus. Hist. nat Bord.) une magnifique valve de l‘. Faujasi qui n’est malheureusement accompagnée d'aucune étiquette indiquant sa provenance. Bien que la coll. Benoist ne renferme que des fossiles de l’Aquitaine, nous ne croyons pas devoir, quant à présent, admettre l’existence, d’après ce spécimen incertain, de la coquille pliocénique dans nos gisements.
qués surtout sur la troncature du côté anal. Charnière en mauvais état sur la valve droite, complètement brisée sur la valve gauche; dent 3 contiguë à une fossette et à une nymphe épaisse et courte. Impressions musculaires bien marquées; l’antérieure très allongée et étroite, rapprochée du côté buccal, la postérieure irrégulièrement ellipsoïdale et un peu distante du côté anal, toutes deux placées très haut; impression palléale écartée du bord; sinus palléal assez profond, symétrique par rapport à un axe horizontal, arrondi à son extrémité, qui n’atteint pas l’aplomb du crochet.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 110 mill. ; diamètre
utnbono-palléal : 66 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 43 mill.
Rapp. et diff. — Dans les considérations qui accompagnent la diagnose de G. Menardi ( loc . cit., p. 30), Hœrnes avoue qu’il n’a réuni G. Rudolphi à l’espèce viennoise que parce qu’il ne le connaissait qu’à l’état de moule. D’autre part, dans son Catalogue du Musée de Zurich, Mayer a attribué le nom G. Rudolphi aux exemplaires qu’il avait recueillis à Salles, et c’est également cette dénomination que nous trouvons sur l’étiquette de la collection Benoist, pour les deux valves qu’il possédait de la même localité. Or, en comparant les dimensions de ces valves à celles de G. Menardi, on constate que leur hauteur dépasse de beaucoup la moitié de leur longueur, tandis qu’elle est loin de l’atteindre chez G. Menardi. D’autre part - et cette différence nous paraît encore plus importante — le sinus palléal n’atteint que les deux tiers de la distance entre l’aplomb du crochet et le contour anal, tandis qu’il s’avance jusqu’à l’aplomb du crochet chez P. Menardi. Dans ces conditions, il parait évident que le fossile de Salles n’appartient pas à la même espèce que celui de Saucats et de Léognan ; ce n’est pas sur la foi de Mayer seulement que nous le rapportons à G. Rudolphi, mais d’après la figure publiée par Eichwald, à laquelle notre plésiotype ressemble complètement, avec un sinus identique.
Localité. — Salles (gisement non indiqué par l’étiquette, mais le sable contenu dans la cavité umbonale est bien celui de Largileyre); deux valves opposées (PI. III, fig. 18-19), coll. Benoist, au Musée d’Hist. nat. de Bordeaux; même gisement, coll. Neuville et de Sacy. — llclvctien.
CYRTODARIA (1) Dâudin, 1799.
(— Glycymeris hamk. 1801, non 1799)
« Coquille équivalve, épaisse, calleuse, oblongue, transverse, Irès inéquilatérale (côté antérieur plus long que le postérieur), bâillante aux deux extrémités, revêtue d’un épiderme épais, débordant; crochets peu saillants, souvent érodés; plateau cardinal épais, calleux, sans dents; ligament extérieur, fort, porté sur des nymphes saillantes; impressions profondes; ligne palléale éloignée du bord de la coquille, et montrant en arrière une légère sinuosité ». G. -T. : Glycymeris siliqua Lamk.
Ce Genre se distingue de Glycymeris moins encore par sa forme et par la brièveté de son côté antérieur que par sa charnière édentée et que par l'absence presque complète de sinus palléal. Fischer, dont nous avons reproduit textuellement la diagnose ci-dessus, signale l’épaisseur du plateau cai’dinal : ce n’est pas, à proprement parler, un plateau supportant des dents, mais seulement un épaississement du bord cardinal, dans le prolongement de la nymphe; aussi classons-nous Cyrtoclaria dans le Sous-Ordre Adapedonta, dans la même Famille que Glycymeris dont la charnière est ici simplement atrophiée.