‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 71 sur 350 · Solen burdigalensis Desh. Pi. IV, fig · texte numérisé non relu

Solen burdigalensis Desh. Pi. IV, fig

182b. Solen vagina Bast. Mém. géol. env. de Bord., p. 96 ( non L.).

1832. — Des Moul. Note s. le G. Solen, p. 114.

1837. Solen siliquarius Desh. in Duj. Mém. Tour., p. 45 ( sine desc.).

1838. — Bronn. Leth. geogn., 2e éd., p. 978.

1838. Solen vagina Grat. Cat. Gir., p. 68.

1843. Solen burdigalensis Desli. Traité élém. Conclu, p. 104.

1852. Solen subvagina d’Orb. Prod., III, p. 97, no 1816.

1855. Solen burdigalensis Pict. Traité Pal., III, p. 354.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 17, n« 8.

1877. — Benoist. Mon. Solén., p. 324, pl. XXI, fig. 7-9.

1886. — Benoist. Foss. Saint-Avit, p. xlix.

1886. — Dollf. Dautz. Et. prélim., p. 4.

1897. — Raulin. Stat. géol. Landes, p. 299.

1901. Solen siliquarius Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélec. Tour., p. 4.

1902. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 63, pl. I,

lîg. 39-42.

<( Coquille équivalve, fortement inéquilatérale, à crochets à peine indiqués et antérieurs. Charnière composée, sur chaque valve, d’une seule dent forte, triangulaire, se terminant en

lamelle à son extrémité libre. Impressions musculaires fortes : l’antérieure longue, placée sous le crochet, se dirige obliquement vers l’extrémité postérieure et se termine alors en pointe; empreinte postérieure forte, rectangulaire, anguleuse à son angle supra-postérieur. Impression palléale parallèle au bord ventral, se terminant en pointe à chaque extrémité. Sinus palléal triangulaire ».

A celte diagnose, textuellement reproduite d’après Benoist, nous ajoutons ce qui suit, d’après les plésiolypes étudiés :

L’extrémité buccale est oblique et convexe, isolée du reste de la surface par une large et profonde dépression en avant de laquelle les accroissements deviennent lamelleux et presque crépus; dents 2 et 3 saillantes; fossettes larges et triangulaires, allongées sur la valve droite, rétrécies contre le bord sur la valve gauche; la nymphe, étroite et saillante, a la même longueur que l’impression du muscle antérieur; l’impression palléale est très écartée du bord; le sinus palléal, très court, est un peu arrondi à sa jonction avec cette impression.

Les fragments de LAquitanien paraissent plus étroits que la forme typique du Burdigalien, et leur sillon antérieur semble moins oblique.

Dim. Longueur ou diamètre antéro-postérieur : 125 mill. ; largeur ou diamètre umbono-palléal : 22 mill. ; épaisseur des deux valves : 12 mill.

Rapp. et diff. — Celte espèce ne peut évidemment ê tre confondue avec l'espèce vivante, S. vagina, car elle s’en distingue par son impression musculaire antérieure plus allongée, par sa troncature plus oblique, par son pli beaucoup plus profond, accentué par le retroussement du bord buccal, surtout par ses proportions plus larges. Ces différences étant bien établies, il reste à déterminer s’il y a une ou plusieurs formes fossiles dans les couches néogéniques de France et quel nom il y a lieu de leur donner. Or, d’après la planche du Mémoire de MM. Dollfus et Dautzenberg, sur laquelle le Soleil de l’Helvétien de la Touraine a été figuré pour la première fois, il n’y a pas de différences appréciables entre les fragments de cette région et les spécimens burdigaliens, signalés dès 1825 par Basterot; peutêtre le pli buccal est-il moins profondément rainuré, mais cela peut tenir à l’état d’usure de la surface; la forme de la troncature, la charnière

et les impressions paraissent identiques. Seulement, au lieu de reprendre le nom burdigalensis sous lequel l’espèce bordelaise a été figurée pour la première fois, en 1873, par Benoist, ces deux auteurs ont adopté le nom manuscrit de Deshayes (S. siliquarius), admis par Dujardin sans description et cité en synonymie par Benoist. Nous pensons que le choix de cette dénomination n’est pas conforme aux l'ègles correctes de nomenclature : entre deux noms sans description ni figure, on ne doit adopter le plus ancien que si l’autre n’a pas été ultérieurement figuré, ce qui est précisément le cas pour S. burdigalensis, tandis que S. siliquarius n’a été figuré qu’en 1902.

Nous laissons de côté les figures publiées par Hœrnes, en 1859, sous lé nom vagina, de même que les provenances pliocéniques signalées par M. Sacco en 1901 ; car il ne nous paraît nullement prouvé que ce soient des S. burdigalensis.

En ce qui concerne la forme tortonienne du Portugal, M. G. Dollfus l’a désignée en 1903-1904, dans le fascicule posthume de Péreira da Costa, sous le nom de var. lusitanensis parce qu’elle est manifestement plus large et plus courte que S. burdigalensis et surtout que S. vagina. Dans l’Eocène des environs de Paris, S. plagiaulax Cossm. a la troncature buccale plus arrondie, le sillon beaucoup plus oblique et plus écarté du bord que chez S. burdigalensis ; ses crochets sont situés moins en arrière.

Localités. — Pont-Pourquey, valve gauche (PI. IV, fig. 2), coll. de Sacy; Cestas, coll. de Sacy; St-Médard-en-Jalle, coll. Degrange-Touzin. — Bur- (ligalien. Assez commune.

Léognan (Le Thil), valve droite (fig. 3), coll. de Sacy; Saucats (Lariey), coll. Benoist au Mus. Hist. nat. Bord. ; La Brède (Lassalle, tranchée du chemin de fer) ; St-Selve (Raton-Durand); Martillac (Breyraj, coll. Degr. Touzin. — Aquitanlen.

Salles, rare, fide Benoist. — Klclvëtien,

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