Mactra (Spisula) lævigata Defr. PI. VI, fig
1824. Mactra lævigata Defr. Dict. Sc. nat., XXVII, p. 549.
1825. M. triangula Bast. Mém. géol. env. Bord., p. 94 ( non Ren.).
1838. — Grat. Cat. Gir., p. 65 (p. parte).
1852. M. subtriangula d’Orb. Prod., III, 26e ét., p. 100, n° 1868 (p. parle).
1868. M. triangula Des Moul. Fête 1 i n n . , p. 33 ( non Ren.).
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 26, n° 36 (p. parte max.).
1897. M. subtriangula Raulin. Stat. géol. Landes, p. 294, 296, 299 (p. parte).
Test peu épais. Taille assez petite; forme sublrigone, quoique un peu coudée en arrière, très peu convexe, subéquilatérale; côté antérieur ovale atténué ou faiblement subanguleux à la jonction du contour supérieur avec la courbe de raccordement du bord palléal; côté postérieur plus nettement anguleux à la jonction symétrique, rectiligne et subtronqué jusqu’à la jonction arquée avec le contour supéro-anal ; bord palléal médiocrement convexe; crochets petits, peu saillants, à peine prosogyres, situés presque sur la ligne médiane ou à peine en avant de celte ligne; bord supérieur un peu convexe, mais plus coudé en arrière qu’en avant du crochet. Surface dorsale très peu bombée, entièrement lisse; lunule et corselet excavés, limités par des angles émoussés et munis de sillons réguliers sur la moitié environ de la région comprise entre l’angle et le bord supérieur.
Charnière étroite et peu épaisse, comportant ; sur la valve droite, 3„, 3* coudées à 60°, occupant toute la hauteur du plateau cardinal, une fossette trigone et superficielle, confondue avec l’attache du ligament, deux paires de lamelles I et III, les inférieures (I) crénelées sur leur face interne, 3a bien nettement séparée de AI; sur la valve gauche, 2a,2i presque orthogonales et très courtes, et deux lamelles II crénelées sur leurs deux
faces; sur chaque valve, le bord supéro-antérieur forme sous le crochet un très petit éperon saillant au-dessus de la fossette
du cartilage. Impressions peu visibles; sinus palléal court et ovale.
Djm. Diamètre antéro-postérieur : 14 mi 1 1 . ; diamètre umbonopalléal : 10 mil!.
Rapp. et diff. — [.a description originale de Defrance s’applique à des spécimens de Léognan, tandis que d’Orbigny, dans le Prodrome, a confondu sous le nom subtriangula les formes du Burdigalien et de l’Helvétien : c’est donc le nom lævigata Defr. qu’il faut reprendre. Or la coquille burdigalienne se distingue de celle de l’Helvétien (déjà peu pareille à la forme vivantdans la Méditerranée), non seulement par son galbe moins transverse, à contour moins coudé en arrière du crochet, par l’absence de sillons concentriques sur la surface dorsale, mais encore par les détails de sa charnière dont le plateau est beaucoup plus étroit, 3« et 2* formant un triangle isocèle au lieu de rectangle, et les lamelles latérales I et II non situées dans le prolongement de 3<i 2a. Il suffît d’examiner un peu attentivement des séries d’échantillons provenant des deux bassins (Aquitaine et Touraine) pour être surpris qu’on les ait confondus jusqu’à présent (sauf Defrance et Iîaulin) en une même espèce.
D’autre part, si l'on compare M. lævigata à AI. nucleiformis Mayer de notre collection (coll. Peyrot), on trouve que celle-ci est plus courte et plus élevée, avec une forme nettement triangulaire et un peu inéquilatérale, le côté postérieur étant au contraire le plus court et avec une convexité des valves beaucoup plus grande; d’ailleurs, AI. nucleiformis ne possède pas de stries sur la lunule ni sur le corselet.
Localités. — Saucats (M. de l’Eglise), commune, types figurés (PI. VI, fig. 8-11), coll. Cossmann; répandue dans tous les gisements du même niveau, notamment à Léognan (Coquillat, Carrère, etc.) ; Mainot à Saint- Paul-les-Dax, coll. Peyrot. — Curillgalicn.